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Problèmes de glycémie, morosité ? Oser l’eau froide !

Article paru dans le journal nº 105 Acheter ce numéro
  • S'immerger dans l'eau froide augmenterait de 300 % la production de norépinéphrine.S'immerger dans l'eau froide augmenterait de 300 % la production de norépinéphrine.

Si se baigner en eau froide semble être une pratique plutôt culturelle, typique de l’Europe du Nord, de plus en plus d’études mettent en lumière les bénéfices de l’immersion dans l’eau glacée pour notre métabolisme, mais également pour notre santé psychique.

Cet hiver, troquez votre col roulé pour un maillot de bain ! En effet, deux récentes revues de la littérature scientifique sur la question paraissent confirmer les bienfaits de la baignade en eaux glacée. La première (1) est une revue systématique menée par des chercheurs de l’université de l’Arctique en Norvège qui porte sur plus de 100 études analysant l’impact positif de l’eau froide sur la santé de courageux nageurs. Ainsi, parmi ces bénéfices aujourd’hui connus et confirmés, on retrouve naturellement l’augmentation de la production de graisses brunes au détriment des graisses blanches. S’il est préférable que notre corps produise plus de graisse brune, c’est parce que celle-ci est beaucoup plus riche en mitochondries (centrales électriques et thermiques cellulaires), ce qui lui permet de brûler les lipides et les calories plus rapidement pour produire de la chaleur. De plus, la graisse blanche, considérée comme une mauvaise graisse, agit de manière délétère sur les hormones telles que l’insuline et favorise les pathologies métaboliques (maladies cardiovasculaires, diabète). Dans la même veine, il semblerait selon les chercheurs que l’immersion en eau froide réduirait le risque de diabète en augmentant considérablement la sensibilité à l’insuline tout en diminuant sa concentration dans l’organisme. Une observation que l’autrice principale de la deuxième méta-analyse (2), Rhonda Patrick, confirme : « L’exposition au froid augmente manifestement le volume de la graisse brune, stimule l’absorption du glucose et accroît le métabolisme oxydatif de la graisse brune. L’absorption de glucose induite par le froid dans la graisse brune dépasse le taux d’absorption de glucose stimulé par l’insuline dans les muscles squelettiques chez les humains en bonne santé ».

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Se jeter à l’eau pour notre cerveau

Mais ce n’est pas tout ! Il existerait un autre avantage à s’immerger dans l’eau froide, et qui cette fois n’est pas lié au métabolisme : lutter contre la morosité ! Ainsi, plusieurs études souligneraient l’intérêt de se plonger dans de l’eau à une température de 4 à 5 degrés jusqu’au cou. Cet exercice conduirait à l’augmentation de 300 % de la production par le cerveau de norépinéphrine. Cette hormone, similaire à l’adrénaline, provoque le plus souvent un sentiment d’exaltation positive. Elle joue également un rôle de neurotransmetteur, et peut donc augmenter la vitesse de l’activité cérébrale. Néanmoins, il est important de rester extrêmement prudent. Si les pratiquants réguliers ne courent presque aucun risque à se frotter aux températures les plus extrêmes, les débutants doivent faire preuve de modération, notamment pour éviter de possibles complications (hydrocution, troubles cardiaques, hypothermie). Il est donc plus sage de commencer par des températures de baignade autour des 13 à 15 °C, tout en étant accompagné par un professionnel. Alors, on se jette à l’eau ?

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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