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Préserver la terre-mère, c’est s’aimer soi-même

Article paru dans le journal nº 30 Acheter ce numéro

« Ce que l’homme fait à la nature et à la terre-mère, il le fait à lui-même. » À l’heure de la COP21 et où les changements climatiques font une fois de plus la une de l’actualité, il est temps de s’inquiéter du sort que l’on réserve à cette terre qui nous nourrit physiquement et spirituellement. Une terre à bout de souffle, aux batteries non rechargeables. Et si la solution était à chercher du côté des Amérindiens et de leurs chamans ?

Aujourd’hui, on assiste impuissant à la pollution de l’air dans nos villes. Ici, le changement climatique affecte déjà nos cultures : il n’y a plus assez d’abeilles pour polliniser les fleurs ; il pleut trop lorsqu’il devrait faire sec et inversement ; le temps est raccourci entre le moment des semailles et celui des récoltes…

Ailleurs, la contamination des lacs, des rivières et de la mer affecte les poissons que nous mangeons. Dans certains endroits, l’eau n’est plus potable à cause de la surexploitation des sous-sols et des produits toxiques utilisés.

Sur les terres amérindiennes, l’exploitation du gaz de schiste et des sables bitumineux provoquent de nombreux cancers. En Amérique du Sud, ce sont les forêts primaires qui disparaissent, et avec elles, quantité d’animaux et de plantes médicinales. D’ici à quelques années, que vaudra encore l’adage : « La nature est généreuse, elle nous offre des remèdes à tous nos maux » ?

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Lois de réciprocité

Réapprenons à respecter la terre en observant attentivement les lois de réciprocité de la nature. Les peuples autochtones de toute la planète ont su conserver cette communion avec les différents règnes et énergie de la terre : le minéral, le végétal, l’animal et l’humain, mais aussi avec les énergies célestes. La conception de la terre comme force nourricière trouve d’ailleurs sa source dans le culte de la terre-mère, un rite très ancien qui survit dans de nombreuses contrées, particulièrement en Amérique latine. C’est cette conscience ancestrale qu’il faut réactiver, cette interrelation avec toutes les forces de la création, cette spiritualité indissociable qui lie la terre à la nature. Cela, les chamans le savent depuis toujours.

Dans les communautés Quechuas et Aymaras, le culte à la Pachamama (terre-mère) est toujours très présent : la terre est considérée comme un être vivant qu’il faut remercier et nourrir par des offrandes si l’on veut qu’elle continue à être bienfaitrice. Lors de ce rituel, les hommes creusent un trou dans la terre pour y déposer de la nourriture, de la bière et des feuilles de coca. Il en va de même dans la province de Jujuy, dans le nord-ouest de l’Argentine, aux confins australs de la Bolivie, où des hommes font également un trou qu’ils nomment « la bouche de la terre ». Ils y déposent des offrandes, puis des hommes se mettent à chanter pour honorer la terre-mère nourricière.

Vivre plus simplement

Les changements climatiques et l’augmentation de la température de quelques degrés ne sont pas les seuls problèmes : le niveau vibratoire de la terre augmente, ainsi que l’indique l’évolution de son champ magnétique. Nous devrons alors nous adapter… Peut-être est-ce le bon moment pour remettre en question notre mode vie ? Que peut-on faire ?

La sagesse amérindienne nous le rappelle : il faut vivre plus simplement, ralentir notre rythme de vie, moins consommer en mangeant sainement, cesser de gaspiller l’eau et la nourriture, savourer chaque jour en vivant le moment présent, admirer la beauté de la nature et les changements de saisons, protéger la terre comme s’il s’agissait de notre propre corps. Car si on ne l’aime pas, si on ne la chérit pas, comment peut-on s’aimer soi-même ? La terre, la nature, le vent, le ciel, le soleil, autant d’éléments qui contribuent à notre élévation spirituelle, à notre bien-être tant psychique que physique.

Indiens Kogis, gardiens de la Pachamama

Les Indiens Kogis, qui vivent repliés dans la Sierra Nevada de Santa Martha en Colombie, sont les héritiers de la grande civilisation précolombienne Tayrona. Ils se revendiquent « gardiens de la terre-mère » avec la tâche de maintenir l’équilibre et l’ordre de l’univers, physique et spirituel ; c’est la terre-mère qui leur a dicté leurs savoirs, transmis de générations en générations.

Ces Indiens ont conservé un rapport très sensitif à la terre. Ils se disent sa voix, sa pensée, son énergie vitale. Ils sont la nature, son prolongement, une de ses composantes, tout comme un arbre ou une rivière. Dans toute la Sierra Nevada, il existe des lieux sacrés situés aux quatre directions ; c’est là que les Mamas (nom des chamans en langue Kogi) se rendent pour méditer et réfléchir à la façon de maintenir l’équilibre indispensable entre le monde visible et le monde invisible.


 

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