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Lobbies et partis européens : c’est pas joli joli

Article paru dans le journal nº 67 Acheter ce numéro
  • 92 entreprises ont versé 1 034 506 € aux partis européens entre 2014 et 2019.92 entreprises ont versé 1 034 506 € aux partis européens entre 2014 et 2019.

À quelques semaines des élections européennes, voici une nouvelle qui devrait faire scandale. Les partis européens sont financés par des lobbies, oui, mais aussi par de grandes entreprises aux pratiques pas toujours vertueuses.

Début mars, c’est un bon gros missile que la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a balancé sur les ondes de la radio RTL.

Les lobbies sont omniprésents dans les couloirs des institutions européennes ; ça, c’est de notoriété publique. Mais ce que l’on sait moins, c’est que de grandes entreprises et des consortiums industriels financent directement des partis politiques européens.

C’est donc ce que révélait Marine Le Pen jeudi 7 mars dernier sur la station la plus écoutée de France, dénonçant en particulier le financement par des lobbies – et notamment par le géant de l’agrochimie, Bayer Monsanto –, de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (Alde). Cette révélation aurait comme un petit parfum de scandale bien nauséabond. Et pour cause, ce parti de tendance centriste libérale, qui compte 68 eurodéputés (dont neuf députés français issus de l’UDI, du Modem ou de la République en marche), dispose du quatrième plus grand groupe au Parlement européen. Rien que ça.

Si la présidente du Rassemblement national dévoile le nom de Monsanto comme financeur du quatrième parti européen, Le Monde révèle, dans la foulée, que d’autres entreprises (de très, très grosses boîtes) ont largement financé l’Alde. Citons ici Uber, Google et le géant suisse des pesticides, Syngenta.

Selon le quotidien national, sur la seule année 2018, le parti centriste libéral a perçu 122 000 $ de la part de huit multinationales et autres lobbies. Ils ont tous payé un droit d’entrée de 7 000 $ à 18 000 $ pour pouvoir intervenir lors du congrès annuel du parti, organisé à Madrid.

En France, ce genre de financement est interdit. Mais ce sont là des pratiques parfaitement légales au niveau européen. Du coup, c’est royal au bar ! Toujours selon Le Monde, d’autres partis ont bénéficié de financement de groupes privés. Plus précisément, entre 2014 et 2019 (sur la dernière législature européenne), 92 entreprises ont versé 1 034 506 $ aux partis.

Le Parti populaire européen (PPE) a ainsi perçu 61 000 $ de la part de Walt Disney et de Microsoft. Et les Conservateurs et réformistes européens (CRE), 12 000 $. Déjà que les eurodéputés étaient sous pression des lobbyistes, là, c’est le pompon !

Les partis sont financés par des industries qui n’ont qu’une idée en tête : faire voter des lois qui servent leurs intérêts avant tout, au détriment de ceux des citoyens européens.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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