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Neurotransmetteurs,
les autres hormones du bien-être

Article paru dans le journal nº 13 Acheter ce numéro

Les neurotransmetteurs sont des messagers chimiques qui font circuler des informations de tout type entre les neurones. Cette chimie cérébrale qui contrôle la pensée, les sensations et le comportement, peut, quand elle est déséquilibrée, être à l’origine de nombreux maux.

Notre monde actuel génère beaucoup de stress. C’est une des raisons pour laquelle l’homme moderne consomme de nombreux stimulants, calmants et antidépresseurs. Ce besoin semble souvent anodin : du café le matin pour être en forme pendant la journée, un peu d’alcool le soir pour se détendre.

L’industrie pharmaceutique a parfaitement exploité ce nouveau marché et on peut constater que les anxiolytiques (pour se calmer), les hypnotiques (pour dormir) et les antidépresseurs (pour avoir le moral) sont parmi les médicaments les plus prescrits. Outre les effets secondaires de ces traitements, ces derniers ne sont pas adaptés parce que l’on ne s’est pas posé la bonne question préalable.

Très fréquemment ces troubles de l’humeur, ce manque de performances de notre mental, ou plus globalement un certain mal être peuvent provenir d’une carence en neurotransmetteurs cérébraux.

Une chimie cérébrale

Malgré le fait que l’on enseigne aux étudiants en médecine que c’est le cerveau qui commande au reste du corps, peu de médecins se soucient de cet organe important lorsqu’ils soignent leurs patients. Si le transfert de l’information au niveau cérébral est d’abord un phénomène électrique (mesurable par électroencéphalogramme), il ne faut pas oublier que les milliards de neurones de notre cerveau ne se touchent pas et c’est précisément par ce minuscule espace entre deux neurones (appelé synapse) que le passage de l’information s’effectue grâce aux neurotransmetteurs.

De plus, en fonction du neurotransmetteur utilisé, l’information sera différente ou modifiée. On comprend mieux pourquoi on compare l’action de ces médiateurs chimiques de notre cerveau à celle des hormones sur notre corps. Quand on prend de l’âge, il arrive fréquem­ment que le taux de neurotransmetteur baisse. Notre comportement, notre humeur et nos performances intellectuelle (mémoire, etc.) en pâtissent. Et cette altération de notre chimie cérébrale a aussi un impact sur notre équilibre physique.

Les 4 neurotransmetteurs importants

  • La dopamine. C’est la puissance du cerveau. Elle est responsable de notre énergie aussi bien psychique que physique, ainsi que de notre dynamisme et de notre acuité intellectuelle.
  • L’acétylcholine. C’est la vitesse du cerveau. L’acétylcholine soutient notre intelligence, notre mémoire et notre capacité de concentration. Elle intervient également dans notre forme physique.
  • L’acide gamma-aminobutyrique, GABA. C’est le rythme du cerveau. Il a un rôle stabilisateur et permet un fonctionnement régulier sur un plan mental et physique.
  • La sérotonine. C’est le synchronisme du cerveau. La sérotonine influence de façon positive le comportement et l’humeur.

Testez votre déficience cérébrale en neurotransmetteurs

Répondez par Oui ou par Non à chacune des questions ci-dessous.
Pour chaque neuro-transmetteur :
• 3 ou 4 réponses OUI indiquent une déficience légère.
• 5 à 7 réponses OUI traduisent une déficience moyenne.
• plus de 7 réponses OUI signalent une déficience majeure.
Il est possible et assez fréquent de corriger simultanément des carences de deux neurotransmetteurs différents

ACÉTYLCHOLINE
1. Je souffre d’insomnie.  
2. J’ai perdu du tonus musculaire.   
3. Je ne fais plus d’exercice physique.   
4. J’ai besoin d’une nourriture riche (grasse).   
5. Je suis rarement de bonne humeur.   
6. J’ai l’impression que mon corps tombe en ruine. 
7. J’ai des difficultés à respirer normalement.
8. J’ai du mal à me rappeler le nom des personnes
9. Je suis moins vif et moins créatif, ou j’aime la routine.   
10. J’ai constaté que ma mémoire décline.  

GABA

1. Il m’arrive d’avoir de légers tremblements.   
2. J’ai régulièrement des maux dos et/ou de tête. 
3. J’ai tendance à être à bout de souffle.  
4. J’ai tendance à avoir des palpitations cardiaques.  
5. J’ai tendance à avoir les mains froides.
6. Il m’arrive par moment d’avoir une transpiration excessive.   
7. Il m’arrive d’avoir des vertiges.  
8. Je suis souvent nerveux. 
9. Je me sens souvent épuisé, même après une nuit de sommeil.   
10. Je mange trop.   

SÉROTONINE

1. J’ai des sueurs nocturnes.   
2. Je me réveille toujours tôt le matin.  
3. Je n’arrive pas à me détendre.  
4. Je me réveille au moins deux fois par nuit.  
5. Il m’est difficile de me rendormir lorsque je suis réveillé.
6. J’ai des envies salées.   
7. J’ai moins d’énergie pour faire de l’exercice.   
8. Je suis triste.  
9. Je trouve difficile de donner un sens à ma vie. 
10. Je souffre d’anxiété.

Corriger les carences

Heureusement, des recherches ont montré que l’on peut agir directement sur le niveau de certains neurotransmetteurs. D’une part en modifiant son alimentation de façon à fournir en plus grande quantité les acides aminés qui leur donnent naissance (voir encadré) mais aussi en faisant appel à des compléments nutritionnels adaptés qui peuvent s’associer en cas de carences multiples.

Pour renforcer la dopamine, on aura recours à la phénylalanine, un acide aminé qui permet le passage de l’influx nerveux entre les neurones et les autres cellules. Elle contribue donc à l’activité et à la vigilance intellectuelle. La tyrosine est également un acide aminé précurseur de la dopamine.

L’acétylcholine n’est pas fabriquée à partir d’acides aminés, mais de choline. Il s’agit d’une amine quaternaire qui supporte la fonction cognitive et facilite la communication entre les neurones. C’est l’acide glutamique qui est en relation avec l’acide gamma-aminobutyrique (GABA).

C’est une source d’énergie pour le maintien de la fonction mentale et notamment pour les cellules nerveuses puisqu’elle passe la barrière hémato-encéphalique et c’est aussi un facteur clé dans la synthèse des neurotransmetteurs.

Enfin concernant la sérotonine, on s’est rendu compte que l’hypéricine, agit sur ce neurotransmetteur impliqué dans la modulation de l’humeur, et les comportements de prudence, de réflexion. Cette substance est la principale composante du millepertuis. Une autre substance, le 5-hydroxytryptophane est un précurseur de la sérotonine. On en trouve dans le griffonia.

Par ailleurs, pour conforter l’action de ces substances, il peut être bon de les associer aux vitamines du groupe B, indispensables au bon fonctionnement du cerveau : par exemple les vitamines B5, B12, B2 pour soutenir la choline et les vitamines B5, B9, B12, pour la sérotonine.

Enfin, certains compléments alimentaires prennent également en compte les ondes cérébrales. Chacun des quatre lobes (frontal, temporal, pariétal, occipital) est associé à un certain type d’onde et dominé plus particulièrement par un neurotransmetteur. Il en existe quatre type différents qui correspondent chacune à un niveau de conscience.

De cette façon, les compléments vont rétablir l’équilibre de notre chimie cérébrale et nous permettre un fonctionnement optimum de notre cerveau et par conséquent de notre métabolisme général.

Mettez des acides aminés dans votre alimentation

Une alimentation pas assez riche en acides aminés peut être à l’origine d’un déficit en certains neurotransmetteurs car notre cerveau, pour stimuler toutes les fonctions de notre corps, supporte mal les déficits nutritionnels.

Les acides aminés proviennent de la dégradation des protéines présentes dans les viandes, œuf, poisson, produits laitiers, etc.

Ainsi, on trouve de la phénylalanine et de la tyrosine (pour favoriser la dopamine) dans les viandes de dinde, canard, poulet, porc ; dans le germe de blé, les flocons d’avoine, les œufs, les noix, les yaourts.

La choline, nécessaire à l’acétylcholine, est apportée par le jaune d’œuf, la viande, le germe de blé, le soja, les crucifères.

La glutamine, qui dope le GABA, est particulièrement présente dans les fruits et légumes. Le tryptophane, qui agit sur la sérotonine, est fourni par le poulet, la dinde, le poisson, les œufs, les produits laitiers, les féculents, les fruits secs.

Cependant, la composition chimique des aliments, et en particulier celle des protéines, est très complexe. En effet, un aliment riche en protéines contient différents acides aminés et aura une action simultanée sur plusieurs neurotransmetteurs.

Par exemple, l’oeuf, très utile pour stimuler la synthèse d’acétylcholine, possède aussi un composant essentiel pour le GABA : la glutamine. C’est pourquoi un programme alimentaire de correction des carences en neurotransmetteurs aura tendance à augmenter la production globale des neurotransmetteurs mais ne permettra que très difficilement la correction d’une carence spécifique.

La chimie cérébrale est essentiellement un problème d’équilibre plutôt qu’un problème de quantité. D’où l’intérêt dans certains cas de recourir à un complément alimentaire ciblé.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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