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Olivier Soulier : "Les maladies sont là pour nous guérir"

Propos recueillis par?Isabelle Fontaine  rédigé le 26 février 2016 à 15h52
Article paru dans le journal nº 33 Acheter ce numéro
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Homéopathe, conférencier et écrivain, le docteur Olivier Soulier explore depuis trente ans le sens et le symbolisme du corps et des maladies. De la place du transgénérationnel à l’impact de nos émotions et ressentis dans les différents événements de notre vie, il nous invite à décoder les messages de nos maux pour cheminer vers la guérison.

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Alternative Santé Votre manière d’aborder les maladies est à l’inverse de celle de la médecine conventionnelle. Vous ne les considérez pas comme un ennemi à combattre coûte que coûte, mais comme une chance, une opportunité de guérison. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

Dr Olivier Soulier Le corps a une connaissance, une sagesse profonde que j’appelle la vigilance intérieure. C’est une sorte de conscience interne qui tente en permanence de nous ramener à nous-mêmes, à l’équilibre, lorsque, pour ne pas souffrir et nous adapter, nous nous en écartons trop. Albert Camus a écrit : « Nous habitons notre corps longtemps avant de pouvoir le penser. Notre corps a ainsi une avance considérable. » Considérer que la maladie est un élément extérieur venant nous perturber alors que nous serions prétendument parfaits est une vision qui manque fondamentalement de sens et de conscience, et qu’il est important de dépasser.

La maladie est la manière dont notre corps nous aide à rester en bonne santé. Je rejoins en ce sens la pensée de Jung lorsqu’il affirme : « Vous ne guérirez pas de vos maladies, ce sont vos maladies qui vous guériront. » On peut comprendre cette fonction guérisseuse de la maladie avec l’exemple simple d’une écharde plantée dans le doigt. Si on ne parvient pas à l’extraire, une poche de pus, composée d’une armée de staphylocoques dorés, va se former et aider à l’expulsion du corps étranger qui rendait malade.

A. S. Vous distinguez plusieurs catégories de maladies, chacune ayant des rôles et des fonctions différentes…

Dr O. S. Les maladies aiguës, comme les maladies infectieuses de l’enfance telle une otite ou une diarrhée, ont une fonction de constitution, de structuration face au monde extérieur, et ce grâce à la confrontation avec un microbe, qui est un patrimoine génétique adversaire. Ces maladies sont en quelque sorte favorables. Une fièvre peut avoir des vertus psychothérapeutiques pour un tout-petit, et le faire grandir. C’est pour cela que, dans la mesure du possible, il vaut mieux laisser ces maladies accomplir leur oeuvre en les accompagnant par exemple avec un remède homéopathique.

Sans bien sûr mettre en danger le patient, il est préférable d’éviter les antibiotiques. Si la maladie aiguë n’est pas parvenue à ramener à la santé en une seule fois, et si la personne n’a pas réussi à comprendre, intégrer et symboliser son message, alors l’affection risque de continuer à travailler en elle. Elle va pouvoir donner une maladie intermédiaire, à l’image des insomnies ou des allergies qui sont l’expression d’un mal-être, d’une souffrance. Il y a encore la troisième ligne, la maladie chronique, celle qui rappelle à la personne la difficulté non résolue dans le but de la faire évoluer. Citons encore Jung, qui disait : « Tout ce qui n’arrive pas à la conscience revient sous forme de maladie. »

A. S. Pour chaque pathologie, vous proposez une interprétation symbolique précise. Mais ce décodage est-il valable pour tout le monde ? Toutes les maladies, y compris les plus banales, ont-elles vraiment un sens ?

Dr O. S. À la question de savoir si toutes les maladies ont un sens, je réponds oui à 100 %. Mais il faut aussi savoir vivre sans tout interpréter tout le temps et se pencher sur le sens en particulier dans les moments difficiles de l’existence. Quant à l’interprétation des maladies, à leur décodage, il y a des nuances importantes d’une personne à l’autre pour une même affection, qui dépendent de son histoire personnelle, de la manière dont les ressentis, les émotions ont été vécus dans le corps, et somatisés.

Il est important de sentir si oui ou non l’interprétation sur le sens profond de sa maladie résonne en soi, et de quelle manière. Ceci dit, on trouvera toujours des points communs dans les maladies. L’hypertension artérielle, par exemple, parle à un moment ou à un autre d’un passage en puissance, en force, de la notion de mettre la pression. J’ai élaboré ces interprétations au contact de mes patients, en me servant de mon intuition, qui est très importante dans ma démarche, et aussi grâce à des auteurs et thérapeutes qui m‘ont inspiré, parmi lesquels le psychanalyste Willy Barral, l’embryologiste Erich Blechschmidt ou encore l’écrivain Annick de Souzenelle.

A. S. Une partie de votre travail repose sur la dimension transgénérationnelle des maladies, c’est-à-dire qui sont liées au vécu de nos ancêtres. Pouvez-vous nous expliquer cette conception ?

Dr O. S. Nous héritons de l’histoire de nos ancêtres. Nous portons en nous les informations liées aux générations précédentes, leurs secrets, leurs espoirs, leurs problématiques conscientes et inconscientes, leurs comportements, leurs émotions… Dans chacune de nos cellules, l’ADN témoigne de ce lien. L’ADN nous vient de nos parents, de nos grands-parents, de nos arrière grands-parents, et chacun y ajoute sa contribution avant de le passer à la génération suivante. Des recherches récentes menées à l’Université de Genève nous apprennent que des violences, des abus sexuels s’inscrivent dans l’ADN.

En transgénérationnel, on observe que plus un traumatisme est éloigné dans la généalogie, plus il s’inscrit avec puissance chez un descendant. Dans le chemin de la personne confrontée à une maladie d’origine transgénérationnelle, il se produit un moment important que j’appelle la bascule des générations. Soit la personne continue de porter la souffrance des générations passées, soit elle ose leur rendre ce qui leur appartient et prend la responsabilité de son existence. De ce fait, elle évite de transmettre à ses propres enfants la souffrance transgénérationnelle.

A. S. Vous accompagnez entre autres des personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP), et vous dites obtenir parfois de très bons résultats de guérison, alors que cette affection grave est réputée incurable…

Dr O. S. Depuis mes débuts, j’ai suivi près de 600 personnes atteintes de SEP. Lorsque la maladie est prise en charge dès les premières poussées, et s’il y a une prise de conscience de la personne, il est possible d’obtenir des guérisons. D’un point de vue symbolique, la sclérose en plaques indique un désaccord entre le projet de la personne pour sa propre vie et le projet de sa famille ou du groupe pour lui-même.

À un stade avancé, c’est plus compliqué, car la personne s’est installée dans sa maladie, et il peut arriver qu’elle y trouve inconsciemment des avantages. On peut cependant obtenir d’importantes améliorations. Je suivais une patiente atteinte de SEP en fauteuil roulant qui a récupéré de la mobilité en réussissant à refaire de petits déplacements dans sa maison. La prise en charge de la sphère psychologique dans la SEP est importante, mais elle ne suffit pas. Il faut aussi traiter les troubles digestifs associés, la perméabilité intestinale et suivre un régime nutritionnel type Kousmine ou Seignalet.

Je travaille également avec le Dr Michel Geffard, qui a mis au point l’endothérapie multi-valente, une thérapie reposant sur l’administration de remèdes sur-mesure d’après l’analyse des anticorps circulant anormalement dans le corps du malade.

A. S. Quel regard portez-vous sur la médecine conventionnelle ?

Dr O. S. Sa vision très scientifique et mécanique est honnête, mais limitée. La médecine est devenue très technique, elle fait des miracles dans le traitement de certaines pathologies, dans tout ce qui relève de la fabrication de prothèses hypersophistiquées par exemple. Sauf qu’elle est essentiellement orientée vers la prescription de médicaments. L’importance cruciale de la relation de compréhension, d’empathie, d’amour du soignant a été complètement mise de côté.

Alors que j’étais étudiant en médecine, j’ai été confronté très tôt au manque de compréhension et de prise en charge globale de l’être humain. Je me suis tourné alors vers l’homéopathie, qui a répondu à mon besoin de sens, puis vers l’acupuncture qui m’a interpellé avec sa cosmogonie complexe du monde. Ma médecine consiste à agir sur les trois corps : le physique, le psychique et l’émotionnel, en allant chercher le potentiel de guérison présent en chacun de nous. C’est un chemin long et exigeant, qui peut parfois susciter de la peur et de l’incompréhension.

Olivier Soulier est médecin homéopathe et acupuncteur exerçant à Lille. Conférencier, auteur de nombreux livres, il décrypte depuis trente ans le sens et le symbolisme des maladies en lien avec les événements de l’existence. Son travail de décodage biologique explore des domaines divers : affections des dents, microbes, dépendances, désirs alimentaires, poids, affections chroniques et dégénératives… Il organise toute l’année des séminaires à thèmes, et anime aussi des ateliers et des groupes de thérapie.

En savoir plus

Olivier Soulier édite une lettre mensuelle d’informations gratuite. Abonnement sur le site www.lessymboles.com

« Docteur Olivier Soulier, Médecine du sens, comprendre pour guérir », portrait du Dr Olivier Soulier par  Jean-Yves Billien, DVD édité par BigBangBoum Films.

« Histoires de vies - Messages du corps », Dr Olivier Soulier, Éd. Sens & Symboles (2015).


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