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Comment régler naturellement les troubles du rythme cardiaque

Article paru dans le journal nº 19 Acheter ce numéro
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Avez-vous remarqué que depuis quelques années, de plus en plus de personnes sont sujettes à des troubles rythmiques du cœur (tachycardie, extrasystoles, désynchronisation, etc.) ? Les personnes qui souffrent de ce type de trouble se voient généralement proposés des antiarythmiques, dont l'efficacité est très variable et sont accompagnés de très lourds effets indésirables. Aussi il s'avère intéressant de tester d'autres approches comme la cohérence cardiaque qui peuvent, dans certains cas, permettre de réguler son rythme en douceur. 

Article mis à jour le 08/11/2019

Un système automatique de base

Fort heureusement, nous n’avons pas à nous soucier en permanence du fonctionnement de notre cœur, ni de nos intestins, de notre foie, de nos poumons, etc. Le maitre d’œuvre s’appelle le système orthosympathique qui est composé d’une chaîne de ganglions para-vertébraux spécifiques à chaque organe. Concernant le cœur, ce sont les deux ganglions situés de part et d’autre des vertèbres dorsales D2/D3. C’est pour cela que l’on peut intervenir sur des désordres cardiaques soit par digipuncture rythmique sur les deux ganglions cités par le biais du shiatsu, soit en frappant la vertèbre D3 un coup par seconde du bout de deux doigts (réflexologie vertébrale),  ou encore en frappant poing fermé et souple sans brutalité de larges régions du dos de chaque côté, toujours 1 coup par seconde (clapping chinois).

Par ailleurs, il existe un système d’amortissement dit de « contre réaction », qui permet d’effectuer les adaptations en douceur : c’est le système parasympathique composé de 12 nerfs crâniens, et du nerf pneumogastrique appelé aussi nerf vague. D’où les termes de vagotonie lorsqu’il y a des réactions adaptatives molles et tardives pouvant aller jusqu’au blocage total (amortisseur trop puissant) – c’est ce qui se passe lorsque l’on prend des bétabloquants - et de sympathicotonie lorsque les réactions adaptatives sont trop brutales (amortisseur trop faible). D’une façon générale, on dit que la sympathicotonie (système ortho prépondérant) entretient le stress, alors que la vagotonie (système para prépondérant) entretient la sérénité.

Causes de l'arythmie

Le coeur se trouve baigné dans une poche de liquide – cette poche s’appelle le péricarde, qui reçoit une innervation sensitive, à la fois sympathique et parasympathique. En fait, c’est une enveloppe qui fonctionne un peu comme l’estomac, et qui sous l’influence d’une excitation mécanique, d’un produit toxique ou allergisant dans le sang, ou encore d’un stress psychologique (positif ou négatif), peut se contracter, serrant ainsi le cœur.

Celui-ci réagit alors de diverses manières (palpitation, tachycardie), ou désordonnées (blocs cardiaques, extrasystoles…) ou encore augmentation de la pression artérielle. Cette enveloppe du coeur est connue depuis des millénaires en médecine chinoise qui la considère comme le centre du Shen (terme qui englobe en chinois les émotions, la conscience, l'esprit et le psychisme).

Nous avons donc affaire à un centre de contrôle à part, en outre  très influencé par la pensée consciente ou non. A remarquer qu’en acupuncture, il existe les méridiens coeur et les méridiens maître du coeur, ces derniers étant reliés au psychisme.

Les causes des arythmies sont multiples, soit liées à un problème physiologique (un signal électrique retardé ou anormal dans le muscle cardiaque), à des facteurs environnementaux au sens large (stress, tabagisme, certains excitant comme le cafés, médicaments ou drogues) ou une condition médicale antérieure (hypertension, maladie coronaire, déséquilibre de la thyroïde, diabète…).

Les traitements médicaux de l'arythmie

Dans certains contextes médicaux, comme les arythmies ventriculaires, la prise de médicaments anti-arythmie est considérée comme médicalement indispensable pour limiter les risques d'arrêt cardiaque.

Du côté des arythmies supra-ventriculaires, les extrasystoles (battements de cœur supplémentaires) sont considérées le plus souvent comme anodine et ne donnent rarement lieu à médication.

La fibrillation et le flutter auriculaires (battements chaotiques, souvent rapides, qui peuvent arriver ponctuellement ou régulièrement) sont considérés quant à eux comme ne posant pas de risque à court terme mais devant être traitées. Le sang circulant moins bien, le risque de formation de caillots et d'AVC est plus élevée.

Les différentes classes médicamenteuses utilisées sont les anticoaguants, les béta-bloquants, les antiarythmiques stabilisants de membrane, l'amiodarone et les inhibiteurs calciques.

Comme de ces médicaments ont fait l'objet d'alerte, soit pour leur inefficacité, soit pour leur effets indésirables importants. A titre d'exemple une revue Cochrane de 2019 sur les médicaments utilisés pour la fibrillation auriculaire constate, après analyse des études existantes, que les décès toutes causes confondues, étaient deux fois plus élevés chez les personnes prenant du sotalol (un bétabloquant) que chez les personnes prenant un placebo (traitement factice) ou sans traitement. Elle note également que la fibrillation auriculaire est encore réapparue chez environ la moitié des participants (43 % à 67 %) traités par des antiarythmiques.

Et les auteurs de conclure : "dans l'ensemble, les données probantes montrent que les antiarythmiques augmentent les événements indésirables, les événements proarythmiques et certains antiarythmiques peuvent accroître la mortalité. Inversement, bien qu'ils réduisent les récidives de fibrillation auriculaire, il n'y a aucune données probantes de bénéfice sur d'autres résultats cliniques, comparativement au placebo ou à l'absence de traitement".

La cohérence cardiaque

La technique dite de "cohérence cardiaque" ne prétend pas du tout répondre aux situations médicales complexes ou graves décrites plus haut mais offre en revanche aux personnes un outil simple de régulation et d'hygiène quotidienne du rythme cardiaque. Sur quoi repose-t-elle ?

Depuis longtemps on avait remarqué que le rythme cardiaque s’accélère légèrement à l’inspiration et décélère légèrement à l’expiration. Ceci signifie que l’inspiration inhibe temporairement l’influence du système parasympathique et produit une petite accélération du rythme cardiaque. Au contraire, l’expiration stimule le système parasympathique et induit un petit ralentissement du coeur. Ces oscillations rythmiques produites par la respiration sont appelées l’arythmie respiratoire sinusale (ASR).

Les techniques de contrôle respiratoire représentent donc le moyen le plus simple pour modifier la variabilité de la fréquence cardiaque. Une respiration lente, régulière et guidée, se situant aux alentours de 6 cycles respiratoires par minutes chez la majorité des adultes, produit l’effet Vaschillo consistant à mettre en résonance les variations dues à la respiration (hautes fréquences) avec les variations dues à l’activité baroréflexe des artères (basses fréquences).

Le baroréflexe est la réponse déclenchée par la stimulation des barorécepteurs. Les barorécepteurs sont majoritairement situés sur les gros vaisseaux, aorte et carotides. Lorsqu'ils sont stimulés par une distension des parois artérielles, ils envoient un signal qui active le nerf vague responsable de la vasodilatation. Celui-ci constitue la principale innervation efférente du coeur et inhibe l’orthosympathique. Ceci se traduit par une chute de la tension artérielle et une diminution de la stimulation (stress).
Cet état de résonance est appelé cohérence cardiaque.

Lire aussi VIDÉO - Stress, anxiété : pratiquez la cohérence cardiaque - Les conseils de David Tan

La cohérence cardiaque en pratique

Pour entrer en cohérence cardiaque, rien de plus simple : il suffit de respirer 6 fois 6 inspirations/expirations par minute (soit un inspir de 5 secondes et un expir de 5 secondes) et de le faire pendant 3 minutes au moins.

Comment atteindre la fréquence 6 ?

La cohérence cardiaque est au maximum lorsque cette fréquence de résonance de 6 cycles respiratoires par minute est atteinte. Ceci revient à inspirer pendant 5 secondes puis expirer pendant 5 secondes, 6 fois.
Donc :

  • Inspirez profondément par le nez pendant 5 secondes en adoptant une respiration par le ventre.
  • Soufflez lentement pendant 5 secondes, en freinant l’air avec le cavum
  • Faites 6 cycles de 6 inspirs/expirs

Sachez que pour des raisons anatomiques et physiologiques, la cohérence cardiaque ne fonctionne pas bien en position couchée. Mieux vaut la pratiquer assis confortablement sur une chaise, le dos bien droit (mais pas rigide), les deux pieds au sol, ou debout.

Pratiquez cet exercice pendant 5 minutes, 3 fois par jour. Il faut environ deux semaines de pratique pour commencer à adopter une respiration en fréquence 6 de manière automatique et pour en observer des résultats tangibles.

Résumé des applications de la cohérence cardiaque

Les exercices de cohérence cardiaque résolvent rapidement :

  • Les tachycardies
  • Les instabilités du rythme cardiaque
  • L’hypertension
  • Le stress en général

La respiration 5s/5s devient automatique au bout de 2 semaines, avec les effets positifs cités.
Tout ceci a été confirmé par des études randomisées sur des groupes d’employés de bureau aux Etats Unis.

Lire aussi Comment prévenir
les troubles du rythme cardiaque ?

Récapitulatif pratique

Les nouvelles fréquences cosmiques dans lesquelles nous baignons nous rendent beaucoup plus sensibles aux environnements toxiques et à nos propres désordres mentaux. C’est une forme d’examen de passage pour la construction des nouvelles générations.

Si votre coeur démarre des troubles rythmiques, il y a des gestes simples qui peuvent régler le problème en quelques minutes :

D’abord essayer de ne pas avoir peur (angoisse précordiale) qui déclenche de l’adrénaline en  entretenant voire en aggravant le problème ;

  • Plan A : Inspirer lentement à fond et faire une apnée à plein (cela inhibe le système ortho générateur de stress) – cela peut marcher immédiatement.
  • Plan B : Se faire faire un clapping chinois dans le dos par quelqu’un de l’entourage
  • Plan C : Essayez le cas échéant la réflexologie vertébrale sur la D3

Ensuite :

  1. Pratiquez la respiration fréquence 6 trois fois par jour pour construire la cohérence cardiaque.
  2. Essayez de comprendre ce qui déplait à votre cœur :  une mauvaise ambiance, un point pathogène (votre lit, tout endroit où vous stagnez longtemps chaque jour, des ondes toxiques comme le Wi Fi…), des ruminations négatives, une inquiétude larvaire, des projets malsains ou voués à l’échec, des aliments ou boissons qui ne conviennent pas…
  3. Changez ce qu’il faut dans votre vie. Si le dysfonctionnement de votre cœur n’est pas d’origine organique ou infectieuse, vos ennuis cardiaques disparaitront.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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