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Accouchement : votre utérus n’est pas un héros

Article paru dans le journal nº 52 Acheter ce numéro
  • « Poussez, mais pas trop », vous dit-on« Poussez, mais pas trop », vous dit-on

La plupart des femmes qui accouchent aujourd’hui réclament la péridurale, et on les comprend… Comparé à un accouchement normal, la péridurale, c’est un peu le Club Med’ par rapport au camping sauvage. Papa, maman, bébé… tout le monde est content… Mets vite la photo sur Facebook ! L’acte médical paraît bénin, mais il y a malheureusement, comme souvent, un prix à payer.

Ploc ! On vous place la péridurale. Et Plic ! On vous injecte un produit synthétique qui est censé ressembler à l’ocytocine. Vous savez, l’hormone du plaisir… Mmmm… C’est ce produit qui va stimuler votre utérus puisque vous, vous ne servez plus à rien : « Poussez, mais pas trop », vous dit-on. En général, on emploie un médicament nommé Oxytocine, la coke de l’utérus. Et là, l’utérus va se donner à fond, de contraction en contraction, pour expulser tout ça au plus vite. Bam, Bam, Bam… Ça y va… Tant mieux, y’a Madame Machin qui s’impatiente dans la salle à côté.

Si ça prend trop de temps et que l’utérus résiste au stimulus, on vous donne un autre produit, similaire, pour accélérer le travail. Et l’utérus bosse encore. À la fin, il n’en peut plus, mais le bébé sort. Ouf ! On tire le placenta et tous les petits vaisseaux qui le reliaient à la mère sont arrachés. Ça saigne, mais, normalement, l’utérus se contracte et tout redevient progressivement comme avant, sauf que là, l’utérus a rendu l’âme. L’utérus n’est pas un héros.

Alors vous saignez, longuement. On vous donne des médocs et, si vous avez de la chance, ça s’arrête, plus ou moins vite… Sinon, il faut boucher tous les vaisseaux ou, si vraiment c’est trop grave, pratiquer une ablation de l’utérus. Cool, non ? Vous avez de la chance, car il y en a quelques-unes qui meurent aussi… C’est même la première cause de mortalité maternelle, vous le saviez ?  
Tout le corps médical connaît l’histoire et s’en méfie. Normalement, on ne force pas trop sur l’Oxytocine et on arrive à gérer la résurrection de l’utérus. Sauf que maintenant, il faut travailler à flux tendu. Allez, l’utérus, fonce, on n’a pas que ça à faire ! Il y a peu, nous avons été désignés comme les mauvais élèves des « violences obstétricales » en Europe. On recommande officiellement aux hôpitaux de laisser les mamans accoucher à leur rythme. Tous les pays qui ont de bonnes statistiques font ainsi.

Mais au même moment, on ferme les maternités ou bien on les regroupe (mais tout compte fait, il y a moins de lits). Les femmes attendent leur tour, où elles peuvent, dans les couloirs… et les maisons de naissance sont encore à l’état de projet.

Bref, ce qui n’était qu’un danger parmi d’autres est devenu, du fait des fermetures de maternités, une menace pour toutes les mamans qui, se croyant délivrées, font un selfie après leur accouchement sous péridurale. Alors, quelles solutions ? J’oserais bien proposer l’accouchement sans péridurale, à domicile, avec une sage-femme. Mais je ne suis pas une femme…

Ces conseils ne vous dispensent pas de consulter en premier lieu un médecin pour établir un diagnostic. Vous pouvez également vous faire accompagner par un thérapeute en médecine complémentaire. Pour en trouver un près de chez vous, rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

Tags sur la même thématique Accouchement Péridurale accouchement
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