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Laura Azenard : L’arthrose n’est pas qu’une maladie de personnes âgées

Isabelle Fontaine  rédigé le 02 février 2016 à 18h15
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Diagnostiquée arthritique du genou à 40 ans, Laura Azenard, cadre dirigeante dans une grande entreprise et passionnée de course à pied, refuse de considérer sa maladie comme incurable. De l’ostéopathie au jeûne, en passant par l’ayurvéda et le magnétisme, elle explore des voies thérapeutiques alternatives tout en initiant un profond changement de vie.

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Alternative Santé Comment l’arthrose est-elle arrivée dans votre vie ?

Laura Azenard De manière brutale ! Du jour au lendemain, je me suis mise à avoir très mal aux genoux. Moi qui n’avais jamais été malade et qui ne fréquentais aucun médecin, j’ai considéré ces -douleurs comme quelque chose de passager. Je me suis rassurée en me disant que du baume du tigre et moins de sport feraient l’affaire. Mais les douleurs se sont alors intensifiées, à tel point que prendre le métro est devenu un calvaire. Le diagnostic est tombé, implacable : arthrose du genou.

À l’époque, passionnée par la course à pied, je préparais le mythique défi de la SaintéLyon, 72 km à parcourir de nuit entre Saint-Étienne et Lyon. Mon rhumatologue m’a alors annoncé sans sourciller que je ne pourrai plus participer à ce type de défis. J’étais effondrée, car ma passion du marathon occupait tout mon temps libre. J’étais aussi inquiète pour mon avenir professionnel. Cadre dirigeante dans une chaîne de restauration, qu’allais-je -devenir si je ne pouvais plus -bouger comme avant ? S’en est suivie une période de dépression liée à une profonde perte de repères.

A. S. Vous avez alors commencé à vous documenter et à prendre contact avec d’autres personnes malades via internet…

L. A. J’avais besoin de comprendre comment fonctionnait cette maladie, pourquoi j’étais touchée, et surtout, comment guérir. Je me disais que j’allais trouver des solutions, je refusais le diagnostic d’incurabilité. Du côté de mon rhumatologue, je ne recevais aucun soutien, ni aucune marque d’empathie ou de considération. Cette véritable « star de la rotule » à Lyon n’excédait jamais dix minutes pour ses rendez-vous qui s’enchaînaient au rythme d’une soixantaine par jour.

Les livres sur l’arthrose vers lesquels je me suis alors tournée pour m’informer ne répondaient pas pleinement à mes attentes. J’ai beaucoup cherché sur internet et je suis entrée en contact avec d’autres malades sur des réseaux sociaux. Mon moral remontait, je me sentais moins seule. J’ai alors voulu expérimenter d’autres voies thérapeutiques, que je raconte dans mon livre*. Celle qui a constitué le vrai déclic a été le jeûne, dont des études et des témoignages rapportaient les bienfaits sur les articulations et les douleurs. Je me suis lancée dans une cure de deux semaines dans un centre de jeûne.

A. S. Quel effet ce jeûne a-t-il eu sur votre arthrose ?

L. A. Je suis partie avec une canne, je suis revenue sans canne. Mes douleurs avaient disparu ! J’ai vu d’autres participants dont l’état s’est aussi considérablement amélioré, quelle que soit leur maladie. Outre le jeûne en lui-même, il y avait des conférences sur la nutrition, son rôle dans les pathologies rhumatismales et -l‘importance de l’alimentation hypotoxique. De retour du séjour de jeûne, j’ai mis les pieds pour la première fois de ma vie dans un magasin bio. J’ai complètement revu ma manière de me nourrir, je me suis mise à lire les étiquettes, à tout calculer, à traquer tout ingrédient ou additif interdit.

Je me suis progressivement isolée de mes amis. Je ne concevais plus d’aller au restaurant ou boire un verre sans avoir le contrôle sur ce que j’avalais. Je n’avais plus de douleurs aux genoux, certes, mais paradoxalement, je n’avais plus d’énergie. J’ai compris alors que j’étais tombée dans un autre extrême, l’orthorexie, l’obsession de bien se nourrir. Peu à peu, j’ai trouvé un juste milieu dans ma manière de m’alimenter et de pratiquer différentes formes de jeûne à la maison, y compris de courte durée et les monodiètes.

A. S. Dans votre récit, vous peignez une galerie croustillante de portraits des différents thérapeutes rencontrés (ostéopathe, naturopathe, magnétiseur…). Que vous ont-ils apporté ?

L. A. Je ne me suis rien interdit. J’ai essayé tout ce qui se présentait à moi et dont on me parlait, en me disant : « Si ça peut m’aider, je prends ». À chaque fois, je -portais tous mes espoirs sur le nouveau thérapeute, pensant qu’il allait me guérir. La réalité est -évidemment plus complexe-, chaque thérapeute ayant son propre champ d’action et ses limites. Il est souvent difficile de trouver le bon du premier coup.

Il est alors important de ne pas se décourager. La naturopathe m’a été précieuse pour connaître les bonnes plantes à utiliser, même si elle ne parvenait pas à intégrer mes impératifs professionnels. Le magnétiseur m’a soulagée, même s’il avait un comportement pour le moins loufoque. Quant à l’ostéopathe, il m’a plombé le moral en me disant que je devais rester allongée, mais il m’a motivé à m’occuper de moi au quotidien. En fin de compte, j’ai pris le -meilleur chez chacun d’entre eux.

A. S. Vous insistez beaucoup sur la nécessité de prendre soin de soi pour guérir…

L. A. La maladie m’a obligée à ralentir le rythme, à m’interroger sur mes vraies priorités, à constater que, attirée par les extrêmes, je devais trouver un équilibre de vie. J’ai réalisé il y a une dizaine d’années que je n’en pouvais plus de ce ciel gris parisien au-dessus de moi et du stress incessant. Moi qui étais un bon petit soldat dans mon travail, à ne jamais faire de vagues ou exiger quoi que ce soit, j’ai, avec calme et conviction, demandé à être mutée à Lyon, ville dont je suis originaire. Cela a été accepté aussi simplement. Un pas décisif dans ma guérison a été franchi à ce moment-là.

Un autre grand moment a été la cure ayurvédique que j’ai suivie en Inde, au Kérala. Cela m’a été très bénéfique, à tous les niveaux, physique, mais aussi émotionnel et spirituel. J’ai été reconnectée à moi-même. Puis j’ai découvert les bienfaits des massages, qui ressemblaient à des prières, de l’alimentation végétarienne, des épices, des plantes ou encore du yoga, que je considérais à tort comme réservé aux séniors… J’ai personnellement eu besoin de ce déracinement en Inde, mais ce n’est pas non plus un passage obligé pour prendre conscience de l’importance de s’occuper de soi.

A. S. Aujourd’hui, comment allez-vous et surtout, comment vous soignez-vous ?

L. A. Je ne prends ni antidouleurs, ni anti-inflammatoires, ni médicaments chondroprotecteurs. Je suis une alimentation hypotoxique, dont j’explique les grands principes dans mon livre, qui consiste notamment à exclure le gluten, les produits laitiers et les cuissons à haute température.

Je pratique régulièrement le jeûne et les monodiètes, j’utilise des plantes comme l’harpagophyton, la prêle ou l’ortie, je fais des cataplasmes d’argile et de feuilles de chou rouge sur mes genoux que je masse avec des huiles essentielles de gaulthérie et de menthe poivrée. Pour l’instant, je n’ai plus besoin de voir d’ostéopathe, de kiné ou de rhumatologue. Finalement, tout cela ne coûte pas cher, comme on me l’objecte parfois.

C’est une question de choix et de déplacement de budget : acheter bio des produits de base et cuisiner, au lieu de consommer des plats industriels tout faits, remplacer ses dépenses de tabac par des dépenses de plantes, comme ce fut le cas par exemple pour moi.

Aujourd’hui, je m’estime guérie. Certes, je n’ai pas encore fait d’IRM qui pourrait prouver que les cartilages de mes articulations se sont reconstitués, mais je mène une vie normale, je travaille, je porte des talons, je sors avec des amis, Je fais du sport. Je n’ai plus mal et je me sens en pleine forme. La semaine dernière, j’ai pris le départ de la fameuse course à pied de SaintéLyon. Et je suis fière d’avoir réussi à la courir en 12h20 !

A. S. Pourquoi avoir décidé d’écrire ce livre ?

L. A. J’ai voulu écrire le livre que j’aurai aimé avoir entre les mains à l’annonce de ma maladie. Un ouvrage qui donne de l’espoir et s’adresse à tous, battant en brèche plusieurs idées reçues dont celle que l’arthrose est une maladie de personnes âgées. Dix millions de personnes en souffrent en France, et un quart d’entre elles ont moins de 40 ans ! Autre fausse piste : penser que l’on doit arrêter de faire du sport.

Au contraire, pratiquer une activité physique adaptée est important pour éviter la prise de poids, qui aggrave la maladie, pour permettre d’entretenir les muscles et pour stimuler la production de liquide synovial, lubrifiant naturel des articulations. J’espère montrer que guérir de cette maladie, ou tout du moins vivre mieux avec elle, est possible. Je vais désormais transmettre mon énergie et ma motivation en direct : j’organise dans le Beaujolais des stages de jeûne, de -monodiète et de randonnée orientés sur les bienfaits d’une alimentation hypotoxique.

En savoir plus

À 40 ans, cadre dirigeante dans une grande chaîne de restauration, Laura Azenard a tout pour être heureuse. Une carrière, un bel appartement, la passion de la course à pied qu’elle pratique à haut niveau, des amis, un amoureux et une famille aimante. Mais du jour au lendemain, sa vie bascule. Immobilisée par une arthrose carabinée, percluse de douleurs, elle ne peut plus bouger. Elle décide alors d’explorer, en un an, différentes voies de guérison possibles. Aujourd’hui, Laura Azenard va bien et a retrouvé une vie normale. Elle partage son expérience dans le livre « Comment j’ai vaincu l’arthrose » Éd. Thierry Souccar (2015).

Plus d’infos sur les stages organisés par Laura Azenard (mai, juin et septembre 2016) sur www.lauraazenard.fr


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