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Qui va soigner les infirmières ?

Article paru dans le journal nº 41 Acheter ce numéro

Chaque semaine, plus de 3 millions de téléspectateurs suivent la série « Nina », présentant la vie d’une infirmière d’hôpital. La France se passionne pour cette femme décidée de 39 ans, si proche de ses patients. Elle est si attentive à leur traitement qu’elle est même capable de défendre leur cause auprès du corps médical. Une série est une fiction, c’est vrai, mais alors, admettons aussi que la réalité du travail des infirmières hospitalières est à des milliers de lieues de cette fiction.

Elles étaient d’ailleurs, dans la rue, le 8 novembre, pour faire entendre leur mécontentement : salaire, responsabilité pénale, reconnaissance des diplômes… Mais ce que dénoncent en toile de fond les infirmiers, c’est qu’on leur demande de faire leur boulot le plus vite possible et, surtout, de faire du chiffre.

Quant à leur avis sur les malades, sur les traitements et, bien entendu, sur les médecins, on préfère qu’ils le gardent pour eux. On sait pourtant que plus un « infirmier » a de patients sous sa responsabilité, plus leur risque de mortalité augmente.

Une étude récente portant sur 19 millions d’hospitalisations au Royaume-Uni en a apporté la preuve indiscutable : lorsque le nombre de patients pris en charge par une infirmière passe de dix à six, la mortalité diminue de 20 % ! L’accompagnement, l’écoute, l’observation, pour nous qui côtoyons de près les médecines alternatives, ce n’est pas nouveau. Mais dans le monde de la médecine allopathique, c’est différent…

Une révolte ? Non, Sire, une révolution ! Cette révolution se nourrit du constat de tous ceux qui travaillent à l’hôpital : on ne peut plus assurer le service. L’hôpital public sera bientôt obligé d’admettre qu’il travaille comme les hôpitaux des armées en campagne : en parant au plus pressé. On est très loin des attentes des malades… Sauf dans la série « Nina »… Comment calmer les infirmières mécontentes (et épuisées) ? Au ministère, on a trouvé un bon truc. Elles auront la possibilité de vacciner les gens contre la grippe ! On avait déjà ouvert la vaccination aux sages-femmes et aux pharmaciens. Moi, je dis qu’on devrait proposer aux débitants de tabac…

Bon, assez rigolé, le nouvel épisode de « Nina » va commencer.


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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