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Arrêter de fumer sans déprimer grâce à l'homéopathie et aux fleurs de Bach

Article paru dans le journal nº 51 Acheter ce numéro
  • Arrêter de fumer sans déprimer grâce à l'homéopathie et aux fleurs de Bach

La nicotine apparaît aux fumeurs comme stimulante, pourvoyeuse de plaisir et semble même abaisser parfois leur niveau de stress. Certains y ont recours pour moduler leur niveau d’anxiété, voire leur capacité de concentration. Et il est vrai que quand une personne cesse de fumer, des symptômes propres au sevrage apparaissent, comme une irritabilité accrue, une humeur dépressive ou une certaine difficulté à se concentrer. On vous propose ici élixirs floraux et remèdes homéopathiques, tant pour préparer l’arrêt du tabac chez le fumeur anxieux que pour dépasser le moment dépressif qui apparaît souvent lors du sevrage.

Avouons-le, le seul fait de parler du tabac a quelque chose de déprimant : il est l’une des premières causes de mortalité, son achat coûte cher et nous prive souvent d’autres plaisirs. Explorer le rapport affectif et addictif qu’on peut avoir à la nicotine nous place aussi souvent dans une forme d’inconfort psychologique, surtout lorsqu’on touche du doigt nos contradictions et paradoxes. Celui qui consiste par exemple à empêcher ses enfants de fumer alors que l’on est soi-même fumeur, ou bien à allumer une cigarette alors que l’on revient du magasin bio…

Chaque année, entre 400 000 et 500 000 fumeurs réguliers cessent de consommer du tabac. Mais nous, pourquoi n’arrêtons-nous pas ? Sommes-nous si impuissants, si faibles face à cette dépendance pour ne pas pouvoir nous en libérer ? Sans doute pas, mais une chose est sûre : le fumeur est devenu expert dans l'art de construire un échafaudage d’arguments, aussi fallacieux que le plaisir de fumer est paradoxal, pour ne pas arrêter. Un de ces motifs pour ne pas arrêter est celui de croire que l’on sera fatalement déprimé ; or comme chacun le sait « là, c’est vraiment pas le moment » car... ce n'est jamais le moment !

Arrêter de fumer cause-t-il réellement la déprime ?

Plutôt que de parler de dépression liée au sevrage tabagique, parlons plutôt de « coup de mou », de « déprime » ou d’« humeur dépressive ». Au cours de notre vie, nous avons tous des moments de baisse de moral que nous assimilons à une déprime passagère, même s’ils n’ont rien à voir avec une dépression au sens clinique du terme. Il n’empêche : on fume souvent pour se sentir mieux et obtenir une forme de soulagement, même passager. Aussi, quand on s’arrête, logiquement, la déprime nous attend… non ?

Il y a une explication physiologique au fait que fumer nous semble stimulant, donc au ressenti de déprime à l’arrêt du tabac : dans notre cerveau, le système dopaminergique mémorise les expériences agréables et procure du plaisir lorsque le corps les éprouve. Un circuit de la récompense s’est développé au cours de l’évolution pour nous encourager à aller vers des comportements qui satisfont nos besoins fondamentaux, pour nous inciter à répéter les expériences plaisantes. Le circuit de la récompense est complexe, mais retenons que le messager chimique qui assure la connexion entre les neurones impliqués dans l’expérience de satisfaction est la dopamine. Ainsi, lorsque l’on fume une cigarette, une décharge de dopamine engendre une satisfaction. En libérant de la dopamine, la nicotine stimule le circuit de la récompense et ainsi le cerveau dit au corps : « Ça fait du bien. » Il devient alors plus facile de supporter le stress par exemple. Et voilà la dépendance qui s’installe : on se met en quête de reproduire cette expérience apaisante et agréable.

Et c’est là que le paradoxe resurgit : on le sait, on se ruine souvent la santé en se convainquant que fumer nous apporte des bienfaits, au premier rang desquels le plaisir et la détente. C’est, après tout, le propre des addictions : la nécessité impérieuse d’abord, et sa justification teintée de mauvaise foi ensuite. Et il ne suffit pas de savoir que l’on s’offre un poison pour cesser de payer pour s’empoisonner. Non, non, non, on est bien avec notre doudou toxique, et si on nous le prend on se mettra à pleurer, on ne veut pas se priver de notre câlin récompense !

Dans Les meilleures méthodes naturelles pour arrêter de fumer, Claudine Luu et Annie Fournier (1) nous permettent de définir quel type de fumeur on est, pour ainsi nous aider dans l’accompagnement de cette importante décision : je m’aide à m’arrêter en me connaissant mieux. Accepter de se connaître c’est mettre le plus de chances de son côté pour anticiper les moments difficiles. Car oui, arrêter de fumer sans déprimer, c’est possible.

On anticipe !

Si vous êtes de ceux qui pensent que la cigarette est stimulante, atténue votre stress, votre déprime ou votre anxiété, faites le test de Horn ! Il établira votre profil psychologique spécifique corrélé à la dépendance au tabac : plaisir, détente, bien-être ou aide à la lutte contre l’anxiété, le stress, la tristesse... Bref, le test de Horn aide à déterminer les différents facteurs qui nous font croire que fumer nous fait du bien, et notamment ceux qui nous donnent l’illusion de lutter contre la déprime… On sera ici attentif aux scores des items « stimulation » et « anxiété » pour adapter la thérapeutique.

Lutter contre la fatigue psychique avec fleurs de Bach et homéopathie

Le ressenti de fatigue psychique est un symptôme majeur des épisodes dépressifs, que l’on fume encore ou que l’on soit en période de sevrage : « Je suis épuisé-e. Fumer une cigarette va me donner un peu d’entrain et d’enthousiasme. » Si vous vous reconnaissez dans cette phrase, agissez sur cette fatigue, et avant tout en sachant que le sommeil du fumeur est de bien moins bonne qualité que celui du non-fumeur, insomnies mises à part. Donc, la fatigue peut certes provenir d’un manque objectif de sommeil mais elle est souvent aussi psychique. Et là intervient la cigarette, objet magique et totémique, qui nous booste : la nicotine stimule les neurones dopaminergiques et augmente la sensation de détente, la qualité de l’humeur, donc du plaisir. C’est chimique…


Le choix des fleurs de Bach (posologie : 3 à 5 gouttes, 3 fois par jour) se fera en affinant la qualification de la fatigue ressentie :

  • Si la fatigue est physique après un effort : Olive.
  • Si on donne une apparence de jovialité malgré un tourment intérieur : Agrimony.
  • Si on est surmené avec le sentiment d’être dépassé : Elm.

Recourir à l’homéopathie (posologie : 2 granules, 2 fois par jour) peut être très efficace dans cette mise à jour de notre profil de fumeur fatigué, car elle agit bien sur les traits de caractère :

  • Si la fatigue fait travailler au ralenti avec le sentiment d’une absence de ressource en soi, parfois même des tremblements : Gelsemium 9 CH.
  • Si l’abattement débute dès le lever, avec somnolence la journée, une baisse de mémoire, voire une prise de poids ou une frilosité plus grande : Baryta Carbonica 9 CH.
  • Si la sensation de fatigue est celle de l’épuisement, physique comme mental, avec agitation, tristesse et essoufflement : Arsenicum Album 7 CH.

Pour ne pas s’auto-déprécier : on s’aide !

La tendance à se déprécier est un autre symptôme des moments de déprime, et cela est doublé par la montagne infranchissable que serait pour nous l’arrêt du tabac. Cercle vicieux de l’addiction : fumer pour se donner de l’assurance, vouloir cesser de fumer en se persuadant que l’on en est incapable, culpabiliser parce qu’on n’y arrive pas… Les fleurs de Bach peuvent vous aider dans cette situation :

  • Larch pour retrouver la confiance en ses propres capacités et oser prendre des risques.
  • Gentian pour faire face au découragement.
  • Centaurea pour retrouver de la détermination.

 

S’appuyer sur l’homéopathie contre la mauvaise estime de soi :

  • Pas sûr de soi, on se sent mou et impuissant : Lycopodium 9 CH.
  • On est déstabilisé par une réflexion, on se sent inutile et incapable : Staphysagria 9 CH.
  • Triste, terne et négligé, c’est inutile de chercher à plaire, on est « inintéressant » : Sepia 9 CH.

Pendant la période de sevrage, on affine les remèdes anti-déprime

Une fois son profil de fumeur établi avec quelques jalons de son caractère anxieux posés, on s’achemine vers le mieux-être et surtout on sait qu’une déprime peut accompagner le sevrage, donc on insiste : on ne se laisse pas prendre au dépourvu ! La bonne nouvelle, selon le tabacologue Farzam Ghaemmaghami, c’est qu’« il n’existe pas de preuves certaines que les manifestations de manque soient causées par la privation de nicotine elle-même. Il ne faut pas confondre le tabac, la nicotine et la cigarette ». (2)

En effet, dans une cigarette, le tabac est accompagné de plus de 600 additifs et les 2 500 composés chimiques non brûlés passeraient à 4 000 substances lors de la combustion, le tout accompagné de la dépendance comportementale… Autrement dit, le conditionnement social (gestes, rituels quotidiens, situations de la vie auxquelles on associe la cigarette) est un élément tout aussi important que la dépendance aux produits eux-mêmes : la déprime lors du sevrage, soyons honnêtes, on ne sait pas d’où elle provient exactement.

Une étude de grande ampleur (3) a montré en 2013 que certains des fumeurs qui parviennent à rester abstinents voient au final leur anxiété diminuer, tandis que d’autres la voient au contraire augmenter, ce qui pourra les amener vers une rechute vers le tabagisme actif. Qu’en conclure ? Qu’un sevrage réussi n’est pas la garantie de l’élimination des symptômes dépressifs si la tendance aux coups de blues était là avant l’arrivée du tabac dans votre vie. Mais inversement : continuer dans ce cas de fumer ne règlera rien et contribuera, au mieux, à dissimuler temporairement les symptômes sans rien régler sur le fond. Si vous avez des tendances récurrentes à la déprime, autant affronter le problème de front en allant regarder du côté des carences en sérotonine ou affronter en face votre anxiété et les facteurs qui la déclenchent.

Vous pouvez également vous reposer sur le pouvoir des plantes médicinales pour vous aider sur le chemin du sevrage tabagique.

Voilà pourquoi connaître son caractère et ses raisons de fumer est fondamental pour s’appuyer en amont sur les supports thérapeutiques les mieux adaptés et anticiper des désagréments qui ne relèvent pas de la fatalité.

En période de sevrage le fumeur pourra :

  • Combattre la fatigue psychique avec Kalium Phosphoricum 9CH en homéopathie et White Chesnut en élixir floral.
  • Atténuer la tristesse et la mauvaise estime de soi avec Phosphoricum Acidum 9CH et Pine et Crab Apple en élixirs floraux.

On est fier, on consolide

Le post-sevrage est la période qui consiste à maintenir et consolider les efforts fournis. La victoire d’avoir surmonté des moments difficiles est inestimable : la liberté a un coût et on doit en être fier. Il faut savoir aussi reconnaître ses fragilités et ne pas hésiter à continuer à prendre pendant un moment les remèdes qui nous ont aidé à gérer nos émotions, en gardant toujours à porté de main tubes et flacons : bref, de nouveaux doudous qui, eux, font vraiment du bien.

 

Aller plus loin


- Les meilleures méthodes naturelles pour arrêter de fumer, Claudine Luu et Annie Fournier (Ed. Terre vivante, 2017)

- Tabacologie. Aspects théoriques, cliniques et expérimentaux,(Ed. EDP Sciences, 2017).

- Mc Dermott et al., Change in anxiety following successful attempts at smoking cessation: cohort study,

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