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L’immunité, une clé contre le cancer

Dr Eric Ménat ?  rédigé le 25 août 2016 à 11h05
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Selon feu le Dr Gernez, récemment disparu, notre organisme lutte constamment contre des micro-cancers par le biais du système immunitaire… jusqu’au jour où il n’en a plus la force ni les moyens. En interprétant de récentes études scientifiques, le Dr Ménat nous propose d’explorer les mystères et la complexité de notre immunité.

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Plusieurs études ont analysé les prostates d’hommes décédés d’un ­accident de la voie publique (donc pas en lien avec une maladie). Elles montrent que plus de 60 % des sujets de plus de 60 ans ont des cellules cancéreuses dans leur prostate. La proportion passe à près de 80 % après 80 ans. Or, même si ce cancer est fréquent, il ne touche pas autant d’hommes que ces pourcentages le laissent penser.

Comment interpréter ces résultats ?

Ces métadonnées confirment que nous fabriquons tous des cellules cancéreuses dans différents organes, probablement en fonction de notre génétique et de nos facteurs de risques, y compris ­environnementaux.Ces cellules peuvent rester quiescentes et n’évoluer que dans certaines circonstances qui leur sont ­favorables. Ce phénomène est parfaitement admis, car il a souvent été observé. ­Heureusement, toutes n’évoluent pas vers un véritable cancer, car notre système ­immunitaire est organisé pour détruire ces cellules « anormales ».

De nombreux travaux se concentrent sur le système immunitaire, considéré comme l’une des pistes possibles de traitement des cancers. On parle alors d’immunothérapie du cancer. Qu’en est-il et quelle est la place des médecines naturelles dans ce domaine ?

L’immunothérapie allopathique du cancer : un abus de langage

De plus en plus de traitements actuels sont classés dans la catégorie « immunothérapie du cancer ». Ils sont très utilisés en particulier dans les cancers du rein, du poumon ou dans les mélanomes, c’est-à-dire dans des cancers où les chimiothérapies classiques (antimitotiques) sont peu efficaces.

On sait depuis longtemps que si les ­antimitotiques sont parfois très utiles (dans les cancers hématologiques en ­particulier), ils sont décevants dans beaucoup de cancers solides. Ils ne représentent pas l’avenir du traitement du cancer.

Les recherches se sont donc orientées dans différentes voies, dont le système ­immunitaire. Officiellement, l’immunothérapie est un traitement qui vise à « ­mobiliser les défenses immunitaires du patient contre sa maladie ». Mais l’une des pistes suivies actuellement par les ­laboratoires est surtout en lien avec la ­reconnaissance de la cellule cancéreuse par notre système immunitaire, et finalement beaucoup moins sur la régulation de l’immunité elle-même.

Les médicaments les plus utilisés sont principalement des « anticorps monoclonaux », c’est-à-dire des molécules qui sont théoriquement fabriquées par notre ­système immunitaire. Se faisant, on remplace les fonctions du système immunitaire, mais on ne le soigne pas.

Ces nouvelles thérapeutiques du cancer ont une efficacité tout à fait ­intéressante, mais au prix d’effets secondaires non négligeables. En pratique, on essaye de repérer des « récepteurs », qu’on appelle aussi « ­antigènes », c’est-à-dire des molécules particulières qui sont présentes sur la surface des cellules cancéreuses.

Si de tels antigènes sont mis en ­évidence, on pourra alors proposer des ­anticorps monoclonaux spécifiques, ­permettant en théorie la destruction des cellules cancéreuses. Malheureusement, des cellules saines peuvent présenter les mêmes antigènes et seront donc ­détruites, ce qui explique les effets secondaires trop fréquents des médicaments utilisés.

Cela ne remet pas en question l’intérêt des anticorps monoclonaux pour certains patients, mais mon sentiment est qu’il ne s’agit pas d’une vraie immunothérapie. Dans ces cas-là, on ne soigne pas le système immunitaire lui-même, on ne fait que le remplacer !

Stimuler l’immunité par la phytothérapie

De nombreuses plantes (ou produits assimilés) permettent de stimuler le ­système immunitaire. Si elles sont souvent proposées au cours d’un cancer, il faut savoir qu’elles stimulent l’immunité de façon trop globale et qu’elles sont surtout utiles pour réduire les complications ­infectieuses.

Quelle place pour l’homéopathie ?

La réalité de l’action de l’homéopathie est contestée par de nombreux scientifiques, ce qui fait que quand on évoque une action sur le système immunitaire, on imagine qu’il puisse y avoir encore plus de doutes. Et pourtant, une approche homéopathique est certainement la thérapeutique la plus utile et fidèle quand on veut agir sur nos défenses ­anticancer. On peut, dans un premier temps et de façon assez simple, utiliser une homéopathie traditionnelle comme pour la prévention hivernale. On utilise alors Thymuline 9 CH, mais aussi bien d’autres remèdes qui agissent sur nos défenses ­anti-infectieuses.

Mais ce qui nous intéresse, c’est de stimuler nos défenses immunitaires vis-à-vis des cellules cancéreuses. Et pour cela, le traitement naturel le plus prometteur est sans aucun doute la micro-immunothérapie, ou immuno-homéopathie. Cette approche très moderne utilise des dilutions de molécules de l’immunité afin de freiner ou stimuler telle ou telle cellule immunitaire (macrophage, lymphocyte, cellules tueuses, leucocytes), ou encore telle ou telle fonction. Elle a gagné ses lettres de noblesse grâce aux travaux du Dr ­Maurice ­Jenaer, médecin homéopathe belge. J’ai eu la chance d’assister à ses premières conférences à la fin des années 1980, et j’ai pu mettre très rapidement en pratique ses formations.

Au départ, nous faisions des formules spécifiques pour chaque patient, que des pharmacies pouvaient préparer à la demande. Malheureusement, la ­législation n’a pas permis de développer cette approche thérapeutique novatrice en France. Faisait-elle trop d’ombre aux ­laboratoires pharmaceutiques ? ­Pourtant, la micro-immunothérapie est actuellement parfaitement autorisée dans la plupart des pays européens.

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Heureusement, la législation nous permet d’utiliser des traitements présents dans tous les pays de l’Union européenne quand il s’agit de notre santé, et les patients peuvent facilement commander ces produits dans des pharmacies de ces pays limitrophes. Mais vous l’avez compris, encore une thérapeutique intéressante qui n’est pas étudiée par les centres de recherche français, et qui n’est bien évidemment pas remboursée.

Après vingt années d’expertise, le Dr ­Maurice Jenaer a mis au point des formules homéopathiques spécifiques de telle ou telle situation médicale qui sont vendues par le laboratoire Labolife, installé en Espagne. Je peux vous affirmer à travers mon expérience que cette approche thérapeutique est très fidèle dans la prise en charge des infections virales grâce à son action sur le système immunitaire. En cancérologie, elle ne sera jamais suffisante seule, mais c’est une très bonne façon de remonter les défenses ­immunitaires spécifiques contre les ­cellules cancéreuses.

La formule la plus utilisée dans ce domaine est le 2LC1N pour les ­tumeurs solides et le 2LCL1 pour les cancers ­hématologiques. Il existe d’autres ­formules plus spécifiques de certaines maladies mais, dans tous les cas, il est préférable de s’adresser à un médecin maîtrisant ces produits, qui ne présentent par ailleurs aucun effet secondaire (cela reste de l’homéopathie). En revanche, il faut connaître l’immunologie et ­disposer d’un bilan sanguin immunitaire pour bien choisir les formules adaptées à chaque ­patient.

L’autre avantage de la micro-immunothérapie est qu’elle peut s’associer à pratiquement tous les autres traitements du cancer. Pour plus de renseignements, visitez le site de l’Institut international de ­micro-immunothérapie : www.3idi.org.

La viscumthérapie, l’autre immunothérapie homéopathique

Ce traitement nous vient d’Allemagne où il est reconnu comme traitement du ­cancer, et donc remboursé. Il porte là-bas le nom d’Iscador. Les produits sont fabriqués et distribués par le laboratoire ­Weleda. Mais comme il découle d’une ­approche homéopathique particulière appelée « anthroposophie », il n’est pas reconnu en France, bien qu’on puisse se procurer les produits en pharmacie.

Le Viscum album, c’est le nom latin du gui. Les travaux allemands ont permis de montrer que l’utilisation de certains guis sous certaines formes permettait de stimuler l’immunité spécifique contre le cancer et, effectivement, de bloquer l’évolution de la maladie, voire de participer à sa ­régression.

Pour ce faire, on utilise un gui fermenté présenté sous forme injectable. C’est uniquement sous cette forme qu’il est ­efficace en cancérologie. Dans un cancer aussi grave que celui du pancréas, il a été démontré que l’adjonction d’une ­viscumthérapie pouvait doubler la durée de survie du patient. Ce traitement ne peut être ­prescrit que par un médecin ayant été formé à cette approche. Beaucoup d’homéopathes sont capables de l’utiliser, mais l’évolution de notre législation médicale fait qu’il existe de moins en moins d’homéopathes en France !

Il y a donc bien à notre disposition beaucoup de traitements naturels qui permettraient de stimuler le système ­immunitaire en général et nos défenses anticancer en particulier. Mais malheureusement, très peu sont reconnues en France.

Difficile d’être exhaustif en si peu de lignes sur cette question… Mais retenez une chose : attention à ne pas confondre les produits qui aident nos défenses ­anti-infectieuses et ceux qui peuvent ­réellement agir sur le cancer.

Du côté de la phytothérapie

L’échinacée reste la plante de référence. Elle est immunostimulante, mais aussi anti-infectieuse. C’est la plus étudiée en cancérologie et elle permet, pendant ou après les chimiothérapies, de réduire les complications infectieuses (surtout ORL et pulmonaire). L’andrographis est une plante ayurvédique immunostimulante. Elle est souvent utilisée pour la prévention des infections respiratoires. Certaines plantes sont surtout adaptogènes et stimulantes générales, mais auront un effet immunostimulant ajouté. C’est le cas du ginseng ou de l’éleuthérocoque. Certains antioxydants sont aussi immunostimulants. Je citerai avant tout le gingembre, très utilisé en cancérologie. Il ne faudra pas oublier les plantes riches en vitamine C comme l’acérola.

L’intérêt de la mycothérapie

Les produits naturels les plus intéressants pour augmenter les défenses anticancer sont sans aucun doute les champignons. J’ai déjà écrit un article dans cette revue sur la mycothérapie, et je vous propose de vous y référer afin d’avoir une information la plus complète possible sur cette question. Pour rappel, voici les trois principaux champignons utilisés comme immunostimulants et anticancéreux :

– Le maïtaké est a priori le plus puissant, mais le moins anticancéreux des trois. Je l’utilise avant tout en prévention.

– Le shiitaké a une action immunostimulante et antimutagène un peu différente des deux autres. Il est très utile, mais un peu moins puissant. Je l’utilise donc rarement seul.

– Le reishi, ou Ganoderma lucidum, est très immunostimulant, mais aussi le plus antimutagène des trois. Je l’utilise systématiquement en cas de cancer évolutif.

Pour vous procurer ces champignons médicinaux, suivez ces liens :

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