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Ozonothérapie : le renouveau d’une technique ancienne

Article paru dans le journal nº 65 Acheter ce numéro
  • Ozonothérapie : le renouveau d’une technique ancienne

La thérapie par l’ozone fait partie des découvertes encore peu connues qui pourraient révolutionner la médecine, en soignant des affections chroniques considérées comme incurables. Découvrez le mode de fonctionnement et l’important potentiel de cette technique dont j’ai pu personnellement constater les résultats sur mes patients.

Comme nous allons le voir, le recours à l’ozone dans la médecine n’est pas nouveau. Pratiquée dès la fin du XIXe siècle, cette thérapie a été utilisée par l’armée allemande pour soigner les blessures et les infections de ses soldats durant la Première Guerre mondiale. Dans les années 1940, des traités scientifiques ont été publiés sur les propriétés curatives et bactéricides de l’ozone. Les vertus de ce gaz de couleur bleutée à l’odeur âcre, découvert en 1840 par un certain Christian Schönbein, en Suisse, étonnent par la puissance et l’étendue de leurs applications thérapeutiques possibles.

Aujourd’hui, évoquer « le trou dans la couche d’ozone », c’est faire référence à cette béance dans la stratosphère qui provoque de graves dérèglements climatiques présageant eux-mêmes de catastrophes pour l’humanité. Cette couche d’ozone joue en effet un rôle essentiel à la vie, tant végétale qu’animale, en protégeant la Terre de certains rayonnements solaires – au final, à peine 50 % d’entre eux parviennent donc sur notre belle planète. C’est d’ailleurs grâce à l’action des ultra-violets sur des atomes d’oxygène à très haute altitude que la couche d’ozone est produite. L’ozone, chimiquement parlant, est formé de trois atomes d’oxygène réunis par l’énergie solaire. Celle-ci a le pouvoir de faire et de défaire les molécules d’O2 et d’O3 dans un jeu de ping-pong atomique pour instaurer un équilibre dynamique et protecteur.

Identifié il y a près de deux cents ans, cet ozone protecteur ne fut utilisé que bien plus tard pour ses capacités antibactériennes, curatives, hyper ciblées et durables. L’ozonothérapie s’est ainsi développée, petit à petit, grâce à des découvertes majeures.

Les promesses de la médecine bio-oxydative

Oxygène, oxydation, radicaux libres : voilà trois mots intimement liés. Le principe d’oxydation est propre à l’ozone. Formé de trois atomes d’oxygène dont l’un est électrophile, l’ozone cherche constamment à s’équilibrer électriquement avec une autre charge non équilibrée.

De leur côté, les cellules infectées par des virus, des bactéries ou des champignons portent une charge électropositive qui attire l’ozone comme un aimant. Introduit dans le sang, l’ozone se couple immédiatement avec les nuisibles pour les détruire sans pitié, tel un cheval de Troie. L’oxygène, quant à lui, bénéficie aux cellules saines, leur permettant de prospérer et de se renforcer. Plus il est présent, plus elles seront résistantes aux envahisseurs. Équilibrées électriquement et profitant d’un système enzymatique fortement stimulé qui renforce leur immunité (glutathion peroxydase, catalase et superoxyde dismutase), elles seront protégées de l’oxydation générée par l’ozone.

L’ozone s’attaque aux bactéries, virus, levures, champignons et protozoaires sans anéantir les autres cellules. Il fissure l’enveloppe cellulaire des bactéries par oxydation des phospholipides et des lipoprotéines. Il endommage également la coque qui entoure le matériel génétique d’un virus et perturbe son cycle de reproduction. Des études in vitro confirment, par exemple, cet impact ciblé sur certaines bactéries (telle Escherichia coli) ou virus (adénovirus, grippe A, herpes simplex, VIH), en écho aux résultats cliniques constatés par des médecins praticiens.

Parallèlement, l’ozone semble activer le système immunitaire en participant à la surproduction d’interférons et d’interleukines intervenant dans les interactions complexes de défense immunitaire. Elle augmente aussi l’énergie de nos globules rouges.

Une future réponse contre le cancer ?

Une bio-oxydation comme l’ozonothérapie stimule les systèmes d’oxydo-réduction métaboliques et donne au corps la possibilité de retrouver son équilibre. Ce principe de destruction des cellules malades et de protection des cellules saines est essentiel à la compréhension de la thérapie. C’est pourquoi on s’intéresse de plus en plus au rôle possible de la thérapie par l’ozone dans la lutte contre le cancer.

En 1931, le Dr Otto Heinrich Warburg, physiologiste et biochimiste allemand, est lauréat du prix Nobel de médecine pour avoir découvert que les cellules cancéreuses passent d’un métabolisme aérobie (dépendantes de l’oxygène) à un mode anaérobie (sans oxygène). La caractéristique principale des cellules cancéreuses est leur faible taux d’oxygène : leur « respiration » ne se fait plus via ce gaz, mais par la fermentation du sucre. Cette découverte sera une avancée majeure dans le traitement de l’une des maladies les plus redoutées et les plus répandues au monde.

Que peut la thérapie par l’ozone ici ? Plusieurs études (in vitro et animales) ainsi que des études cliniques montrent la capacité de l’ozone à moduler nos mécanismes immunitaires, détruire la double paroi externe des cellules tumorales, diminuer leur agressivité et augmenter les effets de la radiothérapie ou de la chimiothérapie. Une étude préliminaire de 2018 montrait aussi tout l’intérêt de la thérapie à l’ozone sur les symptômes de fatigue des patients cancéreux. Si trop peu d’études cliniques sont à ce jour disponibles, générant des appels compréhensibles à la prudence de la part des autorités de santé, l’expérience de médecins de plus en plus nombreux dans le monde s’accumule, avec des résultats qui mériteraient de mener davantage d’investigations.

OHT : le nouveau visage de la thérapie à l’ozone

Le Dr Johann Lahodny, gynécologue autrichien, a mis au point la méthode dite des ten pass (« dix passages »). Il s’agit de prélever 200 ml de sang sous pression négative (par le vide), de les mélanger avec de l’ozone à une concentration de 70ug/ml et les réinjecter dans la veine du patient, en répétant l’opération dix fois en l’espace d’une bonne heure. Deux litres de sang sont ainsi échangés et enrichis avec un mélange ozone/oxygène pendant la séance. En fin de traitement, un total de 140 mg d’ozone a été injecté dans le corps du patient, d’où son appellation de thérapie à haute dose d’ozone (Ozone High Dose Therapy, ou OHT).

Selon ses partisans, ce traitement de choc permet de s’attaquer aux bactéries et aux virus et de moduler le système immunitaire, qui se régule alors automatiquement. Ni trop haute ni trop basse, une ozonothérapie instaure un équilibre donnant à un malade la possibilité de réduire les infections et les allergies qu’il devait à son système de défense défaillant, constamment sur le qui-vive. Cette technique innovante est une bouffée d’oxygène pour chaque cellule, et donc pour les mitochondries qui augmentent spectaculairement leur capacité respiratoire.

En comparaison, une cure « classique » à l’ozone ne s’effectue que sur une quantité bien moindre de sang, avec une ozonisation bien moins importante – de l’ordre de 3 mg du mélange à la fois oxydant et protecteur. Au final, l’OHT compte 46 fois plus d’ozone que cette version traditionnelle et ses résultats cliniques sont significativement meilleurs.

Utiliser des doses plus importantes d’ozone permettrait d’interagir beaucoup plus avec les mitochondries de nos cellules, augmentant les capacités régénératrices du corps par la production accrue d’ATP (par l’activation du cycle de Kreps) et l’activation d’enzymes capteurs de radicaux libres.

Ses conséquences sur la circulation sanguine et le cerveau

L’ozone stimule la circulation sanguine, la micro-circulation et fluidifie le sang, ce qui permet à l’oxygène de circuler beaucoup mieux partout dans le corps et d’atteindre tous les tissus. La super-oxygénation augmente le métabolisme des globules rouges et donc accroît le transport et la livraison de celle-ci à chaque cellule. Les personnes souffrant de la maladie de Raynaud (qui se caractérise par un engourdissement et un refroidissement des extrémités) constatent fréquemment une amélioration inespérée de leur état. Le cerveau profite tout autant d’une meilleure oxygénation : meilleure mémoire, meilleure concentration, meilleur fonctionnement cérébral en général.

De très nombreuses applications seront encore découvertes et apporteront une réponse aux patients découragés par des prises en charge traditionnelles sans résultat satisfaisant. Pour autant, cet effet de l’ozonothérapie sur la fluidification du sang oblige à la prudence en cas de traitement anticoagulant. D’ailleurs la thérapie par l’ozone se fera, quoi qu’il en soit, toujours sous une stricte supervision médicale pour évaluer les possibles contre-indications et s’assurer du suivi du protocole ; protocole qui sera précis et de plus en plus précisément formalisé grâce à l’accumulation d’expérience clinique des thérapeutes qui pratiquent la technique (voir les indications de la déclaration de Madrid en fin d’article).

Sclérose en plaques : un cas clinique

Comprendre le mécanisme théorique est une chose, constater les résultats pratiques en est une autre. Depuis les débuts de l’ozonothérapie, des milliers de personnes ont vu leur vie changer. En ce qui me concerne en tant que médecin, j’ai pu en observer les résultats extrêmement positifs depuis trois ans sur des profils de patients extrêmement différents. Je commencerai ici en évoquant la sclérose en plaques (SEP).

Cette maladie inflammatoire auto-immune touche le système nerveux central, soit à la fois les nerfs optiques, la moelle épinière et le cerveau. Elle se caractérise par une détérioration de la myéline (graine protectrice des fibres nerveuses) qui endommage les réseaux de communication et provoque une cascade de symptômes physiques et mentaux.

Les médicaments actuellement développés n’apportent pas de réponse significative et le traitement allopathique, moyennement efficace, n’est pas exempt d’effets secondaires. Les causes de la SEP sont multiples, liées tant à l’environnement qu’à une déficience génétique, mais peut-être aussi à un virus contracté pendant l’enfance. Les symptômes sont très variables : troubles de la vue et de la mémoire, fatigue anormale, perte d’équilibre, incontinence, tremblements… jusqu’à une paralysie progressive. La SEP agit par poussées inflammatoires. Cette maladie dite incurable touche près de 100 000 personnes en France (5 000 nouveaux cas par an), 400 000 en Europe et 2,3 millions dans le monde.

Le cas d’une de mes patientes, Camille, révèle tout l’intérêt de l’ozonothérapie dans le traitement de cette maladie touchant principalement les femmes jeunes (les hommes représentent un cas sur quatre). Cette patiente de 24 ans souffrait depuis trois ans de cette maladie dont les crises l’empêchaient de marcher, la clouant dans un fauteuil roulant depuis plusieurs mois. En désespoir de cause, elle entreprit une thérapie à haute dose d’ozone (OHT).

 

 

En quelques mois, les résultats furent tout simplement spectaculaires. Il ne fallut que quelques séances pour lui redonner progressivement son autonomie, avec tout ce qu’elle implique : joie de vivre, projets, travail même. Camille a retrouvé l’usage de ses jambes et conduit elle-même sa voiture pour venir aux séances. Une évolution inespérée avec la médecine traditionnelle : une baisse à peine croyable des symptômes d’épuisement associés à la SEP, mais aussi la diminution des insomnies, des douleurs diffuses, de l’incontinence, des troubles moteurs, de l’hypotonie, de l’asthénie et de la spasticité.

Ici il ne s’agit plus de réduire la progression de la maladie, mais bien de rendre aux malades une mobilité jamais espérée auparavant et d’améliorer considérablement leur qualité de vie. L’ozonothérapie est un traitement qui n’interfère pas ici avec ceux déjà entrepris, mais permet d’en booster les résultats sans aucun effet secondaire identifié à ce jour.

À travers l’expérience de médecins du monde entier éprouvant cette technique, l’OHT révèle chaque jour des opportunités de traitement insoupçonnées et la liste des possibles affections pouvant en bénéficier semble s’allonger : arthrite, douleurs musculo-squelettiques, fibromyalgies, maladies inflammatoires du colon et de l’intestin (telles Crohn ou la rectocolite ulcéro-hémorragique), infectiologie, parasitologie, sphère ORL…

L’ozone au secours de la peau

Localement, l’huile ozonée fait des merveilles dans la cosmétologie, notamment pour résoudre de nombreux problèmes de peau comme le psoriasis, la cellulite ou encore de récurrentes poussées d’acné . Ses propriétés désinfectantes en font d’ailleurs l’allié de toute la sphère dermatologique, face à de l’eczéma, du psoriasis, du zona et de l’herpès.

L’herpès labial, également connu sous le nom de bouton de fièvre, est une affection très douloureuse, extrêmement contagieuse et répandue, qui apparaît lorsque l’organisme est affaibli et que la cuirasse immunitaire s’est fissurée. Ce virus, une fois transmis, vous collera à la peau jusqu’à la mort, vous « défigurant » quand vous êtes déjà au plus bas.

La thérapie à l’ozone, en application locale, diminue la douleur, raccourcit les crises et accélère la disparition des lésions. Plus généralement, l’huile ozonée stimule le renouvellement des cellules et la cicatrisation, augmente la rapidité du processus de guérison, nettoie et stérilise l’épiderme, réduit l’inflammation des glandes sébacées et chasse les toxines : une véritable cure de jouvence pour les peaux abîmées !

Oxygénez vos cellules à toute vapeur

Beaucoup d’entre vous ont déjà essayé et apprécié les bienfaits du sauna, tradition typiquement nordiste offrant une relaxation quasi immédiate. On y est enveloppé par une chaleur humide réconfortante, dont les bénéfices ont été largement documentés. Les Finlandais le pratiquent depuis deux mille ans pour préparer leur corps à supporter un hiver rude et parfois hostile. La petite cabine en bois utilisée pour les bains de vapeur a traversé une partie de l’Europe et s’est même exportée bien plus loin, jusqu’au Japon.

S’enfermer à plusieurs dans une pièce exiguë surchauffée pourrait paraître étrange, et pourtant les pratiquants assidus du sauna n’échangeraient leur place pour rien au monde. Les bienfaits de la chaleur humide sur l’organisme sont incroyables, pour autant qu’on s’y expose régulièrement. La forte chaleur dilate les pores et les vaisseaux, provoque une sudation importante, stimule la circulation sanguine et détoxifie en profondeur votre organisme. La transpiration ainsi générée permet d’éliminer jusqu’à 1,5 litre d’eau en une seule séance et de nettoyer la peau, qui devient douce et soyeuse.

Cette pratique traditionnelle, déjà bénéfique, peut-être amplifiée par les vertus de l’ozone. Le principe du sauna à l’ozone est de placer votre corps dans une sorte de caisson dédié, votre tête restant à l’extérieur pour ne pas respirer les vapeurs. La perméabilité de l’épiderme, augmentée grâce à la chaleur, lui permettra d’être « perfusé » par l’ozone de façon moins invasive qu’une réelle perfusion. Les pores laissent pénétrer les molécules d’ozone au sein même de la circulation sanguine pour une purification en profondeur et un nettoyage du système lymphatique. Vos muscles se détendent et libèrent l’excès d’acide lactique. L’ozone oxyde les toxines pour qu’elles puissent être aisément évacuées par les émonctoires que sont la peau, les poumons, les reins et l’intestin.

La seule précaution à prendre ici est de ne pas respirer une grande quantité de ce gaz, car il est irritant pour les poumons. Le sauna à l’ozone (dans un caisson d’où la tête dépasse) est d’ailleurs conçu pour éviter tout désagrément en fin de séance : l’ozone est détruit avant l’ouverture de l’appareil.

L’ozone, un paradoxe curatif passionnant

La détoxification de l’organisme est l’un des rôles fondamentaux de l’ozonothérapie, en parallèle du processus d’oxydation. Cette pratique œuvre en concomitance avec les réactions naturelles de votre corps, mais ne se substitue pas à celui-ci. C’est un soutien formidable à un système métabolique déjà très perfectionné. Elle montre un effet bénéfique sur l’ensemble des milliards de cellules qui composent notre corps. Exempte de toxicité et d’effets secondaires notables lorsqu’elle est pratiquée comme il se doit, cette technique pourrait devenir un couteau suisse d’exception pour la médecine, pour peu que les recherches se développent.

Beaucoup de personnes pourraient se montrer réticentes à la thérapie par l’ozone, en particulier à l’idée de se voir injecter un gaz très oxydant pour se soigner. Or c’est, bien entendu, un geste médical, et à ce titre il doit se faire dans toutes les conditions de sécurité et d’hygiène nécessaires. Seul un médecin formé à la pratique pourra vous conseiller le traitement adéquat par rapport à votre pathologie, après une anamnèse complète tenant compte de vos antécédents familiaux et des médications en cours.

Il y a, il est vrai, quelque chose de contre-intuitif à l’idée d’exposer son organisme à un gaz pro-oxydant. Si l’on remarque une augmentation de l’activité oxydante juste après une séance d’ozonothérapie, cela signifie tout simplement qu’elle a fort bien fonctionné. Le lendemain, par contre, on notera une hausse de l’activité des antioxydants endogènes, comme le glutathion ou la superoxyde dismutase (SOD) qui, eux, vont prendre le relais. Le but de la démarche est bien d’oxyder les membranes cellulaires pour provoquer la réaction antiradicalaire espérée. Il se peut également qu’une réaction d’Herxheimer se produise (inflammation du corps lors d’une guérison spontanée), puisque le corps est une extraordinaire machine, sophistiquée à souhait. Après une séance, vous pouvez avoir un peu de fièvre ou une diarrhée : elles terminent le travail d’élimination des toxines.

La thérapie à l’ozone est encore malheureusement méconnue du grand public. Pour autant, des associations professionnelles voient le jour, les protocoles se standardisent et les preuves s’accumulent. À quand des recherches plus poussées sur les effets de l’ozonothérapie ? Bientôt, espérons-le.

 

Références :

- Association espagnole des professionnels médicaux en thérapie à l'ozone

"Virion disruption by ozone-mediated reactive oxygen species", Journal of Virology Methods, 2008.

"Inactivation of surface viruses by gaseous ozone", Journal of environmental health, 2008.

“Efficacy of comprehensive ozone therapy in diabetic foot ulcer healing”, Diabetes Metab Syndr, 2019.

“Oxygen-ozone therapy as support and palliative therapy in 50 cancer patients with fatigue - A short report”, Eur Rev Med Pharmacol Sci, 2018.

“Clinical utility of ozone therapy for musculoskeletal disorders”, Medical Gas Research, 2018.

“Ozone Therapy as Adjuvant for Cancer Treatment : Is Further Research Warranted?”, Evidence Based Complement Alternative Med. 2018

Use of ozonated water as a new therapeutic approach to solve current concerns around antitumor treatment”, Experimental and therapeutic Medecine, 2018.

“Investigation of the effects of major ozone autohemotherapy application on erythrocyte deformability and aggregation”, Clinical Hemorheology and Microcirculation, 2018.

“Topical ozone therapy: An innovative solution to patients with herpes zoster”, 2018.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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