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Covid-19, le grand n’importe couac

Article paru dans le journal nº 80 Acheter ce numéro
  •  Une confusion générale accentuée par la communication désastreuse du gouvernement. Une confusion générale accentuée par la communication désastreuse du gouvernement.

Cela tombait plutôt mal. Sur les réseaux sociaux, on aura pu lire que le chef de l’État, Emmanuel Macron, souhaite supprimer la Cour de justice de la République (CJR) et empêcher ainsi à ses ministres d’être poursuivis pour des faits liés à leur mandat. En pleine pandémie de Covid-19, c’est pour le moins maladroit. Ce genre de disposition ressemble comme deux gouttes d’eau à des aveux de culpabilité. Un peu comme si une personne était convoquée au commissariat pour être auditionnée en tant que témoin, et qu’elle viendrait avec sa brosse à dents et flanquée d’« Acquittator », alias l’avocat Éric Dupond-Moretti. C’est louche quoi.

Et même si le désir d’en finir avec la Cour de justice de la République – juridiction d’exception, créée en 1993, compétente pour juger les crimes et les délits commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leur fonction – remonte à 2018, ça ressemble à s’y méprendre à un couac de plus. Ces couacs, le philosophe et lanceur d’alerte Roger Lenglet, en a répertorié quelques-uns dans son article que vous trouverez ici. Comme il l’écrit, à l’absence d’anticipation s’est substituée la confusion. Une confusion générale que la communication désastreuse du gouvernement n’a fait qu’accentuer. Et ce n’est pas faute de compter sur des spécialistes qui, entre les infectiologues et les épidémiologistes, ont tiré la sonnette d’alarme depuis bien longtemps.

Le mois dernier, nous vous rapportions une information révélant que les services de renseignements des pays occidentaux s’inquiétaient des risques de pandémies (Alternative Santé n° 79, p. 7). Ce mois-ci, vous découvrirez les nombreuses notes mises à la disposition de nos différents gouvernements sur l’urgence de renforcer la veille sanitaire et la réactivité des autorités pour prévenir la diffusion des virus. De « l’urgence de faire » afin de « ne pas faire dans l’urgence ». Même le très diplomate Jean-François Mattei, ancien ministre de la Santé et actuel président de l’Académie nationale de médecine confie dans nos colonnes (p. 16 à 18) qu’il se désole depuis longtemps que la médecine ait un peu trop vite crié victoire sur les maladies infectieuses.

Non seulement on constate que les phases épidémiques voire pandémiques sont de plus en plus nombreuses, mais aussi que leurs sources, leurs canaux de diffusion se multiplient. Et Mattei nous le rappelait lors de notre entretien, le saccage de notre environnement, en prenant, par exemple, le dégel du pergélisol qui pourrait laisser s’échapper des virus qu’il emprisonne – entraîne des risques de pandémies redoutables.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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