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Tatouages éphémères au "henné noir" : pas sans danger

Article paru dans le journal nº 70 Acheter ce numéro
  • Ce Ce "henné noir" peut laisser des cicatrices considérables ainsi que des allergies à vie.

La mode du tatouage ne se dément pas et de nombreuses personnes vont probablement se laisser tenter à l’occasion de leurs vacances, sur la plage, au marché du coin ou pendant un festival. D’autant plus facilement que les tatoueurs ambulants seront légion et que l’appellation henné noir prête à confusion.

Pas que du henné…

Vous avez sûrement déjà vu ces motifs orangés sur les mains et les pieds des femmes maghrébines. C’est le tatouage au henné. A contrario, ceux qui se prétendent être au henné noir contiennent en réalité tout autre chose : du henné certes, mais additionné avec de la paraphénylènediamine (PPD), une substance aux propriétés colorantes utilisée dans les teintures pour cheveux, la coloration des textiles ou incorporée dans le caoutchouc pour le rendre bien noir. Et qui présente un gros inconvénient : elle est fortement allergène.

Alors que la concentration de PPD est limitée à 2 % dans les teintures pour cheveux et n’est plus autorisée pour aucune autre application cosmétique, il n’est pas rare de la retrouver à hauteur de 20 à 30 % dans le mélange désigné sous l’anodin vocable henné noir. Parfois les conséquences sont graves, car appliquée à même la peau, la PPD peut provoquer des érythèmes spectaculaires susceptibles de laisser des cicatrices importantes ainsi que des allergies à vie. Dans le pire des cas, il arrive qu’une réaction allergique conduise à un choc anaphylactique engageant le pronostic vital.

De plus en plus d’incidents

Ces dernières années, l’allergie à la coloration a fortement augmenté. En 2013, le quotidien Métro, au Royaume-Uni, se faisait déjà l’écho des dangers de la PPD. Le phénomène du Black Henna Temporary Tattoo (BHTT) a pris une telle ampleur que la British Skin Foundation a lancé, dès 2015, une consultation auprès des dermatologues pour prendre la mesure des problèmes engendrés par cette pratique. Leur constat : quatre médecins sur dix ont témoigné avoir vu des patients présentant des réactions cutanées à ces tatouages, souvent des jeunes de moins de 16 ans. Un silence surprenant entoure encore cette pratique pourtant à risques. Vous n’aurez sans doute aucun mal à trouver un meilleur souvenir de vos vacances…

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique Allergies vacances allergie érythème Henné noir
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