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Apprendre à aimer son cancer,
même s'il est fulgurant

Article paru dans le journal nº 1 Acheter ce numéro

La vie de 280 000 Français bascule chaque année, dans le bureau d'un médecin, en quelques secondes. C'est l'équivalent d'une ville comme Nantes ou Strasbourg ! Comme lui, 150 000 d'entre nous meurent chaque année. Soit l'équivalent d'une ville comme Dijon ! Malgré la lutte acharnée de la médecine, malgré les milliards investis, dans ce combat depuis les années 70, malgré les Plans Cancer qui se succèdent, malgré les remarquables progrès de la chirurgie et de la prise en charge des malades, cette pathologie ne cesse de progresser et de tuer. En 1980, on enregistrait par exemple 160 000 nouveaux cas par an. Et le nombre de décès a augmenté de 16% sur cette même période. Aujourd'hui, le cancer est la première cause de mortalité avec un décès sur quatre? Et n'en déplaise à ces messieurs de la Faculté, on ne voit pas pour l'instant ce qui pourrait inverser cette terrible courbe !

Le cancer tuerait moins, se soignerait mieux, on vit plus longtemps avec cette maladie? Ces annonces plus ou moins vraies ne sont pas rares dans les médias, et certains professeurs n'hésitent pas à monter au créneau pour astiquer leur ego sur le dos des malades. Mais les chiffres sont là, impitoyables : si l'on considère tous les cancers, la survie relative à 5 ans est de 55,13%.

Certes ce taux grimpe à plus de 90% pour certains cancers (testicule, thyroïde) mais comment parler de succès quand seulement 12% des patients atteints de cancer du poumon dépasseront les 5 ans après l'annonce de leur maladie, 30% dans le cas de leucémies aiguës ou 56% dans le cas de cancer du côlon ?

En réalité, la médecine a fait des progrès puisqu'on peut vivre aujourd'hui avec un cancer. Il y a encore une vingtaine d'années, on guérissait parfois du cancer ou, plus souvent, on en mourrait. Au bout de quelques années, c'était clair : il y avait les survivants et les morts.

Depuis, une troisième catégorie s'est développée : ceux qui vivent avec. Une catégorie de gens qui, pour la médecine, sont en rémission. Et qui rechutent, qui récidivent puis reprogressent puis finissent souvent par rechuter une dernière fois. Ces malades peuvent vivre longtemps, on connaît le cas de David Servan-Schreiber, qui a vécu 19 ans avec un cancer sévère du cerveau auquel il a su opposer des stratégies de survie épatantes. Certains se sont gaussés de son régime « brocolis » : mais combien de temps aurait-il vécu sans ses stratégies de survie ? Pour la médecine, ces malades qui résistent sont considérés le plus souvent comme guéris. Cela améliore les statistiques?

Je ne devrais pas donner ces chiffres... parce que ça ne se fait pas

Ça ne se dit pas parce que les médecins n'en sont pas fiers, ça ne se dit pas parce que ce n'est pas bon à entendre. Cela, me dit-on, ne peut qu'aggraver l'image déjà terrible de cette maladie et la peur qui l'entoure. Cela ne peut que décourager ceux qui en souffrent. Mais à l'inverse, je suis de ceux qui pensent que si l'on veut se donner les moyens de lutter contre le cancer, il faut d'abord être lucide, et se dire la vérité. Comment agir sinon, comment prévenir, comment se soigner ? Cela commence par un diagnostic clair et une annonce sincère de la part du médecin !

Quand l'annonce d'un cancer mène au suicide

« Verdict », « condamnation à mort », « sanction »? Les mots des patients pour décrire ce moment où on leur annonce la maladie sont sans appel. A vrai dire, il n'y a pas de mots pour dire ce que l'on ressent en pareil cas. Cette maladie fait peur avant de faire mal. Chacun d'entre nous connaît au moins une personne qui est passée par là.

Le cancer nous terrifie par sa proximité, il est à la porte de chaque famille et devient une hypothèse pour chacun de nous. Difficile dans ces conditions de garder de la distance sur cette maladie. Alors l'annonce tombe toujours comme un couperet. On en ressort en état de sidération. On se repasse en tête les mots du médecin, on essaye de comprendre, il faut du temps. On a peur surtout. Tellement peur que parfois, on préfère en finir tout de suite : le risque de suicide est multiplié par 12 dans la semaine suivant l'annonce du cancer (1).

Ce chiffre, issu d'une toute récente enquête suédoise portant sur plus de 6 millions de personnes, montre à quel point ce moment est crucial et à quel point le stress de l'annonce est difficile à vivre. Car les risques décroissent avec le temps et disparaissent quasiment au-delà d'un an.

C'est dire qu'il faut du temps pour accepter sa maladie. Naturellement, plus le diagnostic est mauvais, plus le risque de suicide est important : ainsi, pour l'annonce d'un cancer de l'œsophage, du foie ou du pancréas, ce risque est multiplié par 16 ! Mais la semaine suivant l'annonce, d'autres risques apparaissent. Selon la même étude suédoise, la probabilité de mourir d'un accident cardiovasculaire est multipliée par près de six !

Dans un article du Journal International de Médecine, le Dr Céline Dupin conclut à propos de cette étude : « Au plan pratique, l'annonce d'un cancer, qui est un moment de la prise en charge oncologique très protocolisé récemment, fait entrer brutalement le patient dans une période à haut risque suicidaire et cardiovasculaire. Ceci nécessite sans doute de mieux adapter notre discours à chaque patient et peut-être d'envisager des mesures préventives dans certains cas ».

Les médecins ne sont pas formés à l'annonce du cancer

Malgré les avancées du Plan Cancer, qui intègre aussi cet aspect, la plupart des médecins, ne sont toujours pas formés à l'annonce d'un tel diagnostic. Les jeunes médecins redoutent cet exercice difficile, et chaque médecin a sa façon à lui, plus ou moins acceptable, plus ou moins « humaine », d'annoncer les choses.

La « psycho-oncologie » est une discipline toute jeune qui, à de rares exceptions près, n'a pas fait ses preuves et permet tout juste de proposer aux médecins des protocoles d'annonce. Et de savoir un peu mieux ce qui se passe à ce moment là dans la tête des patients.

On sait entre autres que les patients retiennent 1/3 seulement des informations qui leur sont délivrées, principalement le début et la fin de la consultation, et seulement 3 informations au total, d'où l'intérêt des écrits et des échanges humains qui pourront suivre.

Même s'ils sont tous d'accord pour dire qu'il faut annoncer un tel diagnostic (c'était exactement l'inverse dans les années 70 !), les médecins freinent quand il s'agit de le faire et éludent les réalités les plus gênantes. D'autant plus dans les cas de cancers virulents. Ils n'évoquent un pronostic que poussés dans leurs derniers retranchements et enchaînent vite sur les traitements à envisager, un sujet où ils sont naturellement plus à l'aise.

Ce n'est pas nécessairement de la lâcheté mais ils connaissent les implications d'une telle annonce et mesurent au quotidien l'effet nocebo (à opposer à placebo) d'un mauvais pronostic. Dans bien des cas, on ressort de ces rendez-vous encore plus malade qu'on ne l'est et frustré de n'avoir reçu que des informations parcellaires. À vous de vous débrouiller avec ça !

Ces mensonges par omission, cette manière de ne pas tout dire ou de mal le dire, irritent particulièrement les familles qui, plus que le malade - qui reste souvent dans le déni (il a dit qu'il allait me soigner !?) - ont besoin d'entendre le maximum d'informations. Pour s'organiser et pouvoir soutenir pleinement le malade. Il n'y a encore guère de relais pour cela et c'est à chacun de courir après les informations, de médecin en professeur, d'examen en examen, de service en service?

Des cellules de soutien psychologiques partout, sauf à l'hôpital?

De nos jours, on met en place une cellule psychologique pour un oui et pour un non. Pourquoi ne pas mettre en place un encadrement psychologique quand il s'agit d'annoncer à une personne qu'elle est atteinte d'un cancer ? Les moyens manquent sans doute mais ce devrait être systématique dans les cas de cancer fulgurant où le patient devinera vite, si on ne lui dit, qu'il n'a plus que quelques mois d'espérance de vie. D'ailleurs, il n'a qu'à aller sur Internet pour en avoir une idée. Les malades méritent beaucoup plus de considération que les diagnostics froids qu'on leur assène.

Faut-il demander un pronostic ?

Aux Etats-Unis, on donne presque systématiquement le pronostic à l'annonce d'un cancer. Ce n'est pourtant pas forcément souhaitable. Je déconseille fortement de demander cela à son médecin sans y être préparé. Que se passe-t-il si on vous annonce que vous avez 6 mois devant vous tout en vous prescrivant un traitement dit « de confort » pour vos derniers mois ?

Un mécanisme de programmation inconscient se met en place et inconsciemment votre organisme va tout faire pour donner raison à ce pronostic. Il risque fort de déclencher tout un processus qui peut effectivement générer la survenue du décès au bout de 6 mois. Ces pronostics ne sont qu'une moyenne, un standard. Et on ne peut jamais savoir dans quelle case on est.

C'est vrai que l'on a moins de chances d'être dans la case « guérison » quand on nous annonce un cancer du pancréas, mais on peut tout à fait y être. Les médecins ont vu bien des patients défier les statistiques. Prenons un autre malade très médiatisé : Steve Jobs, le patron d'Apple. Le cancer du pancréas est parmi ceux qui se propagent le plus rapidement et parmi les plus fulgurants. Seulement 4% des personnes atteintes survivent au-delà de 5 ans !

Le cancer de Steve Jobs, lui, a été diagnostiqué en 2004. Après une première intervention chirurgicale cette année là, Jobs a d'abord tenté de se soigner de manière alternative. Il s'est notamment rendu en Suisse où il a subi un traitement hormonal à base de rayons. Beaucoup lui reprocheront cela plus tard, lorsqu'il rechutera sévèrement. Il optera alors pour les traitements conventionnels avec le résultat que l'on sait. Mais de qui se moque-t-on ? Steve Jobs a vécu 8 ans avec sa tumeur, ce qui est un record, d'autant qu'il ne s'est pas ménagé et n'a que tardivement lâché les rènes de son entreprise?

Le pronostic ne peut qu'entraîner des pensées parasites autoréalisatrices. C'est un processus vicieux. Mal vécu, il entraînera l'effondrement des défenses immunitaires. Et à la fin, le médecin s'estimera content : il aura donné le bon pronostic ! Bien sûr, puisque il aura lui même programmé son malade?

Toutefois, certains patients, le demandent à leur médecin. Et chez les plus forts psychologiquement, cela peut provoquer un effet rebond. Ces personnes se disent au fond d'elles qu'elles vont tout faire pour faire mentir les pronostics, et certains trouvent ainsi leur motivation dans un pronostic défavorable. Mais ce n'est pas la majorité.

Alors un pronostic, pourquoi pas, cela éclaire toujours. Il vaut mieux savoir que de rester dans l'ignorance, en remettant aveuglément sa vie entre les mais des médecins. Mais celui-ci doit être considéré pour ce qu'il est : une simple statistique, et non une prédiction. C'est une information parmi d'autres, qui donne la mesure de l'urgence de se soigner, qui favorise la mise en place rapide d'un protocole et la recherche de tous les moyens dont on peut disposer sur le chemin de la rémission.

Suivre un traitement naturel, c'est multiplier par deux ses chances de rémission

Il existe des traitements naturels qui, parfois, soignent et, toujours, ralentissent le processus cancéreux. Tout en atténuant, le cas échéant, les dommages collatéraux des traitements officiels. S'en passer, c'est refuser de doubler ses chances de survivre. Y compris dans les cas apparemment les plus désespérés.

Le jeûne, dont on vient de prouver scientifiquement l'intérêt (il serait aussi efficace qu'une chimio selon l'étude citée par Michel Dogna dans l'article précédent) est une première étape d'autoguérison. Si on m'apprenait que j'avais un cancer, ce serait la première chose que je ferais, immédiatement : un jeûne d'une quinzaine de jours.

Ces solutions, on peut facilement les découvrir, par exemple en téléchargeant gratuitement les fascicules du Dr Luc Bodin (sur son site). Docteur en médecine, diplômé en cancérologie clinique à l'Institut Gustave Roussy, le Dr Luc Bodin est aussi spécialisé en médecines douces (acupuncture, homéopathie, sophrologie, phytothérapie, ostéopathie, mésothérapie, oligothérapie, PNL, décodage biologique, micro-nutrition, micro-immunothérapie, médecine énergétique, EFT...).

Un de ces rares médecins ouverts et curieux qui regrette que la recherche médicale ne s'intéresse pas aux médecines naturelles. On peut aussi recommander deux de ses ouvrages. Le premier s'adresse plutôt à ceux qui souhaitent accompagner le protocole officiel : Mieux vivre la thérapie du cancer ? les médecines complémentaires associées aux médecines modernes.

Le cancer est réversible ! Et les preuves existent

Le second est, quant à lui, beaucoup plus "transgressif". Il s'intitule "Quand le cancer disparaît" et propose une autre voie de traitement, qui consiste à réparer les cellules malades plutôt que de les anéantir, afin de leur redonner leur normalité.

Luc Bodin y expose des preuves irréfutables, établies par la recherche moderne, démontrant que cette réversion cancéreuse est concevable, mieux, qu'elle est déjà réalisée et exploitée dans quelques hôpitaux pour certains cancers. Il est important que cette information soit transmise au public et aux personnes malades afin de leur apporter une autre vision du cancer. Un cancer est réversible, naturellement.

C'est le genre d'annonce que la médecine officielle ne fera jamais et qui pourtant pourrait transformer totalement la perception que les malades ont de la fatalité qui s'abat sur eux. Nous avons tous un cancer qui dort en nous David Servan-Schreiber l'a expliqué à plusieurs reprises, notamment dans son livre Anticancer : nous avons tous des cancers qui dorment en nous !

Pour qu'un cancer s'exprime, il faut de 1 an à 40 ans parfois. Mais heureusement nos mécanismes de défense les éliminent sans même nous en informer. A condition que notre terrain (écologique, physique, émotionnel, énergétique, mental) soit sain. L'étude embryonnaire montre que déjà à la naissance nous avons en nous un certain nombre de cellules cancéreuses. Elles seront éliminées avec le temps par phagocytose. Mais avec l'âge et les agents externes, l'organisme ne parvient plus parfois à contenir la prolifération de ces cellules anarchiques.

Dans nos sociétés, une personne sur quatre mourra du cancer, mais trois sur quatre n'en mourront pas : leurs mécanismes de défense auront tenu le cancer en échec. Ainsi, les cellules défectueuses inhérentes à tout processus de vie sont détruites chaque jour un peu. Il n'est donc pas absurde de considérer que l'on puisse traiter le cancer avant qu'il n'apparaisse. C'est la position du Dr Gernez, qui a fait école (voir cet article dans Principes de Santé n°43: "Tuer des embryons de cancer, c'est sauver des milliers de vie").

Il faut aimer son cancer

L'annonce d'un cancer ne doit pas être vécue comme une condamnation. Au contraire, il est important de regarder son cancer en face et de se donner tous les moyens de reprendre le contrôle sur lui. Il est vital aussi de considérer que c'est son cancer à soi, et que chacun est unique et ne peut se résumer à une statistique.

Je recommande la plus grande bienveillance : votre cancer, c'est vous.

Ce n'est pas une fatalité qui s'abat sur vous, c'est une partie de vous qui s'exprime. Il faut aimer son cancer. Entendez ne pas le prendre comme un ennemi à abattre coûte que coûte, ce qui induit le conflit, la dureté, mais comme un "proche" qui s'emballe et qu'il faut ramener à la raison : "tu es en train de me détruire de l'intérieur et de me transformer en tas de boue mais on va y aller doucement et puis tu vas redevenir gentil comme tu étais autrefois".

Le cancer est comme un petit animal familier qui aurait soudain pris le contrôle dans la maison. Il faut l'amadouer. Cela passe par tout un processus, au quotidien, par une grande attention et une grande bienveillance, aussi, envers soi même. De ce point de vue, les exemples de Steve Jobs ou de Servan-Schreiber ne sont pas si bons qu'ils n'y paraissent : ces deux hommes ne se sont jamais ménagés, le premier continuant à diriger un leader mondial de l'informatique pendant sa maladie, le second courant de conférences en plateaux de télé.

Mitterrand l'a démontré

François Mitterrand, lui, ne s'est pas ménagé non plus. Dès 1981, à peine élu, le président a su qu'il avait un cancer de la prostate. Les médecins ne lui donnaient alors que 3 ou 4 ans à vivre. Il en a fait « son affaire », l'a soigné, par la médecine conventionnelle, par les produits Beljanski, l'a dompté et y a survécu pendant 14 ans. Sa volonté de finir son premier septennat a été tellement forte... qu'il en a fait deux. Voilà un bel exemple du pouvoir de la volonté et de l'esprit sur la maladie. Pour finir, François

Mitterrand choisira lui-même le moment de sa mort, provoquée, on le sait maintenant, par une intraveineuse.

L'admirable cheminement spirituel de Bernard Giraudeau

Je me souviens, enfin, d'une interview très touchante de l'acteur et écrivain Bernard Giraudeau dans le quotidien Libération. Il était tout à fait dans cet état d'esprit et son parcours, tout au long de cette maladie qu'il a longtemps contenue (10 ans), est admirable. Un cancer du rein, puis du poumon, quatre rechutes et autant d'opérations, le recours là aussi aux médecines naturelles. Il en est mort, certes, mais au terme d'une vraie quête spirituelle, en paix avec lui-même, après avoir compris et donné du sens à sa maladie, après avoir repensé sa vie. Je ne peux que vous inviter à lire, pour finir, ce document plein d'espérance : « Le cancer est arrivé, je n'étais pas étonné ».


Sources (1) Fang F. et coll. ? Suicide and cardiovascular death after a cancer diagnosis. N. Engl. J. Med. 2012 ; 366 : 1310-8. www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000343/index.shtml

 

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