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Clofazimine : après la chloroquine et l’ivermectine, ce possible traitement échappera-t-il à l’invalidation ?

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  • On cherche toujours un traitement précoce et à bas coût contre le Covid-19On cherche toujours un traitement précoce et à bas coût contre le Covid-19

Toujours officiellement à court d’une molécule efficace et à bas coût dans le traitement contre le Covid, la recherche poursuit ses investigations. Ainsi, une équipe de chercheurs californiens et hongkongais a-t-elle passé au crible plus de 12 000 médicaments répertoriés dans une base de données (the ReFRAME library ) dédiée au repositionnement de médicaments existants pour répondre à des besoins cliniques non satisfaits. Et bingo, on tient un nouveau candidat ! En fait, un vieux médicament découvert en 1954, la clofazimine, approuvé par la Food and Drug Administration en 1996 pour traiter la lèpre. Une étude préclinique, publiée en préprint, présente la piste comme sérieuse, et un essai de phase 2 (sur des malades) est d’ores et déjà engagé.

Cette molécule, qui figure sur la liste des médicaments dits « essentiels » de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est sûre, peu coûteuse et facile à administrer. Un profil qui rappelle celui d’une autre vieille gloire, l’ivermectine, qui avait d’abord suscité l’enthousiasme avant que d'obscures controverses ne la mette (espérons provisoirement) sur la touche, « faute de preuve suffisante d’efficacité clinique ».

Cette fois, l’étude américano-hongkongaise avance que la clofazimine possède une forte activité inhibitrice sur l’infection et la réplication du coronavirus. Des essais sur des hamsters auraient révélé que la clofazimine réduisait significativement la charge virale et limitait la surinflammation incontrôlée chez les cas sévères (la tempête cytokinique) , aussi bien à titre prophylactique (en prévention) que thérapeutique.

Mais surtout, les chercheurs l’ont joué fine : en plus d’étudier la clofazimine en monothérapie et en cotraitement avec l’interféron bêta-1b, ils ont aussi d’emblée associé leur trouvaille au controversé remdesivir, le coûteux antiviral que certaines influences sont parvenues un temps à imposer comme unique horizon thérapeutique contre le Covid, avant que l’OMS ne reconnaisse son inefficacité en novembre 2020. Les auteurs de l’étude ont constaté une synergie antivirale entre clofazimine et remdesivir qui permettrait d’abaisser considérablement la dose efficace nécessaire (et donc le coût) du second, faisant de ce cocktail un candidat particulièrement intéressant pour les pays émergents. Une perspective apte à éviter un énième sabordage d’un traitement abordable ?

Source :

« Clofazimine broadly inhibits coronaviruses including SARS-CoV-2 », Nature, 16 mars 2021

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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