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Les huiles de poisson contre le cancer du sein

Article paru dans le journal nº 62 Acheter ce numéro
  • Les huiles de poisson contre le cancer du sein

Les oméga-3 ralentissent la progression du cancer du sein et préviennent également leur survenue, d’après un nombre croissant d’études.

On décompte 54 000 nouveaux cas de cancer du sein par an en France, ce qui en fait le plus fréquent des cancers. Les plus touchées sont les femmes de 50 à 70 ans. Parmi les leviers de prévention, l’alimentation et le contexte nutritionnel jouent un rôle pivot. Plusieurs études convergentes montrent ainsi tout l’intérêt d’un bon équilibre lipidique, notamment d’une présence suffisante d’oméga-3 dans l’organisme. Que ce soit en prévention primaire (pour que la maladie n’apparaisse pas) ou en prévention tertiaire (pour réduire les complications et éviter les récidives).

Une étude de 2015 a indiqué que le risque de survenue de cancer du sein est diminué par l’apport régulier d’acides gras oméga-3 issus de poissons (EPA et DHA), au rôle anti-inflammatoire. Ils modifient l’équilibre avec d’autres acides gras pro-inflammatoires (raison pour laquelle ils sont souvent conseillés en prévention cardiovasculaire) mais jouent également un rôle immunitaire, en stimulant certains lymphocytes. Ces deux propriétés conjointes expliquent très probablement leur intérêt préventif contre le cancer. Les acides gras issus de poissons semblent également prometteurs en cas de cancer du sein déclaré : les chercheurs de l’université de Guelph, au Canada, ont par exemple mis en évidence, chez la souris supplémentée en EPA/DHA, une baisse de 30 % du nombre de tumeurs mammaires et de 60 à 70 % de la taille des tumeurs.

D’après cette même étude, c’est sous leur forme animale (EPA ou DHA), directement disponible pour le corps, que les oméga-3 s’avèrent les plus efficaces contre le cancer ; jusqu’à huit fois plus que sous leur forme végétale (acide alpha linolénique de l’huile de lin, par exemple). Des recherches sont en cours pour affiner encore plus les choses. Objectif : trouver le ratio idéal entre EPA et DHA en fonction du type de cellules cancéreuses et de leurs caractéristiques hormonales. Car il semble que certains cancers (RH + ou RH -, HER2 + ou HER2 -, triple négatif, etc.) répondent mieux à l’une ou l’autre forme d’acide gras.

 

Carnet d'adresse

- Complexe Complexe EPA/DHA, par exemple ici ou ici.

 

Sources

“Long-chain omega-3 polyunsaturated fatty acids decrease mammary tumor growth, multiorgan metastasis and enhance survival”, Clinical & Experimental Metastasis , 2018.

“Omega-3 fatty acids for breast cancer prevention and survivorship”, Breast Cancer Research, 2015.

“The effects of EPA and DHA enriched fish oil on nutritional and immunological markers of treatment naïve breast cancer patients: a randomized double-blind controlled trial”, Nutrition Journal, 2017.

“Determination of the Relative Efficacy of Eicosapentaenoic Acid and Docosahexaenoic Acid for Anti-Cancer Effects in Human Breast Cancer Models”, International Journal of Molecular Sciences, 2017.

“Marine fish oil is more potent than plant-based n-3 polyunsaturated fatty acids in the prevention of mammary tumors”, The Journal of Nutritional Biochemistry, 2018.


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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