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Parasites : ils sont toujours là

Article paru dans le journal nº 14 Acheter ce numéro
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La bilharziose due à un ver hématophage, le schistosome, vient de faire son apparition en Corse, près de Port-Vecchio. Cette parasitose était jusqu'ici surtout présente dans les zones tropicales et subtropicales. Sous nos latitudes, nous avons oublié les maladies parasitaires et pensons qu'elles ne sont plus de notre époque. Mais tout prouve pourtant le contraire. Comment s'en prémunir et se soigner ? Nous ne savons plus. Pourtant, lorsque j’étais enfant, je me souviens que ma mère nous vermifugeait une ou deux fois par an. Elle nous faisait boire une cuillère d’un immonde médicament, mais selon elle, c’était pour notre bien. Mes frères et soeurs y passaient aussi d’ailleurs. Ce geste de vermifuger la famille régulièrement venait sûrement de l’époque où les gens habitaient dans des zones rurales avec des animaux, où la proximité du bétail et des humains justifiait des mesures simples de prévention contre les parasites. On vermifugeait par principe avec des vermifuges naturels et non dans l’urgence comme aujourd’hui, avec des vermifuges chimiques qui sont de moins en moins efficaces.

Qui se vermifuge encore de nos jours ?

Plus grand monde, moi-même en tant que mère de famille, voilà quelque chose que je ne pense guère à faire et lorsque mes enfants sont malades, il ne me viendra jamais à l’idée qu’ils le sont parce qu’ils sont infestés de parasites. En bref, nous nous comportons comme si les parasites avaient été éradiqués, du fait que nous vivons dans un pays « développé ».

Le risque d’attraper des vers
a-t-il diminué ?

A priori, on pourrait penser que oui. Aujourd’hui, nous ne vivons plus avec nos vaches, ou seulement si nous sommes éleveurs, le risque donc d’attraper des parasites comme le ténia, les ascaris ou l’oxyure est moindre qu’autrefois. Pourtant, il faut bien admettre que nous vivons bien plus que nous le pensons avec les animaux. Nos chiens, chats, animaux de compagnie sont porteurs de parasites, ils vivent dans nos maisons, nous lèchent, dorment avec nous, ne pensez-vous pas qu’il y a maintes occasions dès lors que notre animal préféré nous contamine ?

Des vers aussi banals que les oxyures aussi sont régulièrement trouvés dans les écoles mais comment empêcher qu'un le ver se développe quand il y a tant de lieux et tant d'enfants au même endroit.

Pourtant, l'idée de la nécessité d'une vermifugation ne nous vient même plus à l'esprit.

Oui mais nos animaux sont traités !

Certes, je n’ai aucun doute sur le fait que vous pensiez à vermifuger régulièrement vos animaux domestiques, mais gardez à l’esprit que votre compagnon est contagieux avant qu’on ne le traite. Si vous le vermifugez à Noël et en été, il n’est pas impossible qu’à Pâques, votre chien ou votre chat soit infesté de parasites.

Les parasites sont partout

Il n’y a pas qu’avec nos animaux que le risque d’attraper des parasites soit important. Autour de nous, des tas de gens portent des parasites en eux qui peuvent nous contaminer. La vie dans un monde moderne, où l’immigration et les voyages récréatifs à l’autre bout du monde ont multiplié les mélanges humains, nous met dès lors en contact avec de nouveaux parasites que nous risquons d’héberger à notre tour.

En plus on ne se rend pas compte
qu’on en a

C’est vrai, un parasite, ce n’est pas facile à repérer. Parfois ils ne sont pas aussi visibles à l'oeil nu que des petits vers ou des galeries dessinées sous la peau. Certains parasites sont invisibles et seuls les symptômes qui accompagnent leur présence dans l’organisme peuvent mettre les médecins sur la voie. Souvent les thérapeutes ne traitent que les symptômes mais pas la cause, parce qu’ils n’y pensent pas en première intention. Donc bien souvent, comme on ne sait pas qu’on a des parasite, et bien on ne se soigne, ni ne se traite tout bonnement pas.

De nouveaux parasites débarquent
chez nous

Les parasites que nous hébergeons se déplacent avec nous et, dès lors, il devient évident que certains d’entre eux vont se développer à des endroits où ils n’auraient pas dû. J’en veux pour preuve que dans le sud de la Corse, plusieurs cas de bilharziose ont été signalés aux autorités sanitaires le mois dernier. "Les personnes concernées n'ont pas séjourné dans une zone d'endémie de la maladie et se sont toutes baignées dans le Cavu, une rivière de Corse-du-Sud", précise l'ARS-Corse dans un communiqué. La bilharziose (ou schistosomiase) est une maladie provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces, essentiellement dans les zones tropicales et subtropicales.

Il suffit de peu de choses
pour importer des parasites

Comment, me demanderez-vous, un parasite tropical s’est-il retrouvé dans une rivière en Corse ? C’est simple. Le ver de la bilharziose uro-génitale est émis avec les urines, mais il a besoin d'hôtes intermédiaires, en l'occurrence des mollusques d'eau douce comme le bulin - qu'on a trouvé dans le passé en Corse - pour pouvoir être "ensemencé" et être transmis à l'homme. « Si des personnes atteintes de la bilharziose sans le savoir se baignent et urinent dans une eau douce contenant des bulins, elles peuvent propager la bilharziose », souligne le Pr Antoine Berry, chef du service de Parasitologie-Mycologie au CHU de Toulouse, qui estime qu'il "faut traiter un maximum de personnes avant la période estivale".

Pas dangereux pour moi !
Mais pour les autres ?

Des maladies anciennes renaissent dès que les conditions d'hygiène baissent comme : la gale ou la lèpre. Même le typhus existe dans nos contrées. Tout cela est le résultat, entre autres, des mélanges entre les peuples du monde. Mais si on est porteur sain de certains parasites, qui nous dit que si nous les exportons, nous ne risquons pas de mettre des gens en danger ? Après tout, les Conquistadores arrivèrent chez les Indiens d’Amérique du Sud, infestés de virus avec lesquels ils vivaient en bonne entente, virus qui pourtant décimèrent des populations locales entières, dont le système immunitaire n’était pas adapté à ces nouvelles maladies. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les parasites que nous pourrions exporter chez nos voisins ? Pourquoi nos vers français seraient ils inoffensifs pour les autres ?

Aucune incidence sur vous ? Faux !

N’oubliez pas qu’on peut mourir d’avoir des parasites, alors ne dites pas que ce n’est rien d’avoir des parasites. Arrêtez d’en demander toujours plus à votre système immunitaire ! Pensez qu’il est déjà suffisamment sollicité et qu’il faut essayer de le soulager au lieu de lui donner du travail supplémentaire en laissant votre organisme abriter des hôtes indésirables. La confrontation de notre organisme avec toutes ces nouvelles maladies et ces nouveaux parasites devraient nous pousser à nous vermifuger régulièrement, même si les vermifuges actuellement en vente ne peuvent pas tuer tous les parasites.

Quelques huiles essentielles
contre les parasites…

Je me suis tournée vers Alain Tardif, naturopathe de renom, qui possède de solides références en matière d’huiles essentielles, et je lui ai demandé de nous conseiller quelques plantes efficaces pour traiter les parasitoses.

Il recommande le basilic tropical - le basilic est un vermifuge classique - et l’eucalyptus polybractea. Ce denrier est utile même dans les parasitoses tropicales et la dysenterie, ainsi que comme antipaludéen

On pourrait citer aussi la tanaisie vulgaire, antiparasitaire classique, mais l'huile essentielle est quand même fortement oestrogène like et neurotoxique. On peut citer également le niaouli encore, pour des parasitoses tropicales.

Si l'on craint les parasites exotiques (soit parce que vous voyagez, soit parce qu'on parle de leur "importation" dans votre région), on pourra faire appel à un complexe d'huiles essentielles appelé Tropic'aroma. Il contient un panel des huiles essentielles les plus actives contre les infections, virus et bactéries : Ajowan, Origan, Cannelle écorce, Girofle clou, Basilic tropical, Saro, Gingembre, Curcuma. Tout est bio dans ce produit.

… et trois remèdes de nos grand-mères qui ont fait merveille

Attention, certaines parasitoses comme la bilharziose, la dysenterie ou le paludisme doivent d'abord se prévenir (attention à l'eau consommée, prendre des antipaludéens préventifs classiques). On ne vous dira jamais assez que l’hygiène reste la chose principale à respecter pour éviter les transmissions intempestives de parasites.

Il faut penser à enlever ses chaussures et se laver les mains en rentrant à la maison, se laver les mains après être allé aux toilettes ou encore avant de manger. Il est aussi important de bien laver les fruits et légumes avec de l’eau mais aussi un peu de vinaigre d’alcool. Pour les contaminations par les viandes, surtout de porc, faites bien cuire la viande.

  1. Je me souviens que lorsque j’étais enfant, la vieille voisine provençale recommandait l’ail contre les vers. Elle disait qu’on pouvait en frotter le ventre ou même, utiliser les gousses comme des suppositoires qui ressortaient, au moment de leur évacuation, couverts de petits vers blancs. Elle préparait des tartines de pain grillées frottées d’ail qu’elle n’épluchait pas car, disait-elle, le meilleur était dans la peau de l’ail. Si l'on ne veut pas s'imposer un cure d'ail, on peut opter pour de l'ail en gélule, plus concentré (voir le carnet d'adresse).
  2. Les feuilles d'Olivier. Vous pouvez préparer vous-même votre extrait en cueillant les feuilles provenant des rejets possés au pied de l'arbre. Voir la recette de l'extrait de feuille d'olivier ici. Vous pouvez également en acheter en gélules (voir le carnet d'adresse), ce qui est important, c'est la teneur en oleuropéine.
  3. Il faut aussi citer l'huile d'origan (moins puissante mais moins dangereuse que l'huile essentielle). Lisez cet article.
  4. La tanaisie est aussi un excellent vermifuge qu'on employait sans sourciller autrefois. On en trouve partout dans les terrains vagues et les jardins. L’infusion se prépare avec une cuillère à soupe de tanaisie sèche (prendre toute la plante, fleurs, feuilles et tiges) pour une tasse d’eau. Faire infuser pendant 10 minutes. Adoucir au miel et boire le soir, pendant une semaine en période de pleine lune. Mais attention, pas plus d'une semaine car ses principes actifs sont très puissants (ce qui explique pourquoi on n'en trouve quasiment pas en vente en France) et surtout pas quand on est enceinte. On en trouve quand même en gélules à l'étranger (au Royaume-Uni, voir sur ce lien)
    Pour les enfants, on préférera réaliser un cataplasme à appliquer encore chaud sur le ventre : 4 c. à soupe de tanaisie, 2 c. à soupe d’absinthe, 1 c. à soupe de santoline. Mélangez les plantes avec un peu d’eau bouillante jusqu'à obtenir une pâte épaisse. Tartinez une grande compresse avec la préparation. Laissez le cataplasme une demi-heure.
  5. Enfin contre les oxyures, il existe un vermifuge naturel (qui peut aussi fonctionner sur la plupart des autres parasites tant sa formule est à large spectre, il est à base d'ail (Allium sativum) titré à 1% d'allicine, mais aussi de  Curcubita pepo (courgette), de Curcuma longa (curcuma) de Trigonella foenum graecum (fenugrec),  de thym, cannelle, sarriette des montagnes, gingembre, girofle, grenade... Bref, un complément qui rassemble tout ce qui a été répertorié dans les études faites sur le sujet.

 

Carnet d'adresse :

Tropic’aroma

Ail en gélule

Extrait de feuille d’olivier en gélules

Oxoplex pour les adultes

Oxoplex pour les enfants

 

 

Ces informations ne se substituent pas à une consultation médicale.
Tags sur la même thématique Parasites parasites tanaisie bilharziose naturopathie
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