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Antidépresseurs : la dépression garantie ?

Article paru dans le journal nº 54 Acheter ce numéro
  • L'usage à long terme des antidépresseurs n'est pas un phénomène rare : leur fonction se borne à limiter la sévérité des symptômes et à contenir au mieux le risque suicidaire, mais n'en règle pas la cause.L'usage à long terme des antidépresseurs n'est pas un phénomène rare : leur fonction se borne à limiter la sévérité des symptômes et à contenir au mieux le risque suicidaire, mais n'en règle pas la cause.

Les antidépresseurs, on finira par le savoir, sont une véritable cochonnerie. Tout mettre en œuvre pour les éviter devrait être une priorité vu la facilité avec laquelle certains médecins les prescrivent. De nouvelles études les incriminent encore.

Le recours aux antidépresseurs est devenu si banal en Occident que, pour l’opinion publique majoritaire, c’est quasiment la seule façon possible de se débarrasser des idées dépressives. La raison la plus probable d’une telle croyance est le fait que la plupart des essais expérimentaux publiés dans les revues médicales portent sur de courtes durées et concluent à une bonne efficacité tant sur les troubles anxieux que dépressifs. Mais qu’en est-il à long terme ? Sur ce point, les études sont rares.

Afin de combler cette lacune, une équipe néerlandaise a analysé une banque de données portant sur 156 620 patients traités pour ce genre de problèmes par leurs médecins généralistes. Il est alors apparu que l’usage à long terme des antidépresseurs n’était pas un phénomène rare et, de plus, qu’il était en nette progression : alors qu’entre 1995 et 2005, 30,3 % des personnes à qui un antidépresseur avait été prescrit n’avaient pu interrompre le traitement, entre 2005 et 2015, leur pourcentage est passé à 43,7 % !

Perte de bon sens

Faut-il donc que le genre humain ait perdu à ce point son bon sens pour croire qu’une substance, aussi puissante soit-elle, soit capable de résoudre de façon définitive les problèmes posés par des émotions et des pensées négatives récurrentes ?

Ce retour indispensable à la réalité montre que la fonction de ces médicaments se borne à limiter la sévérité des symptômes et à contenir au mieux le risque suicidaire.

Seul un travail de connaissance de soi et d’identification des pensées limitantes pour les transformer en pensées réalistes et saines peut assurer un retour à un état de santé psychique et physique durable. Comme le panel des thérapies courtes est aujourd’hui bien fourni, il est relativement facile de trouver un psychothérapeute capable d’assurer le soutien psychologique nécessaire : au choix, EMDR, technique de liberté émotionnelle, gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, etc.

K. M. Huijbregts, A. W. Hoogendoorn, T. Slottje, et coll. dans Psychotherapy and Psychosomatics, 2017.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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