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Calmer les peurs de votre compagnon

Article paru dans le journal nº 40 Acheter ce numéro

La peur – au sens fort – est un phénomène psychologique à caractère affectif marqué, qui accompagne la prise de conscience d’un danger réel ou imaginaire, d’une menace. La peur – au sens faible – se traduit par une appréhension, un souci, un désir d’éviter une chose considérée comme désagréable. Comment reconnaître les symptômes et les traiter par l'homéopathie.

« Tous les animaux connaissent la peur » et présentent les mêmes symptômes que l’homme : anxiété accompagnée de nervosité ou de tremblements, accélération du rythme cardiaque, attention extrême…

La peur et l’anxiété sont liées au fonctionnement du système nerveux sympathique, qui gère les situations d’urgence. Est impliqué également le système limbique qui semble essentiel pour la motivation, l’émotion et, chez les « animaux supérieurs », la personnalité.

Les substances naturelles de médiation de l’anxiété sont présentes chez tous les vertébrés (y compris les oiseaux, les tortues, les lézards, les poissons, les grenouilles…).

N’oublions pas que l’anxiété et la peur accroissent la vigilance. En facilitant la perception des risques, et en déclenchant la fuite devant les dangers, elles favorisent la survie des animaux. La peur gêne les animaux et, plus encore, ceux qui vivent avec eux et qui devront apprendre à la gérer, à la dominer, à la soulager.

Les traitements naturels sont efficaces dans tous les cas, dès qu’ils s’agit d’une réponse émotionnelle désagréable à ce qui est perçu comme un danger où une menace. Pour la peur, il s’agit d’un danger expérimenté ou connu. Alors que l’anxiété ou l’inquiétude sont provoquées par un danger encore inconnu.

Les « phobies » font partie des « troubles du comportement – certaines apparaissent au début de la vie, d’autres sont post-traumatiques (accidents, transports, changements de vie…).

L’interrogatoire homéopathique prend ici toute son importance, les remèdes prescrits pourront être considérés comme des « remèdes de fond ». Le thérapeute ne doit rien ignorer : hérédité, mode d’élevage, moment de la séparation d’avec la mère, alimentation, changements de vie, vaccinations, maladies et traitements, ambiance familiale…

Les symptômes de la peur

Les symptômes de la peur doivent être appréciés par les maîtres : « Il faut savoir reconnaître la peur et pour la soulager, il faut aussi la respecter ».

  • Tremblements
  • Repli sur soi-même avec les oreilles en arrière
  • Ptyalisme (l’animal bave)
  • Agressivité vis-à-vis des humains, des objets, des autres animaux
  • Mydriase (élargissement du diamètre de la pupille)
  • Fuite ou tentative de fuite
  • Troubles digestifs (boulimie ou anorexie – constipation ou diarrhée)
  • Troubles urinaires (incontinence ou anurie)
  • Lésions de léchage localisées pouvant aller jusqu’à la mutilation.

La peur existe chez les animaux d’élevage et elle entraîne des conséquences non négligeables sur leurs performances zootechniques, et un état de souffrance qui réduit leur bien-être. Le mode d’élevage et l’environnement ont une grande importance.

Les vaches qui ont peur donnent un lait de médiocre qualité  et ont fréquemment des inflammations de la mamelle.

Le cheval est probablement l’animal le plus peureux que l’on connaisse, et ses performances s’en ressentent toujours.

Musique et médicaments sont toujours d’une grande efficacité.

Les poules pondeuses logées en batterie sont plus facilement effrayées que celles élevées au sol, et la qualité de la viande s’en ressent.

Les animaux marins (poissons, crustacés…) peuvent, eux aussi, avoir peur. Leur système nerveux présente les mêmes récepteurs à la douleur que les nôtres… et, quand la peur s’installe, la fréquence cardiaque augmente et le rythme respiratoire s’accélère. Une décharge d’adrénaline est alors libérée. Bonne leçon pour les amateurs d’aquariums qui doivent apprendre à respecter leurs poissons et à leur parler.

Les traitements naturels

Les traitements naturels sont d’une telle efficacité contre la peur qu’ils peuvent éviter la prescription des psychotropes. Il nous semble indispensable de travailler avec des « comportementalistes » qui apprécient le milieu familial et rétablissent les tensions.

L’acupuncture, l’ostéopathie, le reiki, bien utilisés, apportent de grandes améliorations.

Les médicaments phytothérapeutiques

TILIA (tilleul) bourgeons 1 D : 10 à 30 gouttes deux fois par jour, en cures de trois semaines

MELISSA OFFICINALIS (mélisse) TM, si les animaux sont très agités : 10 à 30 gouttes le matin, une semaine sur deux jusqu’à amélioration.

Pour les grands chiens très peureux, on peut obtenir une amélioration, en donnant 1 gélule d’AUBEPINE, un jour sur deux, en alternant avec 1 gélule de COQUELICOT, en cures de trois semaines.

Les oligo-éléments

LITHIUM : une prise un jour sur deux, en alternance avec :

MAGNESIUM : une prise, en cures de six semaines (surtout quand la peur entraîne une agressivité, alternant avec un état d’hypersensibilité émotionnelle).

Les Fleurs de Bach

Quelques gouttes sur la langue, une ou deux fois par jour, jusqu’à amélioration :

ROCK ROSE (Hélianthème), pour les animaux ayant des crises de peur panique avec agitation et troubles physiologiques.

CHERRY PLUM (prunier myrobolam) : la peur s’installe quand l’animal « devine » qu’il va y avoir un bouleversement : voyage, changement de vie, de temps…

ASPEN (tremble) : l’animal tremble et se cache sans raison évidente.

Les médicaments homéopathiques

Ils ne pourront être efficaces, que si vous avez bien compris l’origine de la peur. On peut administrer en alternance deux ou trois remèdes et, pour éviter une aggravation, on donne une dilution moyenne 7 ou 9 CH – trois granules deux fois par jour – Si après 6 à 8 semaines de traitement, on a obtenu une nette amélioration, on peut donner, un soir par semaine, une dose ou 10 granules en dilution 15 CH. Un drainage phytothérapique ou homéopathique (complexes vendus en pharmacie) est conseillé.

  • Peur de tout, le sommeil est agité et le « peureux » est souvent un gourmand :

ARGENTUM NITRUCUM 9 CH

PHOSPHORUS 9 CH

  • Peur de l’obscurité avec anxiété, tremblements, sommeil agité et souvent le refus de rester couché :

ACONIT 9 CH

PHOSPHORUS 9 CH

  • Peur avec désir de fuir, de mordre, de détruire (surtout quand il est seul) et appétit capricieux :

BELLADONNA 9 CH

STRAMONIUM 9 CH

  • Peur des inconnus (avant une exposition) :

GELSEMIUM 9 CH

BARYTA CARB 9 CH

  • Peur de la foule, des grands espaces ou des espaces clos (voiture, ascenseur…) :

ARGENTUM NITRICUM 9 CH

  • Peur de l’orage :

Avant qu’il n’éclate : GELSEMIUM 9 CH et RHODODENDRON 9 CH

Pendant l’orage : PHOSPHORUS 9 CH et
RHODODENDRON 9 CH

  • Peur de rester seul

PULSATILLA 15 CH, si tremblements

IGNATIA 15 CH, si troubles psychologiques


- Si le peureux crie ou pleure : VALERIANA 9 CH
- S’il déchire tout : STRAMONIUM 9 CH
- S’il « déprime » : AMBRA GRISEA 9 CH

  • Peur d’être touché

ARNICA 9 CH ou 15 CH

  • Peur avec hypernervosité, excitabilité sensorielle et appétit capricieux

LYDOPODIUM 9 CH

  • Peur de l’eau

HYOSCIAMUS 9 CH

  • Peur des autres animaux :

RANA BUFO 9 CH

  • Peur du vent :

THUYA 9 CH

  • Peur survenue après un traumatisme physique

ARNICA 9 CH. Ajoutez NATRUM SULFURICUM 9 CH, si le traumatisme a été au niveau de la tête.

Le « peureux » est un malade malheureux, et il fait souvent le malheur de ceux qui partagent sa vie. Les comportementalistes et les vétérinaires spécialistes des médecines naturelles sont là pour vous aider.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique homéopathie chien chat peur

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