Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Les couleurs, nos signatures vibratoires

Article paru dans le journal nº 24 Acheter ce numéro

Les couleurs ne sont pas anodines : elles véhiculent des messages et toute une symbolique différente selon les personnes, les époques, les modes, les classes sociales et les civilisations. Elles peuvent nous apporter joie et sérénité, nous inviter à être plus sûr de nous et plus enthousiastes. Et même nous soigner.

Chaque personne a une couleur préférée. Il s’agit d’une simple question de résonance avec notre état émotionnel et affectif. On pourrait même parler de signature vibratoire du moment, car la couleur est une énergie qui agit sur notre santé et notre moral. Aujourd’hui, on peut d’ailleurs se soigner grâce à la chromothérapie (thérapie par la couleur) qui consiste à projeter des rayons lumineux colorés sur le corps pour soigner rhumatismes et arthrose, pour des problèmes de peau ou encore oculaires. Autre technique : l’emploi des eaux solarisées (l’eau est soumise aux rayonnements du soleil durant deux heures à travers un filtre de couleur). Ces méthodes sont encore peu utilisées en France, même si des scientifiques ont prouvé leur efficacité thérapeutique.

Ambivalences chromatiques

Par ailleurs, les couleurs que nous aimons correspondent à notre sensibilité, notre vécu. Quand on aime une couleur, c’est qu’elle nous fait du bien.
En revanche, quand elle nous dérange, c’est qu’il y a une raison, un mauvais souvenir, une blessure que l’on n’a pas guérie. Autant de raisons pour y prêter beaucoup plus attention.

En France, il existe un archétype des couleurs renforcé par le biais des expressions populaires : ainsi, le blanc a été depuis toujours associé à l’idée de pureté originelle, d’innocence et de propreté, ou à une idée de manque (« une nuit blanche » ou « une page blanche ») ; le rose, c’est la couleur de la joie, de la douceur et du bonheur (« voir la vie en rose ») ; le rouge est ambivalent : c’est la couleur de l’énergie, du sang et de la vie, mais c’est aussi la couleur de la colère (« voir rouge ») et de la révolte ; l’orange aide à combattre l’asthénie et la dépression ; le violet est la couleur liturgique par excellence et de la spiritualité ; le bleu, correspondant au ciel et à la mer, est relaxant et apaisant, il aide à réduire l’hypertension ; le vert, étant associé à la végétation, nous détend et nous harmonise, mais symboliquement, il est considéré instable, naviguant entre chance et malchance ; enfin, le noir, couleur de l’ombre et de l’obscurité, a tendance à déprimer ; cependant il est passé de la couleur du deuil à celle de la distinction et de l’élégance… En fait, toutes les couleurs sont ambivalentes : selon le contexte, elles peuvent prendre un aspect positif ou négatif !

Ailleurs dans le monde

Mais qu’en est-il ailleurs, chez les autres peuples ? Dans le Mexique ancien, chez les Mayas, les couleurs avaient déjà une forte valeur symbolique et correspondaient aux quatre directions ; le bleu vert était situé au centre. Le bleu turquoise clair, nommé Yax, était une couleur unique obtenue avec une argile particulière mélangée à une mousse.
Ce « bleu maya » illuminera les fresques murales des palais. Durant les cérémonies dédiées au dieu de la pluie, on en recouvrait les hommes et les objets sacrés.

Chez les Aztèques, le bleu turquoise était désigné par le mot xiuh, signifiant « ce qui est précieux ». L’empereur portait toujours des ornements en turquoise et des plumes bleu vert. C’était la couleur du dieu de la pluie. Quant au jaune, il symbolisait le père Soleil, tandis que le rouge cochenille était par excellence le symbole du sang, donc de la vie.

En Inde, les couleurs sont encore lourdes de sens et d’identification sociale (les quatre castes indiennes), et cela depuis des siècles : ainsi le blanc est la couleur des Brahmanes ; le rouge, celle des seigneurs et des guerriers ; le jaune correspond aux marchands et aux artisans ; le bleu, la couleur des hors castes, et le noir, celle des Shudras (la caste la plus basse).

Chaque société a ses codes, chaque époque a ses couleurs dominantes, mais chaque personne possède une ou deux couleurs favorites. On dit souvent que le moral des citadins n’est pas très bon… Alors, puisque la lumière et les couleurs ont un impact fort sur notre comportement et notre moral, osons celles qui nous font du bien !

Les quatre couleurs sacrées des Navajos

Chez les Indiens Navajos (Arizona), il existe quatre couleurs sacrées indissociables des points cardinaux, des quatre montagnes sacrées et des quatre plantes essentielles. Le bleu, le jaune, le blanc et le noir sont ainsi utilisés pour réaliser les peintures de sable sur lesquelles le patient va s’asseoir. Pour guérir, l’hataali, ou homme médecine, va transférer la peinture de sable colorée du sol du hogan (maison traditionnelle) sur le corps du malade. Par exemple, la couleur noire des cendres (et celle des ténèbres) permet de guérir en chassant les mauvais esprits et en restaurant une relation harmonieuse avec eux.


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous