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L’enzymothérapie, une approche complémentaire du cancer

Article paru dans le journal nº 28 Acheter ce numéro

Les traitements anticancéreux ont parfois besoin d’un petit coup de pouce pour atteindre l’efficacité recherchée. Pour les soutenir et limiter la toxicité de ces protocoles, l’enzymothérapie, ou thérapie par les enzymes naturelles, s’avère particulièrement intéressante. Explications.

Les enzymes sont des molécules synthétisées par la plupart des organismes vivants et peuvent avoir de nombreuses fonctions. Dans la majorité des cas, elles servent à la digestion ou à favoriser des réactions chimiques au sein de la cellule. Chez l’homme, on peut les diviser en deux groupes : les enzymes digestives (les amylases pour les glucides, les lipases pour les lipides, les protéases pour les protéines, les lactases pour le lactose, dont le déficit explique nombre d’intolérances aux produits laitiers) et celles qui assurent le bon fonctionnement des cellules. Bon à savoir : les enzymes sont reconnaissables dans leur dénomination grâce à leur suffixe en « ase ».

Cellules cancéreuses fragilisées

Les enzymes sont étudiées depuis très longtemps pour leurs propriétés anti-inflammatoires et anti-œdémateuses. Surtout, cette thérapie naturelle, appelée enzymothérapie, a l’avantage de n’avoir aucun effet secondaire, contrairement à ses pendants allopathiques. En pharmacie, on la trouve sous forme de médicaments, utilisés en cas de traumatismes. L’extranase, par exemple, à base de bromélaïne, est prescrit pour des inflammations et œdèmes au cours des infections ORL.

En cancérologie, les enzymes protéolytiques, ou fibrinolytiques, ont un intérêt non négligeable : elles sont capables de fragiliser les tumeurs en digérant le réseau de protéines, appelées fibrines, que les cellules cancéreuses ont fabriqué pour empêcher le système immunitaire de les attaquer. D’où leur fréquente utilisation en cas de chimiothérapie (ou même hors chimio) pour mettre le cancer « à nu » et l’exposer à la fois aux cellules immunitaires ainsi qu’aux produits anticancéreux.

Le Pr Lucien Israël a été l’un des premiers en France à utiliser ce mécanisme pour renforcer l’efficacité des protocoles. Ce sont toutefois les Allemands les véritables précurseurs, et en particulier le Dr Hans Nieper qui s’est intéressé au potentiel des enzymes.

Outre la fragilisation de la tumeur, les bénéfices de l’enzymothérapie sont multiples :

– amélioration de l’efficacité du système immunitaire ;

– élimination des déchets cellulaires plus efficace (action de digestion des enzymes) ;

– diminution du risque métastatique ;

– amélioration de la tolérance de certains traitements anticancéreux (chimio, mais aussi radiothérapie).

Cette approche est d’autant plus intéressante qu’elle peut s’associer sans problème avec la plupart des traitements prescrits par les oncologues. En revanche, il est nécessaire de l’utiliser à des doses suffisamment élevées.

Des produits en majorité naturels

La majorité des enzymes utilisées en thérapeutique sont des molécules issues de plantes. Parfois, elles proviennent du pancréas des animaux ou d’insectes. Plus rarement, elles sont de synthèse.

Les plus utilisées en cancérologie sont :

La bromélaïne, extraite de la tige de l’ananas, qui possède une action anti-inflammatoire et anti-œdémateuse à fortes doses. Bien vérifier son dosage en unités GDU (idéalement environ 2 500 UI GDU par comprimé), nécessairement élevé pour l’activité biologique recherchée. Au minimum 3 à 4 gélules par jour, mais parfois bien plus.

La papaïne extraite de la papaye, qui a des propriétés proches de la bromélaïne.

La serrapeptase, une autre enzyme protéolytique, qui vit dans l’intestin du ver à soie. Cette enzyme dissout le cocon pour permettre la libération de l’insecte. Elle a pour propriété de fragmenter les tissus morts et la fibrine. Elle possède en outre des actions anti-inflammatoire, antalgique et anti-œdémateuse et améliore encore la microcirculation. Là aussi, la concentration est essentielle. On choisira des gélules entre 120 000 et
240 000 ui/mg.

Les enzymes pancréatiques, lipases, amylases et protéases (surtout la trypsine et la chymotrypsine), en plus de leur action digestive, ont une action fibrinolytique et anti-inflammatoire. En thérapeutique, elles proviennent le plus souvent de l’animal et sont moins utilisées.

De nombreux laboratoires proposent ces produits d’enzymothérapie mais, nous le répétons, il faudra bien faire attention à leur concentration en principes actifs, qui doit être élevée.

Utilisations multiples

En pathologies courantes, l’enzymothérapie est utilisée dans :

– Les pathologies inflammatoires aiguës, traumatologique ou infectieuse.

– Les pathologies rhumatismales avec
inflammation et/ou œdème.

– Les inflammations veino-lymphatiques (périphlébites, lymphœdème…).

– La prévention cardiovasculaire, pour son action potentielle sur la dissolution des caillots et la fluidification du sang (en association avec les oméga 3).

Lire aussi Prévention du risque cardio-vasculaire par l’hygiène alimentaire

En cancérologie, on l’utilise dans les situations suivantes :

– Après des biopsies ou un acte chirurgical pour réduire les phénomènes inflammatoires et limiter les phénomènes métastatiques.

– Avant et pendant les chimiothérapies pour optimiser leur efficacité en « mettant à nu » la tumeur.

– Pendant et après les protocoles de radiothérapie pour limiter les phénomènes inflammatoires et réduire le risque de fibrose.

– Parfois, dans les périodes de rémission, pour agir sur la micro-inflammation chronique et réduire les risques de récidive métastatique.

L’enzymothérapie à visée anti-inflammatoire ne s’utilise pas en continu, contrairement à celle à visée digestive. Il existe des précautions d’emploi :

Méfiance en cas de troubles de la coagulation ou de risques de saignement.

– Attention aux patients utilisant de la cortisone ou des anti-inflammatoires : risques de saignements digestifs accrus.

Dans tous les cas, parlez-en à votre médecin avant de vous engager dans un tel protocole. Au quotidien, vous pouvez aussi tester l’enzymothérapie en cas d’entorse ou de traumatisme entraînant œdème et inflammation.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous procurer, dès la fin octobre, l’ouvrage « Cancer, un accompagnement qui change tout », aux Éditions la Source Vive, écrit avec le docteur Alain Dumas. On n’est jamais trop informé !

Indications et posologies

En accord avec votre médecin traitant :

En cas de biopsie ou de chirurgie, 2 à 3 semaines d’enzymothérapie dès le lendemain, sauf si des anticoagulants sont prescrits pour des risques de phlébite, par exemple.

En chimiothérapie, pendant les 7 à 10 jours qui la précédent. Par exemple, bromélaïne à 2 500 GDU, 2 gélules de 400 mg matin et soir les 7 jours qui précèdent chaque cure. Si les chimios ont lieu toutes les semaines, limiter le traitement à 4 jours.

En radiothérapie, on utilisera l’enzymothérapie 5 jours sur 7 pendant les séances, puis 1 semaine sur 2 pendant 2 mois en moyenne. Tout dépend de la zone irradiée et de la sensibilité de chacun.

 

Carnet d'adresse :

Serrapeptase

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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