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Oméga 6 : une supercherie qui tue depuis plus de quarante ans

Article paru dans le journal nº 36 Acheter ce numéro

Après avoir été préconisés pour leurs vertus cardioprotectrices, les oméga 6 sont aujourd’hui accusés de favoriser les accidents cardiaques. Une dangerosité découverte dans les années 1970, mais passée sous silence depuis.

Depuis les années 1970, il est recommandé de remplacer les graisses saturées par des graisses insaturées afin de diminuer la morbidité et la mortalité cardiovasculaires. C’est ainsi que les notions d’acides gras oméga de séries 3, 6 et 9 ont peu à peu envahi les espaces publicitaires par le biais de propositions de margarines et d’huiles alimentaires censées garantir la meilleure santé à nos artères.

Dans le même temps, les résultats de nombreux travaux dénonçaient cette belle unité de façade : non, les acides gras oméga n’ont pas tous un effet cardioprotecteur. L’excès d’oméga 6 par rapport aux oméga 3 avait notamment été accusé d’aggraver la situation plutôt que de l’améliorer.

Récemment, c’est la relecture d’une étude fondatrice de la recommandation des acides gras oméga 6 qui a révélé l’une des plus sinistres mystifications de l’histoire médicale. Menée pendant plus de quatre ans sur quelque 9 400 personnes entre 1968 et 1973, elle n’avait été officiellement publiée qu’en 1989. Ce fait, qui aurait dû alerter, est alors passé complètement inaperçu.

Après un travail de fourmis pour retrouver les analyses que les auteurs de cette étude avaient planifié de réaliser, mais dont on ne trouvait aucune trace dans l’article finalement édité, il s’est avéré que, si la consommation régulière de l’huile de maïs diminue bien le taux de cholestérol de façon significative, elle double presque le risque d’accidents cardiaques.

Les producteurs d’huiles de maïs, de tournesol, de carthame, de soja, de pépins de raisins comme de coton ont su abondamment profiter de cette manne !

C. E. Ramsden, D. Zamora, S. Majchrzak-Hon et coll. dans The British Medical Journal, avril 2016.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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