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Péniscopie, l’alternative méconnue au Gardasil ?

Article paru dans le journal nº 88 Acheter ce numéro
  • Le dépistage par péniscopie peut limité la transmission du papillomavirus.Le dépistage par péniscopie peut limité la transmission du papillomavirus.

Contre le papillomavirus et pour prévenir le cancer du col de l’utérus, on n’entend parler que de frottis et surtout de vaccins, en l’occurrence, le Gardasil et le Cervarix. des vaccins que l’on préconise également aux jeunes garçons. Pourtant, il existe un examen, non invasif et tout aussi fiable, pour détecter les infections à papillomavirus humain (HPV), la péniscopie qui passe littéralement le pénis à la loupe.

En 2015, nous vous tenions informés de la crise que connaît la gynécologie. En 2000, Jean Cohen, Rachel Levy-Toledanon, Patrick ­Madelenat publiaient un livre, ­Gynécologie et santé des femmes, quel avenir en France ? état des lieux et perspectives en 2020, pour alarmer de la qualité des soins gynécologiques du fait de la ­carence du nombre de gynécologues.

Dans son Atlas de la démographie ­médicale 2015, le conseil national de l’Ordre des médecins déplorait une chute vertigineuse du nombre de gynécologues depuis 2008 (-31,3 %). Cette spécialisation a d’ailleurs disparu en France en 1984, au profit des gynécologues obstétriciens, que désaffectionnent les étudiants. Peut-être que les tarifs des assurances y sont pour quelque chose. Selon les tarifs publiés par la Société française de vente d’assurance, si, pour un médecin généraliste, les cotisations annuelles s’élèvent à 500 euros, elles atteignent 35 000 euros pour les gynécologues. En 2000, on comptait un gynéco pour 3 700 femmes. En 2018, on comptait une densité moyenne de 17,6 gynécologues obstétriciens pour 100 000 habitants et 5 300 gynécologues obstétriciens en ­exercice en 2019. Par ailleurs, outre le ­problème des déserts médicaux, les ­patientes boudent leur gynécologue. En 2015, 40 % déclaraient ne pas faire de frottis régulièrement.

À l’aune de cette crise, on serait tenté de mieux comprendre l’intérêt des pouvoirs publics pour la vaccination par le Gardasil ou le Cervarix. D’une autorisation de mise sur le marché obtenue en un temps ­record (neuf mois) à une réhabilitation d’un ­vaccin contesté pour ses effets secondaires et ­coûteux (123,44 euros pour une dose de Gardasil et dont il faut trois doses) par François Hollande, l’implication des pouvoirs publics n’est plus à démontrer. D’autant moins que ladite vaccination est recommandée pour les jeunes garçons. En 2018, l’Académie nationale de médecine s’est prononcée en faveur de l’extension de la vaccination à tous les garçons entre 11 et 14 ans. Vaccination et frottis tous les trois ans. Voilà donc les deux seules alternatives ­indiquées pour prévenir le cancer du col de l’utérus lié à certaines souches des HPV (16 et 18) ? Pas si sûr.

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Un dépistage efficace

Puisqu’il est entendu que le papillomavirus est un virus sexuellement transmissible, les garçons peuvent également se faire ­dépister comme les filles. Et même si la gent masculine est frileuse, si ce n’est peureuse face à des examens médicaux « non essentiels », il n’en reste pas moins qu’il n’y a plus aucune raison pour qu’elle ne participe pas, au même titre que les femmes, à l’effort de dépistage au titre de la prévention du cancer du col de l’utérus de la dulcinée. D’autant que la péniscopie, puisque c’est de cela qu’il s’agit, est un examen clinique non invasif, non douloureux et particulièrement efficace pour la recherche de lésions HPV induites, autrement dit des condylomes qui seraient invisibles à l’œil nu, ou de macules et de papules. La péniscopie consiste ­littéralement à passer le ­pénis à la loupe grossissante (x8 ou x15), après avoir ajouté de l’acide acétique (en clair, du vinaigre blanc) à 3 ou 5 % pour retrouver les zones qui sont acidophiles, et après un examen complet des organes génitaux masculins. Le patient se déshabille. Puis le médecin va examiner le pénis, le décalotter, regarder s’il n’y a pas de lésions au niveau du gland, du sillon et du prépuce. Cet examen peut aboutir soit à traiter directement les condylomes soit – si on remarque des lésions évocatrices de haut grade (CIN) – de convoquer une biopsie, qui peut ici s’avérer nécessaire pour examen. Mené par un dermatologue et surtout par un urologue, il n’y a que peu de problèmes pour que ces messieurs trouvent un rendez-vous.

Éviter les récidives de papillomavirus

Quelques traitements naturels existent pour se prémunir d’une récidive de papillomavirus, comme cette formulation en ovule vaginal à faire préparer par le pharmacien :

  • 150 g d’huile essentielle (HE) d’ Eucalyptus polybractea cryptonifera,
  • 75 mg d’HE de Laurus nobilis,
  • 25 g d’HE de Cinnamomum verum eugenoliferum,
  • 50 mg d’huile végétale (HV) de Calophyllum inophyllum.

Excipient QSP un ovule vaginal. Un ovule le soir pendant un à deux mois fait disparaître le HPV dans presque tous les cas. En outre, un champignon japonais, le shiitaké (Lentinula edodes) et surtout l’Active Hexose Correlated Compound (AHCC), un des puissants extraits de son mycelium (ses « racines »). Les premiers résultats (menés sur un groupe de femmes porteuses du papillomavirus) montrent la disparition du virus dès trois mois de traitement, à raison d’un comprimé par jour, pour la moitié des femmes tandis que les autres doivent attendre six mois pour les mêmes résultats. Cette étude de 2014 aurait mérité des études à plus grande échelle et qui n’ont pas encore été publiées ce jour.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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