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Stérilité du couple traquer les causes en fin limier

Article paru dans le journal nº 21 Acheter ce numéro

Pendant longtemps, la stérilité fut reléguée à quelques cas épisodiques. Aujourd’hui, tout a changé. La stérilité touche environ 15 % des couples et la responsabilité en revient aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Les couples jeunes et en pleine santé apparente sont aussi souvent atteints que les couples de plus de 35 ans. Les autorités semblent découvrir ce phénomène, qui pourtant ne date pas d’hier. Les premiers signes sont apparus il y a plus de vingt ans…

L’infertilité est devenue un problème de société. Chacun sait que la fertilité tend à diminuer naturellement avec l’âge. Chez la femme, la fertilité est maximum vers l’âge de 25 ans pour disparaître pratiquement vers 45 ans. Chez l’homme, la diminution de la qualité des spermatozoïdes débute vers l’âge de 45 ans.

Mais, depuis quelques années, on constate que de plus en plus de jeunes sont atteints par ce problème. Pourquoi ? Il semble qu’il n’y ait pas de cause unique, mais plutôt un faisceau de facteurs qui se cumulent aujourd’hui au point de menacer l’avenir de l’espèce humaine…

Les causes

Chez un couple, un certain nombre de facteurs peuvent être avancés pour expliquer l’infertilité :

  • L’âge avancé (après 35 ans) d’au moins un des candidats-parents.
  • Un tabagisme de plus de quinze cigarettes par jour. Il est reconnu que le tabac a un effet délétère sur la fertilité, qu’il augmente le risque de fausse couche mais aussi qu’il diminue les chances de succès de l’implantation ovulaire lors de l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il faut aussi se rappeler qu’une exposition au tabac pendant la vie utérine entraîne un risque de stérilité chez l’enfant.
  • La consommation de plus de deux verres d’alcool par jour.
  • La consommation de plus de six tasses de café ou thé par jour.
  • Le surpoids d’un des deux conjoints (un indice de masse corporelle, IMC, supérieur à 25).
  • Le cannabis a démontré des répercussions sur la stérilité. Les autres drogues agissent sur l’équilibre hormonal et donc induisent également des problèmes de fertilité.
  • Les polluants : une étude récente sur 1 239 jeunes Espagnols a montré qu’un sur deux présentait une concentration de spermatozoïdes trop faible ce qui affecte sa fertilité. Les chercheurs ont constaté aussi que les jeunes vivant dans des zones industrielles étaient plus touchés que les autres. De nombreux polluants sont considérés comme des perturbateurs endocriniens : ils se comportent dans l’organisme comme des hormones féminines et ont le pouvoir de perturber les processus physiologiques de la fertilité masculine et féminine.
  • Les dérivés pharmaceutiques qui se retrouvent dans l’eau des rivières, des nappes phréatiques et du robinet… et probablement dans les plantes qui ont été nourries avec cette eau. Parmi eux, les dérivés hormonaux sont nombreux, provenant surtout des urines de femmes utilisant la pilule contraceptive et dont les molécules sont trop fines pour pouvoir être filtrées par les stations d’épuration actuelles…
  • Les radiations ionisantes (radiographie, centrales nucléaires, radon…) sont responsables de troubles des organes sexuels en cas d’irradiation, c’est bien connu. Mais ce qui l’est moins est que les radiations non ionisantes (champs électromagnétiques, téléphones portables, écrans cathodiques) le sont aussi, ce qui est beaucoup plus important aux vus de l’accroissement considérable du nombre des champs électromagnétiques artificiels…
  • La chaleur : vêtements serrés, position assise, atmosphère surchauffée, professions exposées (boulangerie, blanchisserie, fonderie, chauffeur routier)…
  • La fréquence des rapports sexuels : il est conseillé d’avoir des rapports tous les 2 ou 3 jours en période d’ovulation à cause de la durée de vie des spermatozoïdes qui est de 72 heures.
  • Les infections gynécologiques (salpingite, ovarite, orchite, prostatite…) où les germes fréquemment rencontrés sont la chlamydia, le mycoplasme…
  • Le stress.
  • Les pertes de poids importantes et brutales, ainsi que l’anorexie.
  • L’excès de sport qui est connu pour perturber l’équilibre hormonal.
  • Certains médicaments peuvent avoir une action hormone-like. Par ailleurs, certains auteurs se sont posé la question sur l’usage de la pilule pendant une longue période.
  • Le stress est une cause possible, tout comme les chocs émotionnels. Il agit sur l’équilibre hormonal via les hormones de stress (adrénaline, cortisol) et peut ainsi déséquilibrer les hormones sexuelles… Il bloque l’ovulation et fait baisser la fertilité masculine. En revanche, il a été démontré qu’il ne perturbe pas les résultats de l’AMP.
  • Les OGM : on a démontré que le maïs OGM induisait des stérilités chez les souris dès la troisième génération.

Chez l’homme

Chez l’homme, on distingue :

L’azoospermie, c’est-à-dire l’absence de spermatozoïdes qui peut provenir :

• d’une absence de fabrication (sécrétoire). Les origines sont souvent des anomalies génétiques, des infections des testicules (oreillons), une varicocèle, une irradiation des testicules (lors d’un cancer).

• d’une obstruction empêchant les spermatozoïdes de sortir des voies génitales. Les origines sont les malformations, les éjaculations rétrogrades (l’éjaculation se fait vers la vessie), les séquelles d’infection, les lésions de la moelle (tétraplégie), la mucoviscidose.

L’oligo-asthéno-tératospermie : l’anomalie du nombre, de la mobilité ou de la constitution des spermatozoïdes les rendant impropres à la fécondation. Les origines possibles sont extrèmement nombreuses : les troubles hormonaux, les atrophies testiculaires, les anomalies chromosomiques, les suites de chimiothérapie, les infections anciennes (oreillons, chlamydiose), certains médicaments, la présence d’anticorps antispermatozoïdes, une chaleur trop importante, l’alcool, les produits chimiques et les radiations…

L’impuissance dont les causes sont variables (psychologie, diabète, problème vasculaire, médicamenteux ou neurologique).

Chez la femme

Chez la femme, les dérèglements hormonaux sont très fréquents mais ils ne doivent pas masquer les autres causes possibles :

  • Des troubles de l’ovulation (absente ou irrégulière) sont souvent dus à des troubles hormonaux (ovaires ou hypophyse), des ovaires absents ou atrophiés, des maladies (thyroïde, diabète), un choc psychologique, un amaigrissement intense ou une anorexie, la pratique intensive d’un sport, une hyperprolactinémie, une tumeur de l’hypophyse…
  • Une obstruction des trompes de Fallope suite à des infections anciennes ou des malformations.
  • Des anomalies utérines souvent liées à des malformations, ou à des séquelles d’infections (chlamydia) ou encore à de gestes chirurgicaux (avortement, curetage…).
  • Une insuffisance lutéale. Le corps jaune se forme dans l’ovaire après l’ovulation. Il a pour but de secréter de la progestérone afin de développer la muqueuse utérine pour recevoir l’embryon lors de la nidation.
  • Une endométriose.
  • Des ovaires micro-kystiques (associée à des anomalies hormonales).
  • Un syndrome Distilbène, chez les enfants des femmes traitées par Distilbène dans les années 1955-1977.

Le bilan

Le bilan masculin doit être réalisé en parallèle du bilan féminin, cette précaution a surtout pour but d’éviter que l’infertilité ne soit attribuée (au préalable ou après un seul examen) à l’un des deux membres du couple sans avoir procédé à une investigation véritablement approfondie.

Chez l’homme

Après avoir réalisé les premières investigations (voir encadré page suivante), le médecin recherchera chez l’homme les antécédents de chirurgie de hernie inguinale (pouvant avoir touché le canal déférent), de torsion de testicule, de cryptorchidie, de varicocèle. Ensuite un examen clinique complet étudiera la verge, la prostate et les testicules. On pourra alors demander :

Des examens systématiques :

Spermogramme réalisé par masturbation après 5 à 6 jours d’abstinence. En cas d’anomalie, il conviendra de le renouveler trois mois plus tard.

Échographie testiculaire recherche des anomalies des testicules et des voies d’élimination des spermatozoïdes (épididyme, canal déférent…).

Des examens selon les situations :

Spermoculture recherche des germes principalement de Chlamydia trachomatis ou de mycoplasmes.

Bilan hormonal : FSH, inhibine B, testostérone et éventuellement LH et prolactine.

Dosage des PSA.

Des examens encore plus sophistiqués pourront être demandés : biochimie séminale, test de migration survie des spermatozoïdes, recherche d’anticorps antispermatiques, recherche de spermatozoïdes dans les urines, recherche de mutation génétiques sur le chromosome Y…

Chez la femme

Le médecin recherchera chez la femme des antécédents de chirurgie gynécologique, de fausse couche, d’avortement, de grossesse, de prise hormonale ou de pilule contraceptive, de dérèglement hormonal, d’infection gynécologique. Un examen clinique complet sera réalisé avec un examen gynécologique. Il pourra alors demander :

Étude des cycles, qui consiste à noter sur un calendrier la période de ses règles à la recherche de cycles irréguliers, voire absents…

Courbe de température, qui consiste à prendre la température tous les matins à la même heure. Un cycle normal comporte deux périodes : de J 1 à J 14 une température basse (inférieure à 37 °C) et une deuxième phase de J 14 à J 28 (jour du début des règles) qui correspond à une température plus haute (supérieure à 37 °C). L’ovulation se produit lors du passage d’une phase à l’autre, c’est-à-dire au 14e jour. Les anomalies de cette courbe indiqueront des anomalies hormonales ou ovulatoires, voire des absences d’ovulation.

Bilan hormonal, qui consiste à doser les différentes hormones agissant sur le cycle de la femme et son ovulation :

FSH : toute augmentation de la FSH en début de cycle révèle une insuffisance ovarienne débutante. Il y a généralement en association une augmentation des œstrogènes.

Œstradiol (œstrogène) : un taux élevé au 3e jour du cycle indique une diminution de la réserve ovarienne.

LH, prolactine, AMH (hormone antimüllérienne), progestérone.

Test de Hühner, qui apprécie la mobilité des spermatozoïdes sur la glaire du col utérin, 6 à 12 heures après un rapport sexuel.

Échographie pelvienne, qui étudie l’anatomie des organes génitaux à la recherche de malformation, de kystes de l’ovaire, de fibromes et surtout de mesurer la réserve ovarienne en ovules.

Hystérosalpingographie, afin de vérifier si les trompes de Fallope ne sont bouchées.

Hystéroscopie, qui consiste à monter une sonde dans l’utérus par voie vaginale, afin d’étudier la cavité utérine. Cet examen peut aussi permettre au médecin de faire des petits gestes chirurgicaux sur des accolements, des kystes ou autres au niveau de l’utérus.

Coelioscopie, qui consiste à passer une sonde dans la cavité abdominale sous anesthésie générale. Elle permet de visualiser les organes génitaux, les kystes, une endométriose, la perméabilité de la trompe de Fallope. Cet examen peut permettre aussi de traiter certaines anomalies : kystes ou problème de la trompe de Fallope…

Le but de ces bilans est de rechercher une cause éventuellement curable qui pourrait résoudre le problème. Dans le cas contraire, il faudra s’orienter vers l’AMP.

Le traitement

L’hygiène de vie : supprimer le tabac et le cannabis, limiter l’alcool et le café, apprendre à gérer son stress, perdre son surpoids, s’éloigner des pollutions, n’utiliser que des produits écologiques pour l’entretien de la maison et du jardin, manger biologique, éviter les sources de chaleur prolongée sur le bas-ventre, faire de l’exercice, s’oxygéner… et avoir des rapports sexuels tous les deux ou trois jours pendant la période de l’ovulation. Il ne faut pas non plus que cela soit une contrainte… de la tendresse et de l’amour, c’est la devise !

Le psychisme : l’infertilité est souvent ressentie comme un échec, une honte, une culpabilité, une dévalorisation… il est important de sortir de ces pensées. Personne n’est coupable, personne n’est responsable. Il faut regarder l’avenir (et non le passé) et accepter simplement de changer son mode de vie pour mener une vie plus saine.

Les traitements hormonaux : un traitement hormonal (œstrogène, progestérone ou testostérone) pourra réguler les cycles hormonaux chez la femme ou relancer la spermatogenèse chez l’homme. Toutefois, le traitement hormonal n’est pas sans conséquences à long terme sur l’individu.

Les inducteurs de l’ovulation : des inducteurs de l’ovulation pourront être proposés pour relancer l’ovulation. Ils consistent à débloquer la fabrication de la FSH, une hormone du cerveau qui permet la maturation d’un ovule. Les traitements sont nombreux (Clomid, Gonadotrophine chorionique Endo, Luveris…). Ils se présentent sous forme de comprimés oraux ou d’injectables (quelquefois avec une pompe à demeure qui distille lentement le produit sur l’ensemble de la période normale d’ovulation).

L’AMP : si les inducteurs n’ont pas été efficaces, il faudra recourir à l’AMP (voir ci-contre). Pour avoir une idée des chances de succès, il faut savoir que sur 1 000 tentatives de FIV, une implantation d’embryon sera réalisée chez 830 femmes. Environ 260 d’entre elles auront un test de grossesse positif… pour aboutir à 180 d’entre elles qui auront un enfant. Ces traitements sont souvent longs et pénibles à supporter. Ils s’accompagnent la plupart du temps de prise de poids plus ou moins importante ainsi que d’autres désagréments (problèmes cutanés, digestifs…).

D’autres traitements sont aussi
très intéressants :

L’alimentation doit être biologique et riche en fruits, légumes et crudités pour les antioxydants… et en huile d’olive, de noix et de poissons pour les oméga 3 et 6. Les sucreries, l’alcool et le café seront limités.

En nutrithérapie, il faudra veiller à combler les carences en fer, mais aussi à apporter des antioxydants pour lutter contre la pollution des radicaux libres, du coenzyme Q10 qui a démontré son efficacité sur la stérilité, du magnésium et de la vitamine B6 qui apporteront de l’énergie et lutteront contre le stress, de l’huile d’onagre qui est souvent intéressante dans les désordres hormonaux féminins, mais surtout du zinc et du zinc-cuivre qui agiront pour relancer les hormones sexuelles. Il peut être également intéressant de faire des dosages sanguins pour rechercher un éventuel déficit en vitamine D et en iode.

L’homéopathie apporte de nombreux remèdes pour rééquilibrer les hormones sexuelles (selon les situations) et aussi pour relancer l’ovulation par exemple une dose d’Ovaire 4 CH ou d’Hypophyse 4 CH vers le 12e ou 13e jour du cycle est souvent efficace.

En phytothérapie, une plante souveraine en cas d’infertilité féminine est la sauge ; chez l’homme on regardera davantage vers le tribulus terrestre ou le ginseng.

L’acupuncture, l’auriculothérapie, le qi gong, qui relancent la circulation énergétique, produisent souvent d’excellents effets.

La psychothérapie, la PNL, l’EFT pourront agir sur le stress occasionné par l’infertilité… ainsi le stress peut à la fois être cause et conséquence. Certaines femmes sont si désireuses d’avoir un enfant, si angoissées à l’idée de ne pas arriver à en avoir un, que cette seule angoisse les bloque et inhibe l’ovulation. Un petit travail psychologique les aidera à surmonter cette angoisse.

La médecine énergétique : des blocages énergétiques au niveau d’un ovaire ou d’un testicule sont souvent l’origine d’une stérilité. La levée de ce blocage résout souvent l’infertilité dans les deux mois.

Enfin, en cas d’intoxication par un polluant, une détoxication s’impose : chlorella biologique, coriandre, ail, spiruline, Humifulvate, sélénium…

Les champs électromagnétiques pulsés…

La stérilité est devenue un fléau dans nos sociétés modernes, la connaissance de ses causes en explique parfaitement les raisons. Des solutions existent, mais cela n’empêche pas le long chemin à parcourir pour enfin arriver à accoucher d’un merveilleux bébé.

Prenez 18 mois avant de conclure

En moyenne, il faut quatre cycles féminins pour obtenir une fécondation réussie. Chez certaines femmes, cela ne nécessitera qu’un ou deux cycles, alors que pour d’autres, six mois, voire un an, seront nécessaires. Quoi qu’il en soit, on commencera à parler de problème de fertilité en cas d’échec à la procréation pendant une période minimum de 12 à 18 mois.

À ce moment, des bilans seront nécessaires aussi bien chez la femme que chez l’homme pour en rechercher la cause, et surtout une cause curable. Les causes d’infertilité entre conjoints se répartissent ainsi :

  • 38 % mixtes (féminine et masculine),
  • 34 % purement féminines,
  • 20 % purement masculines,
  • 8 % inconnues.

Ce n’est qu’en l’absence de cause curable aura recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP).

Or le nombre d’AMP ne cesse de croître, passant de zéro en 1980, pour atteindre le chiffre de 45 000 en 2003.

87 000 perturbateurs hormonaux

Ce sont en tout 87 000 molécules qui ont été recensées et qui peuvent agir comme des perturbateurs hormonaux. On en trouve dans une multitude de produits de consommation courante :

  • les phtalates utilisés dans les
  • PVC (polychlorure de vinyle) et les PCB (polychlorobiphényles), le bisphénol A (employé pour fabriquer des biberons et pour recouvrir l’intérieur des boîtes de conserve) ;
  • les métaux lourds (plomb, mercure…) ;
  • les pesticides (et le glyphosate) et les insecticides ;
  • les polluants organiques persistants (POP), parmi lesquels on retrouve le PCB et les pesticides organochlorés (DDT), la dioxine, les phyto-oestrogènes…

Ces molécules se retrouvent dans l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons (en bouteilles de plastique ou au robinet), les aliments que nous mangeons (s’ils ne sont pas bio), les produits d’entretien et les peintures que nous utilisons pour notre maison et notre jardin, dans les cosmétiques que nous mettons sur notre peau…

Ces substances pourraient fort bien expliquer le résultat d’études récentes qui ont montré une baisse importante des spermatozoïdes chez les jeunes hommes, mais aussi une augmentation du nombre des cancers du testicule (multiplié par deux en trente ans) et des cryptorchidies – testicules non descendus – (multipliés par quatre en cinquante ans).

Cela rejoint les observations de féminisation des mouettes sur la côte pacifique des États-Unis à la suite d’une exposition au DDT. Certains pesticides ont également un effet cancérogène et immunodépresseur. Ils se comportent comme des antiandrogènes et peuvent induire des cancers du testicule, de la prostate et du sein.

Les premières investigations

Chez l’homme comme chez la femme, on commencera par rechercher des antécédents familiaux d’infertilité, de cancer urogénital ou de maladie génétique. Puis on s’intéressera à la vie courante du malade : tabagisme, de profession exposée à la chaleur, au dopage, au stress, aux radiations ionisantes ou à des toxiques, de problème lors des rapports sexuels…

Puis on passera aux maladies (diabète, insuffisance respiratoire, psychiatrie, infections urogénitales), et aux prises médicamenteuses au long cours.

Un enfant sur vingt naît d’une AMP

Aujourd’hui, un enfant sur vingt naît grâce à l’assistance médicale à la procréation. On recense plusieurs techniques :

  • L’insémination artificielle avec le sperme du conjoint, ou à défaut d’un donneur est indiquée en cas d’échec des inducteurs de l’ovulation, d’anomalie du col utérin ou de la glaire, d’insuffisance de spermatozoïdes, de problème d’érection ou d’éjaculation.
  • La fécondation in vitro (FIV) qui consiste à féconder en éprouvette deux ou trois ovules avec des spermatozoïdes (du mari ou à défaut d’un donneur) et à replacer un embryon dans l’utérus maternel.
  • Une éclosion assistée qui consiste à attendre 5 ou 6 jours avant l’implantation, peut être efficace dans certains cas. La technique d’hybridation génomique comparative (HGC Array) permet maintenant de sélectionner les ovules dépourvus d’anomalies chromosomiques et donc plus aptes à être fécondés. Dans d’autres situations, la FIV se fera avec les ovules d’une donneuse. Enfin, l’embryon pourrait également être implanté chez une « mère porteuse »…
  • Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) consiste à faire pénétrer artificiellement un spermatozoïde dans l’ovule. Cela permet des fécondations avec le sperme du mari lorsqu’il est déficient.

Infertilité et champs électromagnétiques

Une étude américaine d’une clinique de Cleveland a établi que plus les hommes passent de temps chaque jour sur leur téléphone portable, plus la qualité de leur sperme est mauvaise. (« Effect of cell phone usage on semen analysis in men attending infertility clinic : an observational study », par A. Agarwal, F. Deepinder, R. K. Sharma, G. Ranga, J. Li. Fertility and Sterility, 4 mai 2007, 15 février 2008). On peut aussi se poser la question sur les téléphones laissés allumés dans les poches de pantalon ou accrochés à la ceinture.

Cela rejoint une autre étude effectuée par Jacques Surbeck qui a établi que les radiations des écrans cathodiques (télévision, ordinateur) perturbaient de manière importante la spermatogenèse (« Effets non thermiques des radiations électromagnétiques émis par les tubes cathodiques sur cultures in vitro de tissu gonadique humain », par G. Tritto, M. O. North, A. M. Laverdure, J. Surbeck. XXes Journées méditerranéennes internationales de médecine du travail, Marrakech, Maroc, 26 au 28 octobre 2001).


 

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