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Mangez vivant
et épargnez vos enzymes

Article paru dans le journal nº 9 Acheter ce numéro

Manger vivant, c’est consommer ses aliments dans leur état naturel. Grâce à une cuisine à base d’aliments vivants, le potentiel énergétique et la synergie des ingrédients, leur équilibre en vitamines, sels minéraux ainsi que leurs facteurs enzymatiques sont assimilables dans les meilleures conditions.

De toutes les espèces qui peuplent la terre, seule l’espèce humaine cuit et transforme ses aliments. Avant la découverte du feu, on mangeait cru. Puis on a commencé à faire cuire sa nourriture et à manger de la viande.

Aujourd’hui, l’alimentation « vivante » revient en force. Déjà en 1928, le physicien Max Gerson avait reconnu le pouvoir régénérant des aliments vivants et leur effet positif global sur la régulation du pH sanguin. Un engouement qui n’est pas comme d’aucuns pourraient le croire réservé à une secte ou à un petit groupe d’hurluberlus. Le plus grand nombre commence en effet à compren­dre que seule une nutrition vivante peut apporter la santé parfaite. Et se nourrir de vivant, c’est réveiller ses papilles gustatives à tout ce qui n’a pas été transformé, ni altéré par la chaleur ou le froid. C’est se nourrir de fruits, légumes, noix, germinations, céréales et grains. En oubliant tout ce qui est cuit, congelé ou pasteurisé.

Les aliments vivants, un réservoir d’enzymes

Les enzymes sont essentielles à la vie. Toutes les fonctions du corps sont accomplies grâce aux enzymes. Sans elles, il ne pourrait y avoir de vie organique. Une enzyme est une structure à base d’acides aminés d’une énergie très grande­ permettant ou accélérant les réactions chimiques métaboliques. Il en existe trois catégories :

  • les enzymes digestives produites par l’organisme et dont le rôle est de digérer les aliments,
  • les enzymes métaboliques produites aussi par le corps et permettant toutes les fonctions,
  • et enfin, les enzymes alimentaires présentes dans la nourriture et nécessaires à la digestion.

Quand on mange un aliment cru, on mange un aliment rempli d’enzymes vivantes nécessaires à son autodigestion. Ainsi, on n’a pas besoin de fournir des efforts supplémentaires et d’hypothéquer ses propres enzymes pour digérer un aliment vivant car il est déjà pourvu de ses propres enzymes.

Or, moins nous utilisons nos réserves enzymatiques internes, plus notre énergie peut être canalisée là où elle est vraiment nécessaire. En effet, lorsque nous mangeons des aliments cuits, chauffés ou pasteurisés, les enzymes qu’ils contiennent, très sensibles à la chaleur, sont détruites. De plus, la cuisson détruit non seulement les enzymes mais une bonne partie de leurs vitamines aussi. Nous devons alors compter sur notre propre métabolisme pour produire les enzymes nécessaires à la digestion et à l’assimilation des nutriments.

Une surproduction d’enzymes digestives surtaxe notre potentiel de production d’enzymes métaboliques. Ces enzymes se comparent à une petite armée spécialisée qui active et dirige des processus biologiques comme la digestion, l’impulsion nerveuse, la désintoxication, le système immunitaire, la réparation et la guérison du corps et un peu plus loin elle est essentielle aussi pour goûter, penser, respirer et même rêver.

Résultat : nous gaspillons nos propres enzymes chaque fois que nous mangeons des aliments cuits. C’est une des raisons pour lesquelles les gens souf­frent de troubles de santé tels l’hypoglycémie, le diabète, l’obésité et de maladies dégénératives telles que le cancer, l’ar­thrite, l’artériosclérose, l’ostéoporose, le lupus ou la fibromyalgie.

Notre durée de vie dépend de notre potentiel enzymatique

Après avoir mangé des aliments cuits, on se sent fatigué et paresseux. Le pancréas, entre autres, doit travailler plus fort et il a été observé que chez les mangeurs d’aliments cuits, cette glande productrice d’enzymes digestives est souvent hypertrophiée.

On a aussi constaté que la durée de la vie était directement proportionnelle au potentiel enzymatique, c’est-à-dire aux réserves d’enzymes de l’organisme. Selon plusieurs chercheurs dont le Dr Edward Howell, précurseur américain de la recherche sur les enzymes alimentaires qui souligne dans plusieurs de ses parutions la corrélation entre notre potentiel et notre réserve enzymatique d’une part et notre vitalité, notre état de santé et notre longévité d’autre part, l’idéal est de consommer des aliments crus et vivants. Des produits frais, des jeunes pousses, faire­ germer des céréales, des légumineuses et des légumes. Car la germination est un processus de croissance pendant lequel les enzymes sont à l’œuvre et les nutriments se développent. D’où le terme d’aliment vivant qui contient une grande quantité de nutriments bio-actifs, d’enzymes, de phytonutriments, d’eau de qualité et d’énergie.

À défaut d’une alimentation exclusivement vivante, il faut ajouter à notre régime une bonne combinaison d’enzymes alimentaires.

Un régime détoxinant et détoxiquant

Une des caractéristiques majeures de l’alimentation vivante, c’est son pouvoir détoxinant et détoxiquant. Il faut bien faire le distinguo entre l’intoxination qui résulte d’une accumulation de toxines dans notre organisme et l’intoxication qui est le fruit de l’invasion de produits toxiques.

Notre organisme est préparé à éliminer un certain nombre de toxines, par l’intermédiaire des organes émonctoires que sont le foie, les poumons, les reins, la peau et les intestins. La majorité des toxines est générée par notre activité métabolique digestive.

Les problèmes surgissent lorsque, submergé de toxines, notre organisme devient incapable de les éliminer toutes. Survient alors un état d’intoxination, souvent causé soit par une suralimentation déséquilibrée, dont les résidus mal digérés pourrissent sur place et créent un environnement toxique, soit par l’ingestion d’aliments dévitalisés, transformés, raffinés, dont les calories vides et l’indigence nutritionnelle induisent des comportements alimentaires pathologiques et soit enfin par un stress qui déstabilise l’ensemble de nos systèmes.

Pour ce qui concerne l’intoxication, elle est la résultante de l’agression de notre organisme par des produits toxiques. Ces toxiques sont issus d’un environnement pollué qui contamine les aliments (eau, terre, air). Nous en aspergeons les cultures (pesticides, insecticides, engrais chimiques) et en nourrissons les animaux que nous consommons (antibiotiques, hormones). Ce sont aussi les molécules et produits chimiques que nous ingérons (médicaments, agents conservateurs, colorants) ou que nous respirons (tabac, gaz d’échappement).

Ce constat posé, l’adoption d’une alimentation vivante peut contribuer fortement à prévenir les conséquences d’une intoxination ou d’une intoxication prolongées.

Alimentation vivante, mode d’emploi

Pour corriger un problème de santé sérieux, il serait judicieux d’adopter au départ un régime vivant à 100 % avec pas plus de 15 % de fruits. Mais si vous êtes en bonne santé, il n’est pas nuisible de consommer, dans une proportion de 25 % en poids, des aliments cuits minutieusement choisis tels que des pâtes à base de farine complète, des fèves, des céréales, des légumes cuits à la vapeur.

L’important est de bannir les aliments vides ou transformés que les Américains appellent « junk food ».
Évitez les fruits cueillis trop tôt. Près de 10 % de votre alimentation devra provenir de graines (lin, citrouille, sésame, tournesol), de légumineuses (azuki, pois chiches, lentilles, pacanes…), de céréales à grains entiers (amarante, riz basmati, millet, seigle, sarrasin, quinoa, épeautre), de fruits à écale (amandes, noix de coco vertes, noix de Grenoble).

Pensez aux légumes de mer comme le varech, la dulse, l’aramé, le nori, le wakamé que vous pourrez saupoudrer sur vos aliments.

Assurez-vous surtout que les fruits et légumes sont de culture biologique car ainsi ils n’auront été ni irradiés, ni traités aux engrais chimiques, aux herbicides, ou aux fongicides.
Certes, au début vous pourrez ressentir des symptômes dé­s­a­gréa­bles, tels une flatulence accrue, des éruptions cutanées, une plus grande soif, des maux de tête, de la constipation, de l’insomnie, de la nervosité, de la fatigue ou une langue pâteuse, mais c’est le signe que votre corps est en train de nettoyer la saleté accumulée.

Et rien ne vous empêche de consommer dans une faible proportion, des aliments déshydratés. En effet, la déshydratation est un moyen terme entre les aliments cuits et les aliments crus. Et le séchage au moyen de déshydrateurs, bien que certaines vitamines et enzymes soient sacrifiées, est encore de loin préférable à la cuisson des aliments.

Les aliments vivants, une arme contre…

Le cancer
La cuisson grève notre potentiel enzymatique. Or les enzymes renforcent les mécanismes de défense du corps en diminuant la virulence des cellules cancéreuses. Aussi, la cuisson produit des radicaux libres. Ces radicaux libres auxquels il manque un électron vont chercher à « voler » l’électron manquant à des molécules, d’ADN entre autres.

Une cellule dont l’ADN est altéré peut muter et se reproduire de manière désordonnée, hors de tout contrôle. C’est ce qu’on appelle un cancer. Des chercheurs de la faculté de médecine de l’université John Hopkins (Baltimore, Maryland) ont prouvé que les éléments phytochimiques présents dans les légumes et les fruits vivants retardent l’apparition et le développement du cancer. Ainsi :

  • Le brocoli contient de l’isothiocyanate phénéthylique qui empêche les carcinogènes d’adhérer à l’ADN et de l’indol 3-carbinol qui permet à l’œstrogène de se transformer en un métabolite inoffensif plutôt que de déclencher un cancer du sein.
  • Le chou recèle une forte concentration d’oltipraz qui augmente le nombre d’enzymes protectrices contre le cancer et de la brassinine capable de protéger contre les cancers mammaires et cutanés.
  • L’ail et l’oignon stimulent des enzymes capables de neutraliser les agents déclencheurs de cancer.
  • Le piment rouge contient de la capsaïcine qui empêche les molécules toxiques comme celles de la fumée de cigarette de s’attacher à l’ADN
  • Les agrumes sont bourrés de flavonoïdes qui empêchent les hormones cancérigènes de s’accrocher aux cellules.
  • Les tomates, les poivrons, les ananas, les fraises sont riches en substances qui bloquent la formation de composés reliés aux cancers de l’estomac, du foie et de la vésicule biliaire.

L’infarctus du myocarde
L’accumulation de cholestérol sur les parois internes des artères et des veines peut provoquer l’infarctus du myocarde. Cette plaque peut disparaître sous l’influence d’un régime à base d’aliments vivants.

L’arthrite
Un régime d’aliments vivants peut prévenir et soulager l’arthrite de plusieurs façons. En réduisant l’apport de protéines, il protège contre la déminéralisation et les attaques de radicaux libres.

L’obésité
Dans l’alimentation crue, on retrouve une enzyme, la lipase, capable de fractionner les dépôts de gras saturé et de faciliter ainsi leur élimination.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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