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Les conséquences du régime occidental

Article paru dans le journal nº 67 Acheter ce numéro
  • On se met en manger en s’asseyant de moins en moins et en se nourrissant vite et sans compagnie le plus souvent.On se met en manger en s’asseyant de moins en moins et en se nourrissant vite et sans compagnie le plus souvent.

Aujourd’hui, l’Occident n’est plus confronté à des périodes de famine. Notre production peut couvrir les besoins caloriques de chacun. Néanmoins, nos aliments manquent de minéraux et de vitamines, et sont souvent passablement pollués. Quelles retombées cela a-t-il sur notre santé ?

Il y a environ dix mille ans, la révolution néolithique a marqué la fin de l’alimentation originelle de l’être humain. Depuis, les avancées en matière de sélection, de production et de conservation n’ont cessé de se succéder. Et le rythme s’est accéléré, surtout après la Deuxième Guerre mondiale.

Celle-ci s’était soldée par la scission du monde en deux blocs, l’Est et l’Ouest, ce dernier étant caractérisé par l’hégémonie des États-Unis. Cette domination a permis au modèle de vie américain de s’imposer dans nombre de pays, tandis qu’une industrialisation galopante dans tous les secteurs a été à l’origine d’une production en abondance de nombreux biens, notamment des denrées alimentaires.

Toute l’activité humaine en Occident s’est alors focalisée sur les notions d’efficacité et de réussite. On a cherché une production rapide à fort rendement. Les conserves en tous genres et les plats cuisinés ont peu à peu remplacé les recettes maison, sans parler du boom des grandes chaînes de restauration rapide telles que Burger King, McDonald’s, etc. De même que l’on passait à la pompe faire le plein d’essence, on s’est mis à manger dans l’unique souci de recharger l’organisme, en s’asseyant de moins en moins et en se nourrissant vite et sans compagnie le plus souvent.

Une lourde facture

Or, que ce soit au plan individuel ou sociétal, les conséquences de ce modèle alimentaire américain se révèlent innombrables et coûteuses :

  • Apports insuffisants en calcium, magnésium, potassium, sélénium, fibres et vitamines A, C, E.
  • Troubles physiologiques durables comme l’altération du microbiote intestinal, l’installation d’une inflammation ou d’une parodontopathie chronique – aidant la migration de certaines bactéries susceptibles de participer à la genèse d’accidents cardio-vasculaires plus fréquents –, la facilitation d’une athérosclérose ou la perturbation du métabolisme osseux (à cause, notamment, de la teneur excessive en phosphore des aliments transformés).
  • Augmentation du risque de développer certaines pathologies comme le surpoids et ses complications (diabète de type 2, hypertension artérielle, atteinte de la fonction rénale, etc.) ; la stéatose hépatique non alcoolique (SHNA) ; un terrain anxieux et/ou une dépression nerveuse en corrélation avec le fort apport d’acides gras trans et la faible consommation d’acides gras non insaturés et polyinsaturés ; un syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) avec somnolence diurne ; une affection inflammatoire chronique des intestins (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) ; des accidents cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) et un cancer du pancréas en lien avec l’excès de graisses trans et saturées.

La malbouffe, comment la fuir ?

En résumé, il faut impérativement adopter le fameux régime méditerranéen que nous n’avons de cesse de vous recommander. Il est suffisamment riche en calories et dense en micronutriments pour assurer notre équilibre alimentaire. Il faut aussi acheter uniquement des produits frais bio et les préparer soi-même. Une astuce serait de remplacer le sel par des épices. Enfin, donnez-vous le temps ! De cuisiner, de savourer, voire de méditer. Dans votre assiette, il n’y a pas que de la « bouffe »… C’est un peu plus que ça, vous l’avez compris. Donc, prenez vos repas assis, dans une ambiance calme, en vous efforçant d’être conscient des effets que vous procurent les aliments, notamment aux plans physique et émotionnel.

Les sept péchés capitaux 
du régime occidental

On pourrait résumer en sept péchés les effets délétères du régime occidental :

  1. Apport calorique quotidien excessif. L’abondance des denrées alimentaires a conduit les industriels à surdimensionner les portions. En effet, malgré une marge réduite de bénéfice à l’unité, la rentabilité de leurs entreprises a considérablement augmenté du fait de cette politique qui mène à vendre en bien plus grande quantité.
  2. Consommation trop élevée de protéines animales.
  3. Consommation excessive de sucres simples du fait de leur omniprésence dans les aliments produits de manière industrielle.
  4. Consommation excessive d’acides gras saturés et transformés.
  5. Surconsommation de sel.
  6. Carence en micronutriments essentiels et en fibres alimentaires.
  7. Manque de présence à soi. Les repas sont pris sans préparation préalable et avalés trop rapidement, dans une atmosphère bruyante.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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