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Acné : prenez le temps de la traiter naturellement

Article paru dans le journal nº 23 Acheter ce numéro

La plupart des adolescents et 20 % des femmes adultes sont touchés à des degrés divers par l’acné. Que l’on se soigne avec des médicaments ou à l’aide de produits naturels, le traitement est toujours long et nécessite de réviser ses habitudes de vie. Malheureusement, la plupart des patients sont prêts à tout pour se débarrasser de leurs boutons disgracieux et s’orientent trop vite vers les traitements les plus nocifs.

L’acné est due à une inflammation des follicules pileux, pores où se trouvent les poils de la peau et les glandes sébacées qui produisent le  sébum, une substance grasse donnant sa souplesse à la peau.

Il existe des formes sévères et/ou étendues qui ont ainsi un fort retentissement psycho- logique et social. Elles peuvent être respon-sables d’altérations importantes de la qualité de vie et d’état anxiodépressif.

La prise en charge thérapeutique doit être précoce et efficace pour éviter la survenue de cicatrices définitives mais aussi pour lutter contre la gêne psychologique et sociale que cette maladie induit.

Aucun examen de laboratoire n’est indiqué en cas d’acné. Des investigations hormonales sont parfois nécessaires lorsqu’il existe des signes important d’hyperandrogénie, notamment chez la femme.

Les trois étapes de l’acné

L’acné se développe en trois étapes successives :

  • D’abord un excès de sécrétion séborrhée favorisée par un contexte androgénique (hormone masculine).
  • Survient ensuite une obstruction du canal pilaire par une kératinisation. Cela induit une rétention au niveau de la partie basse du follicule pileux dans lequel s’accumulent des sécrétions. Cette rétention génère des comédons ouverts (points noirs) ou fermés (microkystes).
  • Une inflammation se déclare qui se présente sous la forme de boutons (papules), c’est-à-dire des lésions rouges superficielles mesurant environ 5 mm. Enfin, une infection par un germe, le Propionibacterium acnes, survient et produit des pustules. Cette infection a tendance à se propager sur la peau. C’est pourquoi,  il ne faut jamais gratter ces boutons sous peine de favoriser la dissémination de l’infection et de produire des cicatrices indélébiles. En revanche il convient de les sécher et désinfecter.

Les lésions atteignent surtout le visage, le cou, les épaules, le dos et parfois la face antérieure du thorax. Il existe d’exceptionnelles complications de type rhumatisme acnéique.

Les multiples causes de l'acné

L’acné est une maladie multifactorielle. Les causes avancées dans la majorité des cas sont :

  • Les androgènes (hormones sexuelles) jouent un rôle essentiel. Cela explique pourquoi l’acné apparaît principalement lors de la puberté. Il y aurait un excès de fixation d’hormones au niveau des glandes sébacées qui induit une peau grasse et des comédons. Chez la femme adulte, le problème vient d’un déséquilibre hormonal (hyper- androgénie) ou d’un traitement hormonal (pilule ou autre) mal adapté à son cas personnel.
  • Le rôle de l’alimentation a été longtemps nié. Mais des études récentes montrent que les populations consommant peu de glucides (notamment peu de sucreries et de féculents) n’ont pas d’acné. Ce régime induit des taux bas d’insuline et des taux élevés de rétinoïdes naturels. De plus, une autre étude a montré que les jeunes acnéiques consommaient beaucoup plus de pâtes à tartiner au chocolat et aux noisettes, de bon- bons, de biscuits et de sodas, que les autres. D’autres études ont établi que le lait, qui est un aliment riche en hormones et IGF (sub- stance proche de l’insuline), favorisait l’acné. Enfin, on a observé que les personnes acnéiques consomment moins de fruits et légumes que les autres (deux contre quatre par jour, en moyenne).
  • Le tabac améliore l’acné des jeunes, mais favorise l’acné chez les femmes adultes par son action anti-oestrogénique qui augmente la séborrhée.
  • L’usage de certains cosmétiques (savons, savons à barbe, désinfectants et crèmes grasses) peut boucher les canaux pileux et induire des comédons. Il est préférable d’uti- liser un savon acide, du lait de toilette et un rasoir électrique.
  • Le soleil améliore l’acné, mais produit un effet rebond important après l’exposition.
  • Le stress entraîne une augmentation des hormones surrénaliennes : cortisol et adrénaline, qui provoquent un excès de sébum. Le problème induit un cercle vicieux : le stress favorise l’acné, et l’acné par son retentissement psychologique (atteinte de l’image corporelle) entretient le stress.
  • La pollution, qui agresse la peau et encrasse à la fois les pores cutanés et l’organisme dans son ensemble, a aussi un effet sur l’acné. On a évoqué la responsabilité de métaux, le mercure en particulier.
  • Le fluor, les candidoses, une mauvaise oxygénation de la peau ont été aussi incriminés sans qu’aucune preuve n’ait été formellement apportée.

L’acné féminine à l'âge adulte

L’homme adulte n’est que peu touché par l’acné. En revanche, selon les statistiques, une femme sur cinq en souffre.

Les lésions sont semblables à celles de l’adolescent : microkystes, comédons, nodules… Celles-ci peuvent avoir perduré sans interruption depuis l’adolescence ou être réapparues à l’âge adulte, ou encore se développer chez une femme indemne jusque-là. Chez la femme, les lésions inflammatoires siègent plus spécifiquement sur le bas du visage. La grossesse peut faire disparaître une acné qui était présente, ou au contraire faire apparaître ces lésions chez une femme qui en était dépourvue jusqu’alors.

Les causes avancées sont principalement l’usage d’hormones ou de cosmétiques, non adaptés à la femme, mais également le tabac, le stress et la pollution…

Le traitement conventionnel

Le traitement de l’acné est toujours long. Il nécessite généralement plusieurs mois pour obtenir un résultat durable. L’AFSSAPS a établi pour les médecins des recomman- dations de « bonne pratique » en matière d’acné (traduction : l’AFSSAPS a établi un traitement type auquel chaque médecin a l’obligation de se conformer).

Dans un premier temps, les traitements locaux sont privilégiés :

  • Les antibiotiques (érythromycine, clinda- mycine) qui détruisent la bactérie Propionibacterium acnes, responsable de l’infection cutanée et qui agissent sur l’inflammation.
  • Le peroxyde de benzoyle lutte contre la formation de bouchon corné et l’infection bactérienne.
  • Les rétinoïdes (trétinoïne, isorétinoïde, adapalène) qui luttent contre l’inflammation, la formation de bouchon et favorisent l’expulsion des comédons et autres microkystes.
  • L’acide azélaïque qui agit sur l’hyperkératose et sur l’infection bactérienne.

Il existe des produits combinant ces remèdes et facilitant l’observance.

Dans un deuxième temps, ou en cas de lésions cutanées importantes, le traitement consiste à prendre des antibiotiques oraux (cyclines : doxycycline, minocycline, lymécycline ou macrolides : érythromycine) à faible dose, pendant trois à cinq mois minimum. Ces antibiotiques ont des contre-indications (femmes enceintes et allaitantes) et des interactions médicamenteuses à respecter.

Par ailleurs, cette antibiothérapie prolongée présente des effets indésirables notamment sur le foie et la flore intestinale. Chez la femme sous contraceptif, il conviendra de choisir un progestatif faiblement androgénique ou non androgénique (norgestimate, drospéridone, désogestrel)… Ce changement de pilule ne pose généralement pas de problème particulier. Les pilules anti- androgènes (cyprotérone, drospirénone) sont indiquées en cas de résistance aux traitements précédents ou en cas de poussées d’acné pendant les règles.

Enfin, en cas d’échec des traitements précédents ou d’acné sévère d’emblée, la prise d’isorétinoïde (voir plus loin)] est indiquée. Ceux-ci sont des dérivés de vitamine A qui ont une action sur la kératinisation et favorisent l’expulsion des comédons. Ils atténuent également l’inflammation de la peau.

Les autres remèdes

  • Le gluconate de zinc est maintenant reconnu par de nombreux dermatologues. Il agit principalement sur la composante inflammatoire de l’acné. Il est à prendre de préfé- rence à jeun et à distance des prises d’antibiotiques.
  • La microchirurgie est indiquée dans certains cas de lésions rétentionnelles importantes (kystes).
  • La photothérapie dynamique (laser ou lumière) associée à un photosensibilisant (AAL, acide 5-aminolévulinique) donne d’excellents résultats en deux à trois séances. Cette nouvelle technique vient d’être agréée aux États-Unis. Il ne reste qu’à lui trouver sa place dans le traitement de l’acné.

Les traitements naturels, vous devriez commencer par ça

Les traitements naturels offrent une excellente alternative à ces traitements antibiotiques ou à base d’isorétinoïde. Mais ils demandent la participation active des adolescents concernant leur hygiène de vie, notamment alimentaire, ce qui n’est pas sou- vent facile à obtenir… Car prendre un comprimé, fut-il chimique, est tellement plus simple que de changer ses habitudes alimentaires.

Encore une fois tout commence par une mauvaise alimentation et une dégradation de l’intestin qui sont responsables de l’en- trée de nombreuses toxines dans l’organisme. Il faudra donc :

Suivre une alimentation biologique de type méditerranéen et surtout éviter les sucreries, les graisses cuites (fritures, viandes rouges, charcuterie…) et les laitages pour favoriser les fruits, les crudités, les légumes, les huiles de noix et de colza (biologique et de première pression à froid exclusivement)… et des glucides à index glycémique bas comme l’a confirmé une étude austra- lienne récente.

Pour les intestins : prendre des probiotiques, de l’eau argileuse, de la glutamine, du zinc, du curcuma… et lutter contre la constipation. Il peut être envisagé aussi un régime sans gluten ni laitage, selon les circonstances présentées.

L’acné s’inscrit également dans un contexte d’acidose générale. Là encore, les fruits et légumes amélioreront le problème.

Une fois ces entrées fermées, il faudra nettoyer l’organisme des toxines accumulées : activité physique, respiration, consomma- tion d’eau abondante et prise de plantes stimulant les émonctoires : romarin, fumeterre, chardon-Marie, aloé vera, sève de bouleau, berbéris, fucus vésiculeux…

Le nutriment clé : le zinc

Le maître remède est sans conteste le zinc. Il existe sous forme de Rubozinc à prendre à raison de deux comprimés le matin à jeun. Le Ruboderm Plus est son équivalent en lotion et en gel à appliquer deux fois par jour sur les régions touchées par l’acné. Ce dernier est particulièrement apprécié car très bien toléré, apaisant et hydratant de la peau.

Les oligoéléments sont utiles en traitement de fond :

  • Cuivre-or-argent pour relancer les défenses immunitaires et lutter contre les états de fatigue souvent latents.
  • Manganèse chez les nerveux ou Manganèse-Cuivre chez les apathiques.
  • Soufre ou Sélénium pour leurs tropismes pour la peau et les inflammations.

Il convient de choisir, selon les cas, trois de ces remèdes et de les prendre à raison d’une dose (ou ampoule) le matin en alternant les trois produits (sauf le dimanche).

Homéopathie

L’homéopathie est très efficace en traitement de fond de l’acné. Les remèdes de terrain correspondent souvent à Thuya, Graphites, Tuberculinum, mais j’ai constaté une bonne réponse avec Natrum muriaticum 15 CH (1 dose tous les 15 jours). Il sera complété par Silicea 30 CH (1 dose tous les 15 jours) pour son action sur l’infection cutanée.

Selon les lésions et les signes présentés, plusieurs remèdes (que l’on prendra à raison de 3 granules une à deux fois par jour) peu- vent être indiqués comme :

  • Kalium bromatum 5 CH pour les adolescents nerveux et agités.
  • Sulfur 5 CH pour les comédons nombreux sur le visage et le dos avec tendance à la suppuration.
  • Graphites 5 CH pour les acnés sur les joues chez les personnes sujettes aux troubles digestifs.
  • Pulsatilla 5 CH pour les boutons sur le visage survenant après les excès de sucreries ou d’aliments riches.
  • Antimonium crudum 5 CH pour les acnés aggravées par le soleil.
  • Antimonium tartaricum 5 CH pour les acnés pustuleuses.
  • Carbo animalis 5 CH pour les lésions acnéiques endurcies.

L’acné a très souvent une origine hormonale. C’est pourquoi, Testiculus equi 7 CH chez les jeunes garçons ainsi que Progesteronum 4 ou 7 CH et Folliculinum 4 ou 7 CH chez les jeunes filles ou les femmes sont souvent indiqués. La posologie et la dilution sont variables selon les situations.

Enfin, la préparation homéopathique Extraits de foie et pancréas, en trituration D8, à raison d’une dosette midi et soir mélan- gée à l’alimentation, rend de grands services pour stimuler la digestion et éliminer les toxines.

Les plantes

Les plantes intéressantes contre l’acné sont nombreuses et peuvent agir à différents niveaux :

  • sur la peau : bardane, pensée sauvage, prêle.
  • sur les émonctoires : fumeterre, chardon- Marie, artichaut, radis noir, berbéris…
  • sur l’infection : Echinacea purpurea, Calendula officinalis… mais aussi les extraits de pépins de pamplemousse qui agissent aussi sur la candidose éventuelle.
  • sur le stress : valériane, passiflore, aubé- pine…
  • sur les hormones féminines : sauge.

Une préparation est souvent intéressante : Viola tricolor, Fumaria, Saponaria, Carduus marianus, à quantités égales D3, à raison de 20 gouttes dans un peu d’eau avant les trois repas.

Les traitements locaux

La bardane, ou la pensée sauvage, en décoctions, utilisées en applications sur les lésions.

  • Le calendula en teinture mère, dilué à 10 % dans de l’eau de source et appliquée sur les lésions humides ou infectées.
  • Les masques d’argile verte mélangée avec quelques gouttes d’huile essentielle de sauge.
  • Le Baume des Mayas.

Les autres nutriments utiles

Outre le zinc, plusieurs autres nutriments peuvent être utiles dans l’acné :

  • Les antioxydants pour protéger la peau des radicaux libres.
  • Le silicium organique.
  • La vitamine D, qui est souvent carencée.
  • La vitamine A sous forme d’huile de foie de morue.
  • Le germanium organique, qui améliore l’oxygénation des cellules.
  • L’huile de bourrache, qui contient des acides gras insaturés et des stérols, pourra aussi être employée pour nourrir les peaux desséchées.

Manque de confiance


Le conflit principal déclencheur correspond à une souillure avec une tonalité évidente  de dévalorisation esthétique. Généralement, cette dernière provient de ce que la personne « imagine » que les autres pensent d’elle, les rumeurs plus ou moins réelles, les réflexions souvent mal interprétées, le regard des autres souvent mal perçus ou mal compris.

Ainsi, le fait de manquer de confiance en soi, de ne pas être assuré quant à sa beauté et/ou à son image, voire le fait de se trouver laid et donc de ne pas plaire… sont à l’origine de ce problème cutané. Qui lui-même ne fait qu’aggraver la dévalorisation de la personne (cercle vicieux).

Carnet d'adresse:

La Vie Naturelle: Silicium organique, Vitamine D, Huile de bourrache

Les portes d'Antigone - Bat. B
71 place Vauban
34000 Montpellier
Tél. : 0 800 404 600
Site : www.la-vie-naturelle.com

 

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