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Supermarchés… super mortels !

Article paru dans le journal nº 39 Acheter ce numéro

Pour nous proposer au meilleur prix les aliments nécessaires à couvrir nos besoins quotidiens, les « commerçants » ont trouvés une parade infaillible : les supermarchés ! Mais la guerre fratricide que se livre aujourd’hui la grande distribution est à l’origine de nombreuses dérives, surtout qualitatives. À vouloir payer moins cher, le client paye le prix fort.

De nombreuses études prouvent la responsabilité des grandes surfaces dans l’apparition de nos maladies de société : obésité, diabète, hypertension, cholestérol, allergies, cancers… Monique Romon, professeur de ­nutrition à la faculté de médecine de Lille-II, montre dans son étude « Record », portant sur plus de 7 000 personnes, qu’il y a une corrélation entre le type de supermarchés fréquentés et le poids des clients. De plus, elle révèle que les personnes qui achètent leur alimentation dans les ­enseignes de hard discount (les moins chers) sont en moyenne plus ­corpulentes que les autres.

L’obésité

L’obésité est la pathologie qui affecte le plus grand nombre d’amateurs de grandes surfaces (850 millions dans le monde en 2013). Désignés coupables : les 300 additifs alimentaires chimiques (épaississants, édulcorants, aromatisants…) qui entrent volontairement dans la composition des pains, céréales et boissons diététiques pour déclencher une faim permanente en ralentissant le métabolisme. L’étude menée par l’Inserm et des chercheurs anglo-saxons est sans appel sur le lien entre l’obésité et la consommation régulière de ces produits. Les fromages fondus contiennent plus de 40 % de matières grasses, le reste étant des protéines de lait (allergènes), de l’eau (pour le poids) et du sel… Les fruits et ­légumes, gorgés de pesticides (DDT), contribuent également à l’épidémie d’obésité qui frappe les pays occidentaux.

Le diabète

Le sucre blanc industriel reste le responsable numéro un du diabète dans le monde (415 millions de malades). ­Pourtant, l’industrie agroalimentaire continue d’en gaver les adolescents. Le fructose favorise la production de ghréline, ­l’hormone de l’appétit qui, en production excessive, annihile la leptine, hormone qui régule la masse graisseuse. CQFD… Cet apport excessif en sucre blanc entraîne une production massive d’insuline qui fait « exploser » le pancréas. Car le sucre « appelle » le sucre, et une véritable boulimie s’installe par hypoglycémie chronique. Ces ados, le plus souvent en surpoids, deviennent insulino-dépendants (type 2), ce qui fait la fortune des lobbies pharmaceutiques qui vendent les antidiabétiques.

Le cholestérol

Les graisses présentes dans une grande partie des plats cuisinés de l’agroalimentaire sont à l’origine de l’hypercholestérolémie chronique dont souffrent les clients des grandes surfaces. Les plats les plus riches en graisses sont ceux qui n’ont aucun goût, excepté celui de la friture destinée à masquer un produit délétère (beignets de tous types, ­poissons carrés). Ces graisses sont largement présentes, mais dissimulées sous le label trompeur de « produit allégé » : les yaourts « maigres » en contiennent parfois jusqu’à 3,9 grammes ! Le premier prix revient à cette délicieuse pâte à tartiner au chocolat et aux rares noisettes qui, en plus de contenir du DEHP (un phtalate cancérigène que même les Chinois interdisent !), est faite avec de l’huile de palme, nocive pour la santé et dont l’exploitation détruit les forêts tropicales.

L’hypertension

Dans l’hypertension, c’est le sel qu’il faut traquer. Le sel blanc industriel est ­l’exhausteur de goût majeur dans de nombreux produits de la chaîne agroalimentaire (qui plus est, il fixe l’eau, ce qui augmente le poids du produit, donc les bénéfices). Si la dose par jour moyenne est de 3 à 6 grammes, elle culmine à 12 grammes pour ceux que ne se nourrissent que de plats cuisinés ou de conserves achetés en grande surface. Réputé être le « légume minceur » par excellence, le haricot vert, qui contient 3 mg/100 g quand il est frais, culmine à 262 mg/100 g dans la boîte. Mais des sommets sont atteints pour les crevettes, les rillettes de poissons et surtout le tarama, qui explose les scores avec 600 mg de sodium pour 100 g.

Le cancer

Le cancer, ou plutôt les cancers font leurs lits dans « la fange » produite par l’industrie agroalimentaire. Digestifs pour la plupart, ils affectent donc principalement le côlon, partie terminale qui joue le rôle « d’éboueur du système digestif ». Chaque année, 42 000 nouveaux cas sont diagnostiqués, pour 20 000 décès/an. Et pour cause : ce sont ces égouts physiologiques qui stockent tous les produits indésirables. En tête de liste dans les substances cancérogènes, le nitrite de sodium, largement présent dans les charcuteries (roses fluo), le benzopyrène des poissons fumés, les solvants qui fluidifient les huiles alimentaires industrielles, les sulfites de la grande viticulture… Bon appétit !

Les (vraies) origines du miel

Le miel, produit adulé des enfants et des convalescents, fait l’objet d’un vaste trafic. Celui pompeusement baptisé « miel de France » est en réalité un mélange de miels de la communauté européenne, dont certains portent encore les traces de l’irradiation de Tchernobyl ! Mais la palme du mérite revient quand même aux Asiatiques qui, avec un mélange de sirop de glucose et de fructose, de colorant caramélisé et de pollen (en cas de contrôle), font un « miel » largement diffusé en Europe.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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