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Traumatisme crânien : des séquelles pas toujours visibles

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  • Des commotions répétées favorisent les pathologies neurodégénérativesDes commotions répétées favorisent les pathologies neurodégénératives

Accident sur la voie publique ou au travail, agression, chute au sport ou à la maison : le traumatisme crânien n’est jamais prévisible et toujours inquiétant. Et pour cause, qu’il provoque – ou non – un évanouissement, un coup à la tête peut avoir des conséquences neurologiques considérables et parfois inattendues. Et ce, même si l’imagerie médicale ne révèle pas de lésions significatives.

Il y a traumatisme crânien lorsqu’un choc à la tête entraîne un trouble de la conscience allant de la perte de connaissance passagère au coma. Le trauma est la blessure ; le traumatisme, sa conséquence. La profondeur et la durée du trouble auront un impact sur la gravité du traumatisme. Même lorsqu’une personne n’est que brièvement « sonnée », des séquelles neurologiques peuvent néanmoins exister, passer inaperçues lors du diagnostic mais engendrer ensuite un véritable « handicap invisible ».

Le cerveau baigne dans le liquide céphalo-rachidien, substance qui sert d’amortisseur en cas de choc. Mais si la tête est heurtée trop fortement, cette protection mécanique ne suffit pas : le cerveau percute la boîte crânienne. Cela conduit à un ébranlement des structures cérébrales avec suspension de leurs fonctions, brève ou prolongée.

Les conséquences sur le fonctionnement neuronal sont immédiates, qu’elles soient transitoires, avec interruption brutale des fonctions cognitives et comportementales, ou définitives en cas de lésion anatomique. La durée de la perte de connaissance indique le degré de gravité du traumatisme ; plus le réveil est rapide, plus grandes sont les chances d’un retour à la normale.

Commotion, contusion et coma : trois degrés de gravité

- Dans le cas d’une commotion cérébrale, la personne est assommée par le choc mais revient à elle quelques secondes ou minutes plus tard. Il peut y avoir une perte transitoire de la mémoire récente, mais la radiologie ne révèle – a priori – aucune lésion cérébrale. Avec ce type de traumatisme crânien léger, 90 % des victimes peuvent rentrer chez elles après un à deux jours d’observation. Cela dit, la récupération, même rapide et totale du blessé, ne suffit pas pour affirmer qu’il n’y a pas de lésions cérébrales ni qu’il n’y aura aucune séquelle.

Ainsi, bien que sans gravité apparente, la commotion cérébrale peut entraîner un syndrome post-commotionnel dans les semaines ou les mois qui suivent sa survenue. Celui-ci se caractérise par des maux de tête, des troubles du sommeil ou de la concentration et des changements d’humeur. Une surveillance médicale est nécessaire pour dépister d’éventuelles complications comme le risque d’hématome, car l’impact a pu provoquer une petite lésion vasculaire que des neurochirurgiens sauront opérer.

À long terme et malgré des examens morphologiques (IRM, scanner) apparemment normaux, des commotions cérébrales répétées (comme peuvent le vivre boxeurs, rugbymen ou hockeyeurs, par exemple) peuvent faire le lit de pathologies neurodégénératives telles qu’Alzheimer ou Parkinson. Autre conséquence : une commotion cérébrale entraîne un risque accru de dépression par la suite. Une étude canadienne sur plus de 200 000 victimes de commotion cérébrale suivies pendant vingt ans (de 1992 à 2012) a mis en évidence un nombre de décès ...

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