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Mauvaise haleine

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Des millions de personnes souffrent d’halitose, ou mauvaise haleine, rebelle aux masquages mentholés. Beaucoup n’osent pas en parler à un médecin. Pourtant, celui qui en souffre ignore sa condition, jusqu’à ce que son entourage lui avoue, avec plus ou moins de tact, la réalité. Et les plateaux de cinéma ne sont pas les seuls concernés. Si l’on en croit les multiples témoignages ainsi que les forums sur Internet, la souffrance est énorme, les répercussions psychologiques et sociales dé-s-as-treuses. Ce n’est pas rien d’avoir la bouche qui empeste.

En cause : les CSV

L’halitose, de hal (souffle) et osis (mauvais), n’a rien à voir avec la banale haleine chargée du matin. Le trouble est permanent et rebelle aux pastilles mentholées, au grain de café ou d’anis. Au Japon, un quart des plus de trente ans s’en plaignent et sont concernés par ce problème. En Californie, il vire à l’obsession. Les « breath clinics » (cliniques du souffle) y font un tabac et reçoivent environ 10 000 patients par an.

Le marché avoisinerait le milliard de dollars outre-Atlantique, les bains de bouche représentant à eux seuls près de 850 millions de dollars. Un marché juteux à même de susciter bien des tentations. La France n’y échappe pas, comme en témoigne un bien curieux centre parisien dont les coordonnées s’échangent sur Internet. Bizarrement baptisé Charmer (Centre de l’haleine retrouvée pour un mieux être réel), ses tarifs avoisinent les 300 €.

On croit à tort l’halitose d’origine digestive quand elle est buccale dans 85 % des cas. En effet, tout com-mence dans la cavité buccale : ce sont des bactéries Gram négatif comme- Porphyromonas gingivalis, présentes dans les anfractuosités dentaires ou prothétiques, les espaces interdentaires ou entre les microvillosités de la langue qui sont responsables de la formation de composés sulfurés volatils (CSV) malodorants, suite à la dégradation des aliments. Ces CSV sont le sulfure d’hydrogène et le méthylmercaptan – sans doute le plus toxique de tous – qui répondent au « doux » nom de putrescine et de cadavérine…

On sait que les CSV ne font qu’entretenir la parodontite, la maladie du parodonte, c’est-à-dire de l’ensemble des structures qui assurent l’ancrage de nos dents. Avec le temps, leur présence est un facteur de fragilisation des fibroblastes, cellules assurant la charpente du tissu conjonctif gingival. Ce qui peut conduire au déchaussement dentaire si rien n’est entrepris.

Et si c’était les amygdales ?

Traiter l’halitose est donc de première importance. Cela signifie soigner les caries, éliminer la plaque dentaire, sans oublier de se brosser la langue avec une brosse- à dents pour décoller les dépôts bactériens.

Résultat : une possible diminution de moitié du volume des CSV émis dans la cavité buccale.

Un bilan dentaire et parodontal, radiologies et prélèvements buccaux préciseront l’importance des dégâts.

Puis, c’est l’épreuve des tests. Deux méthodes existent pour analyser les gaz malodorants :

  • La première, celle de référence, repose sur l’« halimètre », appareil doté d’une cellule électrochimique li-quide à travers laquelle passent les échantillons gazeux à débit constant.
  • La deuxième méthode consiste à enregistrer les scores organoleptiques, autrement dit… la perception directe par le médecin de l’haleine de son patient ! Plus subjective que l’halimètre, mais précieuse dans l’orientation diagnostique (ces examens sont partiellement pris en charge par la Sécurité sociale).

Il est même possible d’acquérir sur Internet des testeurs ...

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