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L’OMS ? Mais à quoi ça sert !

Article paru dans le journal nº 81 Acheter ce numéro
  • Le 4 avril, l'OMS se disait finalement favorable à un port du masque généralisé.Le 4 avril, l'OMS se disait finalement favorable à un port du masque généralisé.

Dans son édition du 31 mars, le Journal du dimanche (JDD) rappelait que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’obstinait à estimer toujours inutile le port du masque. Elle communiquait très sérieusement qu’il n’y avait pas de « preuve suggérant que le port du masque par l’ensemble de la population ait un effet bénéfique », mots du Dr Mike Ryan, directeur exécutif chargé du programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. Deux arguments ont été ici avancés. Le premier est devenu culte : porter un masque peut avoir un effet contre-productif quand on ne sait pas comment l’utiliser. Et le fameux Mike Ryan d’ajouter : « Il y a plutôt des preuves qui suggèrent l’inverse parce que les masques sont mal utilisés ou mal mis ». Le patron de la direction générale de la santé (DGS), Jérôme Salomon, d’enfoncer le clou : « Les gens sont tout le temps en train de manipuler leur masque […] et c’est potentiellement en le manipulant qu’on se contamine. » Les gens sont si bêtes pour se masquer qu’il ne faut pas leur confier ce bien si précieux. Si précieux parce qu’il peut être rare. Le deuxième argument, plus audible à la limite, c’était le risque de pénurie mondiale. « Nous priorisons l’utilisation des masques pour ceux qui en ont le plus besoin : les soignants », rappelle Maria Van Kerkhove, une des interlocutrices de l’organisme international.

Quatre jours plus tard – pas quatre semaines, quatre jours ! – le 4 avril, l’OMS se disait finalement favorable au port du masque généralisé. Il n’aura suffi que de la volte-face des États-Unis pour que l’OMS revienne sur ses recommandations. Des États-Unis qui ont décidé, le 14 avril, de suspendre leur contribution à l’OMS, notamment parce que celle-ci reproduisait trop complaisamment les versions officielles chinoises. Van Kerkhove affirmait le 14 janvier qu’il « est très clair maintenant qu’il n’y a pas de transmission importante d’humain à humain ».

Et enfin que dire du rétropédalage dans la semoule de l’OMS sur la question de l’hydroxychloroquine ? Le 3 juin, elle annonçait sans se démonter la reprise des essais cliniques, seulement neuf jours après les avoir suspendus à la suite de la publication d’une étude dans la célèbre revue médicale The Lancet, étude qui a suscité une « expression of concern » (expression de préoccupation), terme consacré quand une revue scientifique a de sérieux doutes sur la qualité d’une étude qu’elle a publié.

Prestigieuse donneuse d’ordres, de consignes, de recommandations, de condamnations à l’échelle planétaire, l’OMS s’est illustrée par une incompétence, un retard préjudiciable dans ses réactions, par des erreurs dans ces prises de position et ses recommandations internationales, des rétropédalages qui la discréditent ou qui, peut-être, dévoilent son vrai visage. Les temps de crise ont du bon pour ça.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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