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"Les traitements dentaires perturbent les hormones"

Article paru dans le journal nº 6 Acheter ce numéro

Amalgames métalliques, caries, cicatrices d’extraction mal refermées autant de causes qui peuvent perturber gravement les glandes endocrines et leurs hormones, entraînant de nombreux troubles organiques et pathologies. Le Dr Michel Arteil, chirurgien dentiste, qui a étudié le lien entre dents et hormones depuis près de vingt ans nous livre ici son expérience de praticien.

Michel Arteil est docteur en chirurgie dentaire depuis 1975, à Toulouse, où il pratique la dentisterie énergétique depuis 1985. Âgé de 62 ans, il est aujourd’hui reconnu comme un spécialiste des oligo-éléments en dentisterie. Membre fondateur de l’association Odenth, il a participé à plusieurs conférences internationales sur les rapports entre les éléments traces et les parodontopathies.

A.S. : Sur quels fondements scientifiques se base la théorie qui lie les dents au fonctionnement hormonal et organique ?

Dr Michel Arteil : Les pédiatres savent bien que chez les jeunes enfants, les dents de lait peuvent causer des otites, des coliques ou des troubles respiratoires. Un certain nombre de dentistes se sont donc naturellement demandés pourquoi cette correspondance entre les dents et la santé globale ne perdurerait pas avec le temps. Beaucoup de dentistes se sont penchés sur ce lien et pensent maintenant que cette relation dents-organes passe par une relation encore plus intime entre les dents et les hormones. Dans ma pratique quotidienne de dentiste, j’ai pu constater, depuis près de 20 ans, qu’un tel lien existait effectivement.

Quelle serait la nature de ce lien ?

Il y a, d’une part, les amalgames dentaires composés de plusieurs métaux qui peuvent créer des fréquences parasites dans la bouche. La fréquence ne correspond pas à celle de la glande endocrine reliée à la dent, il se crée une perturbation fréquentielle au niveau de la glande endocrine et de l’hormone qu’elle sécrète.

Par ailleurs, diverses constatations cliniques indiquent que des cicatrices causées par un traumatisme ou une extraction de dents perturbent également « l’information » de la loge de la dent et ont des répercussions à distance sur le reste de l’organisme. La perturbation est, cette fois, d’ordre énergétique.

Dans quels types de pathologies le lien entre les dents et les hormones est-il le plus net ?

Le stress et la dépression sont sans doute les symptômes les plus fréquents. Ils résultent souvent de problèmes dentaires qui affectent les molaires. C’est assez fréquent car les premières molaires sont les dents généralement les plus cariées. Ce sont donc les dents qui reçoivent le plus fréquemment un traitement métallique : couronne ou amalgame. Les premières molaires sont en effet en liaison avec les hormones corticosurrénales qui sécrètent l’adrénaline qui accélère le rythme cardiaque et favorise les états de stress et ont pour conséquence la dépression, la tristesse et la colère. Quant aux secondes molaires, elles sont reliées à l’épiphyse qui a un rôle central dans l’organisme puisqu’elle règle notre horloge interne et induit le sommeil par l’intermédiaire de l’hormone qu’elle sécrète : la mélatonine. Des implants sur les secondes molaires peuvent troubler la sécrétion de mélatonine et ainsi engendrer des troubles du sommeil, un syndrome saisonnier de dépression, l’agressivité, l’indifférence ou la mélancolie.

La santé de nos dents aurait donc un effet direct sur notre comportement ?

C’est certain. Par exemple, j’ai pu soigner ainsi des problèmes liés à l’indécision seulement en changeant un ciment dentaire sur une canine du haut. Les canines sont en effet liées à l’hypophyse qui est le chef d’orchestre des glandes endocrines et le siège de la volonté, des pensées et des émotions.

Les problèmes de dents peuvent-ils aussi être à l’origine de maladies plus graves ?

C’est souvent le cas. Ainsi, les incisives centrales sont en relation avec les hormones sexuelles. Une perturbation située sur une incisive centrale peut entraîner des problèmes de stérilité masculine et féminine. J’ai vu le cas de certaines stérilités féminines, reconnues en milieu hospitalier, qui ont disparu après la dépose des amalgames et un rééquilibrage du terrain. Il existe également des stérilités masculines liées aux obturations faites à l’amalgame d’argent. Après dépose des amalgames, j’ai plusieurs fois constaté chez des patients stériles le retour à un spermatogramme normal sans autre traitement.

Vos observations ne vous amènent-elles pas à nous mettre en garde contre tous les types de traitements dentaires ?

Il faut prendre beaucoup de précautions. Par exemple, on pratique ces derniers temps l’extraction des premières prémolaires pour des raisons d’orthodontie. Après extraction, apparaissent souvent des problèmes respiratoires, asthme, emphysème et, à l’âge adulte, des problèmes d’hypotension ou d’hypertension car le cœur est, du point de vue hormonal, en relation avec les quatre premières prémolaires. Et une cicatrice mal refermée peut provoquer de graves conséquences. J’ai vu un patient dont les douleurs cardiaques se prolongeaient jusqu’au petit doigt gauche, totalement soulagé après application d’un simple pansement composé d’oxyde de zinc et d’huile essentielle de girofle.
Un retraitement d’une dent, fait avec plus de précautions, permet souvent des rémissions étonnantes. J’ai personnellement retraité la deuxième prémolaire d’une de mes consœurs et constaté, analyses à l’appui, la disparition de nodules thyroïdiens qu’elle avait depuis cinq ans.

Le lien dents/hormones est loin d’être accepté comme une certitude par la plupart des dentistes. Comment expliquez-vous cela ?

Il y a de plus en plus de dentistes qui sont convaincus, environ 300 en France. Mais le chemin est encore long, car il est souvent difficile d’admettre que l’on s’est trompé. Heureusement, les patients sont là et si les dentistes veulent bien les écouter, ils découvriront que leurs traitements peuvent entraîner des réactions à distance qu’ils ne soupçonnaient pas.

propos recueillis par François Lehn

Les dents et leurs symptômes associés

  1. Incisives centrales : problèmes liés au bassin, vertèbres lombaires, gonades, vessie, lymphe, sucs gastriques, sperme, ovules et région anogénitale.
  2. Incisives latérales : défaut d’assimilation, problèmes d’estomac, de foie, d’intestin ou de vésicule biliaire. Stress relationnel : estomac noué, angoisse, boulimie. Infection urogénitale et bronchopulmonaire. Problèmes vasculaires et rénaux. Cataracte.
  3. Canines : Troubles neurobiologiques, problèmes de vue, d’ouïe, d’équilibre. Problème de colonne vertébrale. Difficulté d’apprentissage. Amygdales. Perturbation de l’ossification et de la structure des cartilages.
  4. Premières prémolaires : asthme, emphysème, hypo ou hypertension, augmentation de l’élimination urinaire : eau et sel. Hypersensibilité. Humeur changeante, agressivité intérieure.
  5. Deuxièmes prémolaires : dysfonctionnement thyroïdien,voix rauque, angine chronique, gingivite, pathologies temporomandibulaires, laryngite. Ou des troubles du cholestérol et des triglycérides qui ne se rééquilibrent pas, malgré les traitements.
  6. Premières molaires : troubles au niveau lombaire, varices ou sensation de jambes lourdes. Ainsi que des troubles liés au stress comme la dépression, la tristesse, la colère ou même des fausses couches.
  7. Secondes molaires : troubles du sommeil, syndrome saisonnier de dépression, vieillissement prématuré, agressivité, extrême sensibilité à la lumière, épuisement chronique, indifférence, mélancolie.
  8. Troisièmes molaires (ou dents de sagesse) : colonne vertébrale, jambes, cervicales, coccyx , système nerveux central, tête et problèmes sexuels.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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