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Remèdes naturels pour un bon fonctionnement pancréatique

Article paru dans le journal nº 38 Acheter ce numéro

La phytothérapie, l'oligothérapie, la nutrithérapie ou encore la naturopathie recèlent des remèdes naturels efficaces dans les troubles et dysfonctionnements du pancréas. En voici une liste déjà bien fournie mais non exhaustive.

La diversité des remèdes naturels à disposition et leurs spécificités adaptées à chaque terrain m’obligent à ne citer ici que quelques exemples, sélectionné pour leurs particularités. La consultation d’un naturopathe peut être indiquée pour ajuster les autres possibilités naturelles en fonction de votre profil.

En phytothérapie

Le bourgeon de noyer ( Juglans regia ) en macérat glycériné est capable d’aider à normaliser le taux d’insuline tout en assainissant le milieu intestinal et en favorisant l’implantation des probiotiques. Il est utilisé avec intérêt en cas de pancréatite chronique.

Le gymnéma ( Gymnema sylvestris ), plante grimpante utilisée en médecine ayurvédique, dont le nom indien (gurmar) peut être traduit par « destructeur de sucre ». Il montre une capacité à inhiber l’absorption des sucres par l’intestin et stimule la production d’insuline, le classant parmi les majeurs pour lutter contre le diabète de type 2. Cerise sur le gâteau, Gymnema sylvestris anesthésie les papilles dédiées au goût sucré, permettant une évolution des habitudes plus facile chez les accros du sucre.

L’utilité de l’oligothérapie

Le zinc est nécessaire à un nombre impressionnant de fonctions organiques, dont celles du pancréas. Il est indispensable à la synthèse de l’insuline, ainsi qu’à celle de plusieurs enzymes jouant un rôle primordial dans la régulation du métabolisme glucidique. La carence en zinc est sans conteste un facteur prédisposant au développement du diabète de type 2. Bonne nouvelle, on en trouve en quantité intéressante dans les huîtres, le germe de seigle ou de blé, les noix de cajou ou les champignons ; c’est quand même plus sympa que des gélules !

Le chrome, qui conditionne l’activation correcte de l’insuline. Il exerce un effet hypoglycémiant grâce à l’incorporation du glucose dans le milieu ­intracellulaire. Par un biais neuro-endocrinien, il permet également de réduire les compulsions alimentaires, notamment sucrées. Le chrome est également impliqué dans le métabolisme des lipides. Vous en trouverez dans les dattes sèches, les noix du Brésil, les brocolis ou les haricots en grains.

Le complexe Nickel-Cobalt travaille sur un autre plan, celui des fonctions exocrines du pancréas. Il permet de régulariser des problématiques comme les ballonnements, les somnolences post-prandiales ou les lenteurs digestives, si ces symptômes sont dus une faiblesse pancréatique et… si votre alimentation est équilibrée, bien sûr.

Du côté de la nutrithérapie

La carnosine. Ce dipeptide montre une activité antioxydante majeure et demeure l’inhibiteur de glycation le plus puissant dans le vaste domaine des réponses thérapeutiques naturelles. Dans le cas d’un diabète de type 2, la carnosine évite pour partie la dégradation du système circulatoire par les AGEs (produits de Maillard), minimisant les impacts sur la sphère oculaire (opacification du cristallin), rénale (albuminurie) ou sur le durcissement des parois artérielles.

L’acide alpha-lipoïque, nutriment polyvalent, est capable de diminuer le phénomène d’insulinorésistance évoqué plus haut. C’est aussi un antioxydant puissant dont les impacts positifs se verront par exemple sur les neuropathies du diabétique, qui génèrent des symptômes variés : douleurs dans les pieds ou les jambes, troubles de l’érection, problèmes de transit, difficultés de miction, perturbation de la sensibilité à la douleur. Son effet protecteur de la rétine est également reconnu.

En conclusion, de mauvaises habitudes alimentaires fatiguant le pancréas aux atteintes plus avancées comme l’hypoglycémie ou le diabète de type 2, la médecine naturelle offre des solutions. L’idéal est bien sûr d’instaurer au quotidien une hygiène de vie qui augmentera vos chances de ne jamais avoir à faire appel à des remèdes curatifs.

Le diagnostic du naturopathe

Ce dossier est une synthèse (forcément réductrice), et bien d’autres influences sont à prendre en compte pour comprendre les tenants et les aboutissants d’une problématique. Par exemple, vous pouvez avoir une sécrétion exagérée d’acide chlorhydrique par l’estomac, sans brûlures dans un premier temps, mais qui aura pour conséquence un pH trop bas du contenu digestif. Ce pH pénalisera l’activité des amylases et donnera lieu à des fermentations intestinales, même avec une mastication et une fonction pancréatique correctes. N’hésitez pas à vous faire accompagner par un naturopathe, qui saura tenir compte de toutes vos particularités.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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