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Césariennes, un choix plus crucial qu'on ne le croit

Article paru dans le journal nº 28 Acheter ce numéro

L’accouchement par césarienne en passe de devenir la norme.  Jusqu’à la fin des années 1960, l’accouchement par césarienne était une intervention de sauvetage qui se faisait dans l’urgence et ne tenait pas compte des considérations esthétiques. La préoccupation des chirurgiens tait d’aller vite pour que les produits anesthésiants ne puissent pas atteindre le bébé. L’incision verticale allant du pubis à l’ombilic était à ce titre rapide, facile et dénuée de dangers. Mais elle donnait ultérieurement d’affreuses cicatrices. L’apparition du bikini a accéléré les choses et de plus en plus d’obstétriciens proposèrent une petite incision quasi invisible  dans les poils du pubis. Mais c’est l’avènement  de la péridurale qui a fini par avoir raison des dernières réticences. L’accouchement par césarienne est désormais plus acceptable que jamais. Il est aujourd’hui en passe de devenir la norme. D’autant  plus qu’il  s’adapte parfaitement aux emplois du temps surchargés des femmes actives et de leurs gynécologues. Seul hic : l’incidence de la césarienne sur la santé des enfants mis au monde de cette manière.

La césarienne compromet l’allaitement…

Lorsque le bébé sort du corps maternel, son tube digestif et ses muqueuses sont stériles. Quelques heures plus tard, il aura des milliards de germes dans le nez, la bouche et les intestins. D’un point de vue bactériologique, le nouveau-né doit être en contact immédiatement avec sa mère et seulement avec elle. Pour le nouveau-né, grâce aux anticorps maternels qui lui ont été transférés via le placenta, certains microbes sont déjà familiers et amicaux, tandis que d’autres sont étrangers et potentiellement dangereux.

Le mammifère humain a été programmé pour venir au monde par un orifice situé à proximité de l’anus maternel afin qu’il soit contaminé par une grande variété de germes amicaux portés par sa mère. En cas de césarienne, le bébé naît  dans l’environnement stérile d’une salle d’opération. Les premiers microbes qu’il rencontre sont ceux  qui se trouvent dans l’air d’un centre hospitalier.

De plus, l’accouchement par césarienne va compromettre l’allaitement. Pour commencer, la mère ayant subi une césarienne ne pourra pas allaiter avant plusieurs jours et ne pourra donc pas donner le meilleur de son lait : le colostrum, riche en anticorps spécifiques et autres substances anti-infectieuses.

Surtout les scientifiques pensent  que les contractions de l’utérus pendant un  accouchement par voie vaginale conduit  à la libération  de l’hormone - ocytocine - nécessaire à l’initiation de la lactation. Ils ont également mis en évidence qu’une césarienne influence la durée de l’allaitement car la quantité d’endorphines dans le lait est plus élevée chez les mères ayant accouché dans des conditions physiologiques. Or ce sont ces endorphines qui induisent une dépendance du bébé au sein et au lait maternel. Plus cette dépendance est forte et plus longue sera la durée de l’allaitement.

…déséquilibre la flore intestinale  et affaiblit le  système immunitaire

Pour toutes ces raisons, la flore intestinale d’un bébé né par césarienne est différente de ce qu’elle serait après une naissance dans des conditions physiologiques Le rôle de la flore est en effet important. Non seulement elle constitue une barrière contre les bactéries pathogènes, mais aussi elle est essentielle dans la synthèse de vitamines et la neutralisation de substances toxiques et  dans le développement et la maturation du système immunitaire.

De plus, une flore intestinale saine va rapidement orienter le système immunitaire  dans la bonne direction. Si ce "éducation" ne se fait pas, le risque d’allergies augmente. Ainsi, le processus d’accouchement est en lui-même bénéfique pour le système immunitaire du bébé. Les médecins ont observé que l’influence du mode de naissance sur la réponse immunitaire est encore décelable à l’âge de six mois.

Vers une augmentation du volume du cerveau

Enfin, le developpement des accouchements par césarienne risque d’entraîner le développement en parallèle de celui du cerveau humain. En effet, jusqu’à une date récente, les bébés qui avaient une tête trop volumineuse pour franchir le bassin de la mère ne survivaient pas et ne pouvaient pas transmettre aux générations suivantes la tendance vers une augmentation des dimensions crâniennes.

Avec les naissances par césarienne, cette tendance peut désormais se transmettre. Et nous allons doucement vers un être humain de plus en plus « cérébralisé ».

Des observations qui font froid dans le dos

Les scientifiques ont accumulé des données qui ne laissent aucune place au doute : un bébé né par césarienne  est phyisologiquement différent d’un bébé  né par voie vaginale. Ses poumons, son coeur, fonctionnent différemment. Sa température et son taux de glucose sont plus bas. Ses taux de progestérone et ceux de l’hormone qui régule la thyroïde sont plus bas. Ses taux d’enzymes hépatiques sont différents. Son acidité gastrique est plus faible.  Et enfin les systèmes qui contrôlent la pression artérielle sont différents.

Aucune étude officielle n'a pour le moment mesuré les conséquences de la banalisation des césariennes, c'est donc aux mamans (celles qui peuvent accoucher par les voies naturelles) de faire le choix entre le confort de l'accouchement et le développement harmonieux de leur enfant.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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