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Les pouvoirs étendus du nerf vague

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  • La stimulation électrique du nerf vague à des fins thérapeutiques est née dans les années 80. La stimulation électrique du nerf vague à des fins thérapeutiques est née dans les années 80.

Ce nerf crânien n’en finit pas de surprendre le corps médical. Il transporte sur un large territoire (d’où son nom) des informations motrices, sensitives et sensorielles, et joue un rôle majeur dans le bon fonctionnement de notre organisme. Son action thérapeutique ouvre des horizons d’espoir pour nombre de pathologies.

À l’heure où la santé de notre ventre fait la une des magazines, il est impossible de passer à côté de l’importance du nerf vague également appelé nerf pneumogastrique. Les nerfs vagues (au nombre de deux, de chaque côté du corps), ­appartiennent aux douze paires de nerfs crâniens. Ses ramifications nerveuses se répandent, telles une toile d’araignée, du cou au thorax et à l’abdomen. Les fibres nerveuses de ce nerf prennent naissance dans les noyaux gris du cerveau. Ensuite, le nerf quitte la boîte crânienne, descend dans le cou (d’où part une branche nerveuse dirigée vers les cordes vocales), longe l’œsophage, traverse le médiastin (région de la cage thoracique située entre les deux poumons et contenant le cœur, l’œsophage, la trachée et les deux bronches souches) et le diaphragme avant d’arriver dans l’abdomen où il se divise en de nombreux filets nerveux qui vont innerver le foie, l’estomac, la rate, les intestins… bref, l’ensemble des viscères abdominaux. Au niveau fonctionnel, il assure la transmission de la sensibilité du pharynx, du ­larynx et de l’épiglotte, ainsi que celle d’une partie des informations liées au goût et il a un rôle moteur sur certains muscles du voile du palais. Mais ce n’est pas tout. Il est largement impliqué dans les réactions autonomes de l’appareil ­cardio-vasculaire, trachéo-broncho-­pulmonaire et digestif.

Le grand ordonnateur

En clair, il s’occupe, seul, comme un grand, de ralentir notre organisme quand c’est nécessaire (baisse du rythme cardiaque et de la tension artérielle) et de stimuler la digestion quand c’est le bon moment (augmentation des sécrétions salivaires, gastriques et intestinales). Pour arriver à ses fins, il déclenche la sécrétion d’acétylcholine, neuromédiateur qui a notamment pour effet de ralentir la fréquence des battements cardiaques, de diminuer le calibre des bronches, d’abaisser la tension artérielle, de renforcer la contraction des muscles autonomes du tube digestif et, pour couronner le tout, d’augmenter la sécrétion de la salive et des sucs digestifs pour faciliter la digestion. Accessoirement, il joue un rôle dans la sensibilité de la peau du canal auditif externe.

En résumé, grâce au nerf vague, le cerveau contrôle le fonctionnement des viscères situés entre le haut du thorax et les deux tiers du côlon. En retour, tous les organes de la zone l’empruntent pour envoyer des messages au ...

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