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Dr Raphaël Nogier : les protéines
responsables des allergies

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Après des décennies d’indifférence aux interactions entre alimentation et santé, ne tombe-t-on pas dans l’excès inverse en diagnostiquant trop vite des allergies alimentaires ? Faisons le point avec le docteur Raphaël Nogier, qui préconise une alimentation personnalisée en misant sur des tests singuliers.

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Vous avez été l’un des premiers à dénoncer les méfaits possibles du lait de vache. Le temps vous a-t-il donné raison ?

Docteur Raphaël Nogier* : Malheureusement oui. En 1994 et même en 1997, au moment de la parution de mes premiers livres, on ne m’a pas vraiment entendu. Moi-même, jeune médecin généraliste dans les années 80, je n’imaginais pas que des allergies alimentaires puissent être la cause de graves pathologies, dont peut-être le cancer du sein. Toutefois, quand j’ai décidé de publier, j’avais engrangé suffisamment de cas de patients me permettant de faire un lien pertinent entre symptômes, allergies et système immunitaire. Depuis, les mentalités ont un peu changé mais l’information circule encore mal. L’alimentation doit être personnalisée, d’où l’intérêt d’avoir des tests de dépistage simples et efficaces.

C’est pourquoi, dans votre dernier ouvrage, vous évoquez une alimentation bien testée ?

Il est vrai que définir une véritable allergie alimentaire, surtout à effet dit retardé, reste très complexe. À titre d’exemple, on voit trop de patients mis à la diète « sans gluten » ; or l’intolérance au gluten est très rare, et par ailleurs différente de l’allergie au blé, qui elle, est plus courante. Il ne faut pas tout confondre ! Donc, si je respecte mes confrères allergologues, j’ai hérité de mon père une vision singulière de la santé. Je leur propose donc une approche complémentaire.

Rappelez-nous ce qu’est une allergie et ses causes courantes ?

Une allergie, c’est une réaction anormale et non souhaitée de l’organisme devant une protéine. Cette protéine peut être apportée par l’air (allergie respiratoire), par le contact (allergie cutanée) ou par l’alimentation. L’allergie alimentaire est due à un passage anormal de protéines dans le sang à travers la barrière intestinale. À ne pas confondre avec une intolérance alimentaire qui peut aussi impliquer des sucres, voire des métaux. Le système immunitaire se met alors en chasse de la protéine et, par des réactions très complexes, va sécréter des anticorps et des interleukines avec effet délétère sur tous les organes.

La cause principale est la diversification trop précoce de l’alimentation du nourrisson chez qui la barrière intestinale ne devient fonctionnelle qu’à partir du 4e mois. Voilà pourquoi j’affirme qu’il faut encourager l’allaitement maternel, c’est la meilleure façon de prévenir les allergies. Par la suite, il peut y avoir lésion de la barrière intestinale à partir de certains médicaments, notamment anti-inflammatoires ou antibiotiques ; ou à cause de certains vaccins, qui contiennent des protéines alimentaires végétales ou animales sur lesquels les virus ou bactéries ont été cultivés…

On observe des allergies alimentaires immédiates (par exemple IgE dépendantes) ; semi-retardées (reposantsur la formation des complexes antigènes-anticorps) ; ou retardées (reposant sur l’activation de certains lymphocytes). Reste que la majorité des allergies passent inaperçues.Tout cela demande un travailpatient. Et subtil, d’où l’utilité des tests RAFT.

Ces tests que vous avez créés sont basés sur la prise du pouls radial ?

J’ai créé le Radial Artery Food Test (RAFT) en utilisant notamment la technique de prise du pouls radial ou pouls de Nogier, créée par mon père, alors qu’il peaufinait ses recherches en auriculothérapie. Il a démontré qu’à chaque nouvelle stimulation, le pouls varie, s’amplifie ou s’effondre, signe que le système neurovégétatif s’adapte pour réguler le corps. Le rythme cardiaque, lui, ne bouge pas lors de la stimulation.

On peut ainsi mesurer la capacité d’adaptation d’un individu devant un stress et ainsi extrapoler sa capacité potentielle à réagir en cas de pathologie ou d’intrusion alimentaire. Les tests alimentaires RAFT sont donc très utiles pour un prédiagnostic. Ou pour compléter l’usage de tests existants (test sanguins ou prick test). Car ces derniers ne permettent de mettre en évidence qu’une petite partie des hypersensibilités. En outre, les patchs, paradoxalement, peuvent parfois devenir cause d’allergies alimentaires.

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Comment se déroulent les tests RAFT ?

Un long interrogatoire préalable est fondamental. Sur les habitudes alimentaires, mais aussi sur l’histoire familiale car il y a souvent des facteurs génétiques. Ensuite, après avoir présélectionné des aliments a priori suspects, on teste les réactions du corps à des échantillons d’aliments coupés en fines lamelles tandis qu’on prend le pouls du patient. Il est important que l’aliment soit testé tel qu’il est consommé.

Exemple, sous forme de biscotte ou pain si on suspecte une allergie au blé, ou de viande cuite si on pense à des protéines animales. Ensuite, par la lumière qui traverse l’échantillon et se charge d’une activité spectrale, la peau fait la différence. En effet, elle est capable de recevoir, comprendre et transmettre au système nerveux des messages électromagnétiques de type lumineux. Le pouls se dégonfle en cas d’allergie. Par ailleurs, en mesurant le temps qu’il faut pour un retour à la normale, on peut avoir une idée de l’intensité de l’allergie détectée. Le test est simple, sans danger, et rapide à interpréter pour un praticien formé.

Vous admettez toutefois que, même avec le RAFT, les allergies restent difficiles à débusquer ?

Tout simplement parce que nous avons un système immunitaire complexe, ce qui est magnifique par ailleurs ! Mais, effectivement, une allergie est une réaction anormale du système immunitaire qui est censé nous protéger des agresseurs et qui va pourtant agir de façon désordonnée au point de donner des symptômes divers.

Or, lors des études de médecine, on étudie peu ces interactions. Du coup, rares sont ceux qui ont ce réflexe face à un enfant hyper-agité par exemple ou face à un patient dépressif ! Et pourtant ces pathologies peuvent trouver leur origine dans une allergie ! Tout cela est d’autant plus complexe qu’il faut impérativement personnaliser les choses. Chaque humain est unique. 80 % de la population par exemple supporte le lait, les autres non, pourquoi ?

Les épidémiologistes classiques recherchent souvent un aliment toxique, à la survenue d’un cancer notamment, alors qu’il faut peut-être débusquer un aliment qui, sans être forcément toxique, n’est pas toléré par tel ou tel individu en fonction de son histoire.

Une allergie peut-elle être détectée en une seule séance ?

Non, il faut au moins deux séances espacées de plusieurs semaines pendant lesquelles on aura éliminé certains aliments de son quotidien. Il s’agit d’arriver à définir les allergies primaires des allergies secondaires. Ces dernières sont souvent des allergies visibles immédiatement après l’absorption ou l’injection de certaines protéines. Mais il se peut que le système ait encodé des allergies plus anciennes. Ce sont les allergies retardées.

C’est ainsi que j’en suis arrivé à mes conclusions sur le lait de vache et certains cancers du sein. Les femmes en question n’ont jamais été allaitées et leur système immunitaire s’est mis très tôt en chasse de certaines protéines indésirables en créant des réflexes insolites de défense. J’en suis aussi arrivé à l’idée que de nombreuses maladies auto-immunes sont certainement dues, à l’origine, à une allergie. Le système prend l’habitude de s’attaquer à lui-même en confondant protéines propres et protéines étrangères !

*Le docteur Raphaël Nogier a déjà publié trois ouvrages. « Ce lait qui menace les femmes » (Éd. du Rocher, 1994), « Des allergies cachées aux maladies du sein » (Éd. Sauramps Médical, 1997) et « Le bonheur est dans l’assiette » (Éd. Ambre) en 2000.
Il a aussi assisté son père, le docteur Paul Nogier, célèbre pour ses travaux en auriculothérapie.
Président du Groupe lyonnais d’études médicales (GLEM), il est tourné vers la recherche, la clinique et la personnalisation des traitements.

{{#endif}} Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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