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Le tampon en coton, bon pour la santé des femmes

Article paru dans le journal nº 62 Acheter ce numéro
  • Du coton, que du coton, rien que du coton.Du coton, que du coton, rien que du coton.

Les tampons hygiéniques du grand commerce sont des réservoirs de produits chimiques qui passent la muqueuse et se retrouvent dans l’organisme où ils dégradent la santé des femmes. Des tampons 100 % coton, 100 % bio et équitables leur offrent une nouvelle sécurité.

Cas emblématique de la toxicité des tampons, une mannequin de 24 ans, Lauren Wasser, a dû être amputée d’une jambe en 2012, aux États-Unis, après avoir fait un choc toxique suite à l’application d’un tampon. C’est que les tampons sont de véritables réservoirs de produits chimiques, dont les femmes se servent en moyenne 11 000 fois dans leur vie !

Des analyses fines ont depuis montré qu’on y retrouve des traces de dioxines, l’un des 12 polluants les plus dangereux au monde. Mais aussi, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des résidus de dérivés halogénés, liés aux traitements des matières premières – car, en majorité, la cellulose des tampons provient des arbres, pas du coton. Les fibres à l’état naturel sont de couleur marron. Pour les blanchir, les industriels peuvent utiliser du dioxyde de chlore, voire du chlore élémentaire, qui produisent des dioxines et des perturbateurs endocriniens.

Les fabricants n’étant soumis à aucune obligation de transparence sur la composition de leurs produits, les consommatrices ne se doutent pas du danger de leurs composants. Lésions dermiques, altération de la fonction hépatique, dégradation du système immunitaire sont quelques-uns des effets de ces dioxines répertoriés par l’OMS. Elles seraient aussi responsables de l’endométriose, une pathologie très douloureuse à l’origine d’infertilité. De plus, on retrouve également d’autres perturbateurs endocriniens, dont le DEHP, un phtalate, cancérigène interdit en Europe dans les jouets et les cosmétiques. Ou encore du glyphosate, c’est-à-dire... du désherbant.

En France, la situation prend de l’ampleur. Aucun cas de choc toxique n’avait été recensé en 1990, puis cinq en 2004, 19 en 2011 et 22 en 2014. La nature des composants, l’utilisation accrue de tampons et une évolution de la flore vaginale, due peut-être à l’alimentation, expliquent peut-être ces chiffres avec ce type de protection hygiénique.

Du coton, que du coton, rien que du coton

Coline Mazeyrat et Dorothée Barth ont fondé, début 2018, une entreprise qui commercialise des tampons et serviettes uniquement composés de coton bio. Les tampons Jho sans applicateur (trois tailles : normal, super, super +) sont composés à 97,5 % de ...

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