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Peur de l'hôpital ? Il y a des remèdes

Article paru dans le journal nº 24 Acheter ce numéro
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L’idée de devoir entrer bientôt à l’hôpital ou en clinique n'est jamais rassurante, même si la raison pour laquelle on doit faire ce séjour n’a rien de grave en soi. Le lieu cristallise un grand nombre de nos peurs qui ne sont pas toutes - il faut bien l'avouer - totalement infondées.

 

Celles-ci sont très diverses :

  • peur de ne pas se réveiller d’une opération,
  • peur de n’être considéré que comme un numéro (le lit de la 112, près de la fenêtre),
  • peur de n'être qu'un organe malade (la cirrhose du foie de la 325),
  • peur de devenir le cobaye d'un traitement expérimental (« forcé » par le corps médical à subir un traitement que l’on ne sent pas bon pour soi),
  • peur d'être victime d'une infection nosocomiale.
  • peur d’insécurité par manque de personnel, surtout la nuit,
  • peur d’incompétence suite à la fermeture de certains services en raison d’une mortalité significativement supérieure à la moyenne nationale...

Que vous soyez assez confiant ou, au contraire, en pleine panique, lisez nos conseils pour que tout se passe pour le mieux avant, pendant et après votre séjour.

Comprenez d'abord que la peur ralentit la guérison

Être capable de gérer le stress est essentiel car celui-ci est une cause importante de la production de radicaux libres, d’une aggravation du terrain inflammatoire souvent préexistant et d’une baisse dramatique des défenses immunitaires, ce qui ne fera que ralentir le retour à la guérison.

Commencez par calmer le stress

1) Fleurs de Bach :

  • Mimulus, adapté à toutes les formes de peur dont la cause est connue (peur de ne pas se réveiller, peur que l’opération se passe mal, peur de souffrir, peur de la promiscuité, etc.) : 2 gouttes 4 fois/j depuis le jour où l’hospitalisation est décidée jusqu’à la prémédication précédant l’intervention et éventuellement reprise quelques heures après le réveil.
  • Rescue Remedy, quand la peur fait place à la panique : au moins 2 gouttes 4 fois/j plus 2 gouttes chaque fois que le sentiment de panique réapparaît.

2) Homéopathie :

  • Ignatia amara 9 CH quand l’anxiété varie considérablement en fonction des circonstances, disparaissant notamment à l’occasion de toute distraction. 3 granules matin et soir.
  • Gelsemium sempervirens 15 CH quand l’anxiété est accompagnée d’une sensation d’abrutissement général, de tête vide, voire de tremblements et d’épisodes diarrhéiques en lien étroit avec les émotions traversées. Une dose à jeun 8 jours avant l’intervention, une seconde la veille.

Pour vous procurer les différents médicaments homéopathiques cités dans cet article, cliquez sur les liens dans le carnet d'adresse et cherchez les remèdes qui vous intéressent. Les remèdes homéopathiques vers lesquels nous vous dirigeons ne sont pas ceux que l'on trouve habituellement dans le commerce. Ils sont fabriqués sur place et ne font l'objet d'aucun processus de fabrication industriel qui pourrait les dénaturer.

Remontez vos défenses immunitaires

Lorsqu’une hospitalisation s’avère nécessaire, on doit surmonter un terrain inflammatoire chronique et une baisse des défenses immunitaires. Dans un tel contexte, l’éventualité de contracter une infection pendant le séjour est loin d’être nulle, d’autant plus que quelques germes résistant à de nombreux antibiotiques hantent régulièrement certains services (chirurgie, réanimation tout particulièrement).

En dehors d’une urgence, l’hospitalisation doit donc être préparée afin que celle-ci ne soit pas émaillée par une complication infectieuse.

Lutter contre le terrain inflammatoire chronique en prenant :

  • Des oméga 3 riche en EPA, connu pour son fort pouvoir anti-inflammatoire : prenez 2 capsules d'Oméga 3 chaque matin dès que vous savez que vous serez admis(e) à l'hôpital (en dehors de tout traitement anticoagulant ou anti-inflammatoire – dans un tel cas, consulter impérativement un médecin nutrithérapeute).

Remonter les défenses immunitaires en prenant :

  • De la vitamine D dont on sait que sa carence est fréquente et qu’elle fait le lit d’un grand nombre d’affections parmi les plus graves. Vous pouvez ajouter à cela un complexe minéralovitaminique. Mais faites attention qu'il ne comprenne ni fer, ni cuivre, ni manganèse ces trois minéraux étant ambivalents, anti-inflammatoires au-dessous d’une certaine dose et devenant facilitateur du processus inflammatoire au-dessus de cette dose. Si vous ne trouvez pas, prenez seulement de la vitamine C naturelle à forte dose.
  • Des probiotiques : Probioplex 2 gélules par jour ; doubler en cas de traitement antibiotique pendant tout le traitement et le mois suivant.

Le spectre de la chirurgie

Qu’elle soit mutilante ou réparatrice, la chirurgie est toujours cause de traumatismes, énergétique, physique si ce n’est psychique. Ainsi, à côté des risques d’hémorragie, d’infection ou de mauvaise cicatrisation, faciles à diagnostiquer, d’autres risques demandent autant d’attention, d’autant plus que leur méconnaissance est toujours cause de retard de retour à un meilleur état de santé : ce sont la dépression postopératoire et les fuites énergétiques. Prévenir ces différents aléas de la chirurgie est donc essentiel.

- Prévenir le risque hémorragique

  • Phosphorus 9 CH, deux doses avant l’intervention à 24 heures d’intervalle, puis une dose par jour pendant les six jours suivants.
  • Arnica montana 9 CH devra lui être systématiquement associé car, en plus de gérer le choc traumatique, il permet une résorption plus rapide des ecchymoses et de l’œdème. Même protocole que précédemment mais décalé de 12 heures par rapport à Phosphorus.

- Prévenir l’infection

  • Hepar sulfur 30 CH : 3 granules une fois par jour, depuis la veille de l’intervention jusqu’à ce que la cicatrisation soit belle.

- Faciliter la reprise du transit intestinal

  • Opium 7 CH, 3 granules toutes les deux heures après une anesthésie de plusieurs heures car l’atonie du tube digestif est quasiment systématique. Parfois, il ne suffira pas et devra être associé à l’un des deux remèdes suivants :
  • Raphanus niger 5 CH, même posologie, quand en plus existent des douleurs du flanc gauche (en lien avec une stase des gaz dans l’angle colique de ce côté et tout le côlon descendant).
  • China rubra 9 CH, même posologie, si l’abdomen est augmenté de volume dans son ensemble et hypersensible au moindre contact, dans un climat de faiblesse générale comme cela arrive souvent après une intervention très sanglante ou/et ayant duré plusieurs heures.

- Faciliter la cicatrisation de la peau

  • Staphysagria 7 CH parce qu’il facilite la cicatrisation de toutes les plaies dues à un objet tranchant : 3 granules 2 fois/j à commencer 3 jours avant l’intervention et à poursuivre 15 jours après.
  • Graphites 7 CH lorsque les précédentes cicatrices ont pris l’aspect de boudins disgracieux (chéloïdes) : 3 granules 2 fois/j à commencer si possible deux semaines avant l’opération et à continuer pendant au moins un mois après. Une dose de Thuya occidentalis 30 CH par semaine devra lui être systématiquement associée.

- Faciliter la cicatrisation des os

  • Symphytum 7 CH quand l’intervention a concerné les os (prothèse, réduction de fracture : 3 granules 2 fois/j pendant 4 semaines.

- Favoriser la récupération ostéoarticulaire

Une diminution de la mobilité est fréquente lors de la reprise de la station debout et s’accompagne souvent d’une certaine ankylose. Là encore, plusieurs remèdes homéopathiques sont indiqués dont :

  • Ruta graveolens 5 CH, lorsque les douleurs articulaires sont aggravées par le repos, améliorées rapidement par le mouvement après une période de dérouillage de quelques minutes. 3 granules 2 à 3 fois/j jusqu’à sédation.
  • Rhus toxicodendron 9 CH, lorsque les douleurs ne s’estompent qu’après un dérouillage beaucoup plus long, proche du quart d’heure. Cela correspond souvent à un terrain arthrosique évolué préexistant. Même posologie.
  • Radium bromatum 9 CH, notamment après un aliment prolongé : les douleurs sont essentiellement localisées à la région lombosacrée et/ou aux genoux et responsables au lever d’une sensation pénible de faiblesse comme si les genoux allaient lâcher.  Même posologie.

- Le trauma psychique

  • Arnica montana couvre aussi le versant psychologique du traumatisme chirurgical. Toutefois, il n’est pas toujours suffisant, notamment lorsqu’un sentiment particulier se fait jour : « Ma vie est brisée, cela ne sera jamais plus comme avant ! ».
  • Star of Bethlehem (fleur de Bach) peut alors prendre le relais : 2 gouttes 4 fois/j pendant au moins un mois.

- Les fuites énergétiques

Pendant l’hospitalisation, il est possible de recevoir quelques séances de reiki, pourvu que le donneur sache être discret. Aux USA, plusieurs essais en ont démontré les bienfaits : récupération plus rapide à tous les niveaux, immunitaire, physique, émotionnel.
De retour au domicile, d’autres techniques peuvent être envisagées, acupuncture, réflexologie plantaire notamment.

La convalescence

Selon les circonstances, celle-ci se fait au domicile immédiatement après la sortie d’un service hospitalier ou en maison spécialisée. Quelle que soit la voie empruntée, un certain nombre de pratiques simples est susceptible d’accélérer le retour à un état de forme satisfaisant. A noter aussi qu’il est possible d’associer les produits issus de ces différentes voies.

L’élimination des produits médicamenteux

En homéopathie

  • Nux vomica en échelle : une dose en 9 CH le premier soir, une en 12 CH le second soir, une en 15 CH le troisième et enfin une en 30 CH le quatrième. Généralement, ce protocole permet une amélioration rapide de l’état de santé.
  • Crab apple, remède floral du Dr Bach, correspond non seulement à cet état physique mais aussi au sentiment d’être pollué, sali de l’intérieur. Deux gouttes pures sous la langue 4 f/j - à quelque distance des repas - jusqu’à ce que ce sentiment disparaisse (cela nécessite parfois quelques jours voire semaines).

En phytothérapie

Desmodium : nombre de substances médicamenteuses sollicitent le foie, plus encore lors d’un séjour hospitalier du fait de l’altération de l’état général souvent préexistante. Par son action protectrice et anti-inflammatoire, l’extrait de desmodium (Desmodium ascendens) permet aux cellules hépatiques de se régénérer. Une action qui est complétée ici par l’ajout de deux autres extraits hépatoprotecteurs et dépurateurs (chardon marie et Chrysantelleum americanum). Une cuillérée à café au cours des trois repas, pendant 3 à 4 semaines.

A noter que ces trois derniers produits peuvent s’associer (en général deux suffisent).

Contre la fatigue

  • China rubra 9 CH est recommandé dans les suites de pertes liquidiennes importantes (diarrhée, vomissement, intervention chirurgicale sanglante) ou/et dans les cas d’hypotension orthostatique (chute brutale de la tension en passant rapidement de la position couchée à debout, entraînant une sensation de malaise obligeant à s’assoir au plus vite et attendre que ‘‘ça’’ passe) : une dose chaque matin à jeun et chaque soir au coucher pendant six jours. La persistance des malaises au-delà de cette durée, oblige à consulter à nouveau.
  • Kalium phosphoricum 9 CH correspond à la fatigue mentale (tout effort intellectuel engendre un sentiment de fatigue, la sensibilité aux stimuli extérieurs ordinaires est exacerbée et cause d’irritabilité). Même posologie que pour China rubra.
  • Dans certains cas, fatigues physique et intellectuelle sont associées sans cependant induire un état d’épuisement. Les deux remèdes précédents peuvent alors êtres associés, l’un étant pris à jeun, l’autre au coucher.
  • Phosphoric acidum 15 CH concerne quant à lui, les états d’épuisement physique et intellectuel. Une dose tous les jours, généralement pendant deux semaines.

Contre une éventuelle dépression

Quelles que soient leurs motivations, certaines opérations sont de véritables mutilations : ablation d’un sein ou de la prostate, réalisation d’une trachéotomie, d’un anus artificiel, etc. De même, certains traitements : dialyse rénale, port en permanence d’un cathéter, d’une sonde gastrique à demeure, lien quotidien à une bonbonne d’oxygène… Avec pour conséquence, un syndrome dépressif plus ou moins franc, forme particulière de syndrome post traumatique, qui entretient le terrain inflammatoire chronique préexistant.

Plusieurs remèdes floraux peuvent apporter une aide précieuse.

  • Star of Bethlehem quand on pense que la vie ne sera jamais plus comme avant, qu’on se sent particulièrement amoindri.
  • White Chestnut et Walnut devront alors lui être systématiquement associés, le premier du fait que cette façon de pensée est récurrente tout au long de la journée, le second dans le but de faciliter le deuil. Recommandation : dans un flacon de 30 ml en verre teinté, diluer 4 gouttes de chacun de ces trois remèdes dans de l’eau peu minéralisée, dynamiser en remuant doucement le flacon avant chaque prise, puis prendre 4 gouttes 4 fois/j pendant au moins 4 à 6 semaines.
  • Gorse lorsqu’on ressent la sensation d’être entré on ne sait comment dans un tunnel dont on ne trouve pas la sortie, lorsqu’on n’attend plus rien de l’équipe soignante et qu’on reste cependant persuadé qu’il existe une solution au problème auquel on est confronté. 2 gouttes pures 4/j au long cours.
  • Wild rose lorsqu’on se résigne : on reprend son traintrain quotidien mais le plaisir de vivre n’est plus présent, on traverse les journées à la façon d’un zombie. Vervain doit lui être systématiquement associé du fait du sentiment d’injustice (souvent refoulé) que cet état ne manque pas de générer. Recommandations : même protocole que pour Star of Bethlehem et ses satellites.
  • Agrimony quand le handicap est appréhendé par la plaisanterie, que toute conservation à ce propos est impossible parce qu’on préfère parler d’autre chose, plus gaie. Tout cela par peur inavouée d’affronter la terrible réalité, frisant la panique.

Pour finir : connaître ses droits protège de la peur

Beaucoup d’entre nous ignorent, plus particulièrement les personnes âgées, qu’aujourd’hui existe une loi intitulée « démocratie sanitaire ». Datée du 4 mars 2002, elle énumère les droits de toute personne malade. Parmi ceux-ci :

  • Chaque médecin qu’elle consulte se doit de la renseigner aussi précisément que possible sur sa maladie et les traitements envisagés.
  • Aucun traitement ne peut lui être dispensé sans son consentement clairement exprimé.
  • Elle peut se faire accompagner par une personne de confiance (loi du 23 avril 2005) qu’elle aura librement choisie et à laquelle elle aura donné procuration si elle-même n’est plus en état de décider. Lors de toute hospitalisation, il est proposé au malade de désigner une personne de confiance, désignation valable pour la durée de l’hospitalisation.

Cependant, quand on est en position de « faiblesse », à savoir allongé dans un lit d’hôpital, il n’est pas toujours facile de faire valoir ses droits en tant que malade. C’est pourtant nécessaire. Si l’on ne parvient pas à le faire le séjour peut dès lors évoquer le monde carcéral. La perte de l’autonomie d’action (ne pas pouvoir choisir son équipe soignante, préférer un traitement plutôt qu’un autre, composer ses repas, décider du reste de sa vie) est certainement de toutes, l’épreuve la plus difficile à laquelle l’hospitalisation expose quiconque. Pensez-y avant de vous retrouver à l’hôpital et préparez vous. Par exemple, si vous n’osez contredire un médecin, rien ne vous empêche de dire : « Je ne peux (veux) pas prendre ma décision tout de suite, je désire d’abord en discuter avec ma personne de confiance ! »
Si vous subissez un manque de respect de la part d’un personnel soignant, n’hésitez pas à en faire part à votre personne de confiance qui se chargera de faire valoir vos droits par le biais de l’administration.
Un dernier conseil, malgré tout ce que l'on entend sur l'hôpital et sur ses manquements, privilégiez le dialogue avec l'équipe soignante et n'hésitez pas à avoir un échange ouvert, c'est une des conditions pour une hospitalisation réussie.

 

Carnet d'adresse:

La Vie Naturelle: Oméga 3, Vitamine D3, Probioplex

Les portes d'Antigone - Bat. B
71 place Vauban
34000 Montpellier
Tél. : 0 800 404 600
Site : www.la-vie-naturelle.com

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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