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Du bio au parabène ?

Article paru dans le journal nº 51 Acheter ce numéro
  • Du bio au parabène ?
Bio

Une nouvelle norme internationale vient d’être mise au point par l’industrie des cosmétiques de beauté pour permettre à ses produits de revendiquer, en toute légalité, la mention « bio » sur leur étiquetage. Et, bien entendu, sans pour autant empêcher les producteurs d’y mettre l’ensemble des molécules pétrochimiques de leur cru, comme le parabène ! Comme pour d’autres choses, cela s’est fait dans le dos et contre l’avis de toute la filière, qui, depuis des années, a fait en sorte que le consommateur puisse avoir à sa disposition des produits naturels, de qualité et certifiés « biologiques ».

D’après cette norme qui entrera prochainement en vigueur, il sera possible à tout industriel de présenter son produit comme naturel et bio même s’il contient les pires composants pétrochimiques. Par cette norme ISO 16128, ce sont donc les pires pollueurs qui essaient de s’approprier la réglementation des produits naturels. Mais tout va donc dépendre de la manière dont les pouvoirs publics la mettront en place. Il faut rappeler que le terme bio concerne tout ce qui vit et provient du vivant. Or, à ma connaissance, les produits pétroliers sont morts, pour ne pas dire mortels pour l’espèce humaine. Vouloir s’approprier ce terme pour se blanchir et tromper est donc inadmissible.

Comment les consommateurs vont-ils s’y retrouver ? Pour qu’un ingrédient soit qualifié de biologique, il faut actuellement qu’il soit vérifié par un organisme certificateur. Pour qu’une crème ou tout autre produit cosmétique puisse bénéficier du label bio, il faut que ce produit contienne un minimum de 20 % de tels ingrédients et que tout le reste soit également naturel au sens organique du terme. Mais, surtout, il faut que ce produit ne contienne pas de substances pétrochimiques et synthétiques (souvent réputées cancérigènes). Or, selon la nouvelle norme, il semble, aux dernières nouvelles, que ces substances chimiques et même les OGM y seront tolérés. C’est un peu comme ce qui se passe aux États-Unis, où un complément alimentaire est qualifié de naturel simplement parce qu’il contient 10 % de naturel. Tout le reste peut être synthétique, chimique et polluant.

Comme l’indique Ecocert dans son communiqué de presse : « Il serait contre-productif et dommageable de laisser penser au consommateur qu’un produit indiquant 20 % de bio et 80 % d’ingrédients issus d’OGM ou de la pétrochimie, sans aucune garantie de respect de l’environnement, puisse se revendiquer comme étant bio. »

Tout le travail réalisé dans le monde par les experts de la filière bio, visant à protéger l’environnement, à garantir au consommateur des produits sains, serait donc anéanti par cette norme. Sauf (et c’est ce qu’il faut espérer) si l’usage du terme bio reste limité à ce qui le caractérise aujourd’hui. S’il en était autrement et si les gens qui sont décisionnaires ne protègent pas les vrais produits bio, ils seront coupables de nuire grandement au bien-être des générations futures. Les associations de consommateurs seront en droit de les poursuivre pour empoisonnement et mise en danger de la vie d’autrui.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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