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En 2018, on tente le végétarisme ?

Article paru dans le journal nº 53 Acheter ce numéro
  • 2018 : le début d'une ère végétale ?2018 : le début d'une ère végétale ?

Ma bonne résolution de 2018 : devenir végétarien. De nombreuses raisons m'ont convainqu, quelles soient psychologiques ou écologiques.

C’est décidé, 2018 sera sans viande.

J’ai décidé d’être un combattant pour défendre la cause animale avec pour leitmotiv : « Assure-toi que le plaisir que tu as à manger de la viande est supérieur au plaisir qu’avait cette bête encore vivante (avant de devenir un cadavre) de gambader dans les prés. »

Qu’est-ce qui peut motiver une décision de ce type ? Je me suis interrogé et continue de m’interroger. L’âge, peut-être ! Quand on vieillit, nos besoins évoluent, les activités physiques aussi, donc plus besoin d’une côte de bœuf après deux heures de « muscu ». En vieillissant, on approche de sa mort, ce qui peut nous sensibiliser à celle d’autres êtres vivants. À moins que rejoindre le végétarisme réponde au désir d’appartenir à un groupe ? De suivre une tendance, une mode ?

L’écologie peut aussi mener au végétarisme. Et pour cause. Pour obtenir une tonne de viande, il est nécessaire d’utiliser dix tonnes de céréales et des milliers de litres d’eau (seulement pour arroser les céréales) : une gabegie. Jusqu’à quand pourrons-nous nous payer le luxe d’offrir 1,2 km² de pré à une vache pour qu’elle paisse paisiblement (une vraie vache, pas une « valise à quatre pattes » bourrée d’hormones) ? Combien de temps encore pourrons-nous consacrer 80 % de l’eau potable agricole pour arroser le maïs destiné aux animaux ?

L’écologie, telle qu’elle évolue aujourd’hui, est largement faussée par la puissance des lobbys de tous types (celui de la viande en fait partie). Qui dit lobbys dit argent, donc pouvoir. Toutefois, ce conflit se réglera de lui-même quand se posera la question de trouver de la place pour construire des logements aux 10 milliards d’habitants de la planète en 2050 ou bien simplement d’offrir à chacun sa ration d’eau quotidienne, sachant qu’aujourd’hui déjà, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Quand l’argent ne sera plus le seul vecteur d’une discussion responsable, alors les solutions s’imposeront d’elles-mêmes et le végétarisme en fera partie.

Vous l’avez sans doute compris, 
2018 sera, pour moi en tout cas, le début d’une ère végétale, avec une plongée dans l’univers du radis rose affriolant, de la scarole qui m’affole et de la roquette au léger goût noisette (après celui de l’amertume)… Bonne année 2018 à toutes et à tous.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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