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Être végane ou ne pas être ?

Article paru dans le journal nº 35 Acheter ce numéro

Ne consommer aucun produit de service ou alimentaire ayant nécessité l’exploitation d’animaux. Sur le papier, la philosophie du véganisme est certes séduisante, mais dans la réalité sanitaire qui nous occupe, est-elle bien raisonnable ?

Le véganisme prône pour l’être humain une vie sans exploitation des animaux, sous quelque forme que ce soit. Sur le plan alimentaire, cela signifie non seulement l’exclusion de la consommation de la viande d’animaux terrestres et marins, mais aussi celle des oeufs et des produits issus du lait et du miel.

S’opposant au dogme établi selon lequel l’Homme est un omnivore, cette attitude, aussi généreuse soit-elle, est-elle réaliste ? Ses partisans en sont convaincus, d’autant plus que nombre d’entre eux connaissent rapidement une nette amélioration de leur état de santé et de leur qualité de vie dès qu’ils débutent ce régime. Mais ces bienfaits sont-ils durables le temps d’une vie ou ne sont-ils que le trompe-l’oeil d’un sursaut de l’organisme suite à l’abandon du mode de vie occidental actuel, au sujet duquel la communauté scientifique s’accorde pour reconnaître son caractère des plus néfastes ?

Véganisme et carences

Afin d’apporter quelques éléments de réponse à cette question essentielle, qui continue de faire débat dans la communauté scientifique, une équipe a étudié l’impact de l’alimentation végane (autrement appelée végétalienne, à ne pas confondre avec le végétarisme qui autorise la consommation de produits laitiers, entre autres) sur le statut de l’organisme en micronutriments essentiels, comparativement à l’impact d’une alimentation non végétalienne.

Si les végétaliens présentent un bon profil en acides gras (en particulier en EPA, un oméga 3 aux vertus anti-inflammatoires) et en antioxydants de la classe des polyphénols, ils ont des taux insuffisants en vitamines B12 et D, en iode et en sélénium.

Le véganisme ne peut donc être perpétué sans complémentation vitaminique et minérale, ce qui exige le recours à un médecin formé à un tel suivi.

« Food and Nutrient Intake and Nutritional Status of Finnish Vegans and Non-Vegetarians » dans PlosOne, février 2016.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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