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Cosmétiques :
pas sans danger !

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Les ventes de cosmétiques progressent sur tous les continents, avec des compositions dont les vertus se veulent toujours plus prometteuses. Mais loin de renfermer le secret de Jouvence, certaines sont susceptibles de représenter un danger pour la santé, même en bio. Elles ont pourtant l’aval des autorités.

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Dans le souci de protéger sa peau du vieillissement et de la ­pollution, de l’hydrater et de la nourrir, de paraître plus frais et plus jeune, des millions de consommateurs s’enduisent chaque jour d’une dizaine de spécialités différentes. Sachant que chacune est composée en moyenne de plus de vingt ingrédients, je vous laisse imaginer le nombre de substances qui entrent en contact avec votre épiderme, et qui, pour la plupart, se retrouvent dans votre organisme.

50 composants dans la salle de bains

Mesdames, et depuis peu, vous ­aussi Messieurs, avez-vous la moindre idée du genre de produits dont vous ­inondez votre peau et vos muqueuses quand vous prenez une douche, vous ­appliquez une crème anti-âge, vous pulvérisez un antitranspirant ou vous brossez les dents ? Autant de gestes quotidiens expédiés sans plus y prêter attention, réalisés avec des produits ­devenus des basiques de notre mode de vie. Mais sont-ils anodins pour autant ?

Commençons par jeter un coup d’œil sur la liste des composants de l’un d’eux. Première mauvaise surprise, c’est écrit si petit qu’il faut une loupe pour pouvoir la déchiffrer. À croire que les ­fabricants préféreraient la ­tenir ­secrète… Ensuite, vous ­constaterez ­rapidement qu’il n’est pas rare que les produits les plus courants dans votre salle de bains peuvent renfermer plus de cinquante composants différents.

Que savez-vous de ces produits ? À peu près rien, sauf peut-être que ­certains sont dits « à risque », comme les perturbateurs endocriniens. ­D’ailleurs, le fabricant n’en sait probablement pas davantage, puisque très peu de ces ­substances ont subi une ­évaluation digne de ce nom. Car figurez-vous que cette démarche est ­généralement laissée à discrétion du producteur ­lui-même ! Et que les autorités de ­santé prennent ses résultats pour argent comptant…

En attendant, le public se ­retrouve avec un cumul de plusieurs ­centaines de ces molécules en circulation (ou ­sto­ckées) dans son organisme, pour la plupart entrées par effraction en ­dépit de la sélectivité naturelle et ­protectrice de la peau. Et c’est au ­soleil ou aux cabines à UV qu’on s’en prend pour expliquer l’explosion de ­mélanomes malins…

Compositions trompeuses

La plupart des cosmétiques sont des émulsions, c’est-à-dire le ­mélange d’une phase aqueuse (eau, jus, ­hydrolats…) avec une phase grasse (huiles ­minérales et végétales). Afin de lier ces deux phases de manière ­homogène, un ­émulsifiant est ­nécessaire, un peu comme un œuf pour faire une ­mayonnaise. Ensuite, en fonction de l’utilisation visée et de ­beaucoup d’autres paramètres, on y ajoute des colorants, des agents de ­texture, des conservateurs, des ­parfums… et des « actifs » spécifiques, souvent inscrits en gros sur l’emballage, mais en queue de peloton en termes de concentration !

Les règles de description d’un ­produit cosmétique, qu’il soit ­conventionnel ou bio, sont régies, ­depuis 1973 aux États-Unis et 1999 en Europe, par une ­nomenclature ­internationale ­standardisée ­baptisée « liste INCI », pour International ­Nomenclature of ­Cosmetics Ingredients. C’est elle qui impose une dénomination unique des composants, quel que soit le pays de commercialisation. Ainsi les ­ingrédients naturels sont-ils désignés par leur nom ­latin, tandis que les ­ingrédients de ­synthèse le sont dans leur terminologie anglo-saxonne.

Vous voulez savoir ce que contient votre crème de jour ? La législation exige que les ingrédients soient ­inscrits par ordre décroissant d’importance dans la formulation du produit. ­Comprenez par là que si le premier ingrédient de la liste est Aqua, alors l’ingrédient principal de votre produit est l’eau. Si vous lisez ­Paraffinum liquidum, vous avez dans les mains un produit dont l’ingrédient majoritaire est une huile minérale issue de la pétrochimie.

Les ingrédients dosés à moins de 1 % peuvent être inscrits dans un ordre ­différent, à la suite de ceux qui sont au-dessus de cette ­limite. Un ­conservateur dosé à 0,9 % ­pourra donc apparaître après une huile ­essentielle dosée à 0,1 % ! C’est ­d’ailleurs parfois le cas dans le but de nous faire croire que l’ingrédient naturel est en meilleure place dans la liste.

Les ingrédients à risque

Les dérivés du pétrole : dans de ­nombreux cosmétiques conventionnels, le deuxième ingrédient à apparaître est souvent Paraffinum liquidum ou une autre huile minérale. Ils sont décrits comme inertes, sans effet sur la peau, et seraient même hydratants. Mais leur bilan écologique est désastreux et ils ont au moins un inconvénient majeur : leur pouvoir occlusif.Les silicones : les terminaisons en «-one » ou en «-ane » désignent les dérivés de la famille des silicones.

Leur intérêt : ils sont lissants, ­améliorent les sensations au toucher de la peau et des cheveux, qui semblent plus soyeux et faciles à coiffer. Ils ne ­seraient pas toxiques en termes de santé ­(souvenez-vous de ­l’affaire des ­prothèses PIP en… ­silicone !), outre leur effet occlusif, comme pour les huiles ­minérales. N’étant pas biodégradables, les ­silicones sont aussi très polluantes pour l’environnement.

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Les glycols : utilisées à grande échelle, ces substances s’appellent ­polyéthylène glycol (PEG) ou propylène glycol (PPG). Émulsifiants, liants, bases pour gels, les glycols sont très polluants de par leur ­fabrication et sont soupçonnés d’être cancérogènes.

Les conservateurs : les plus utilisés sont le butylhydroxytoluène (BHT) et le butylhydroxyanisole (BHA). Agents de conservation de synthèse, ils sont depuis peu soupçonnés d’être ­cancérogènes, perturbateurs ­endocriniens et ­allergisants. Les parabènes ne sont pas en reste, sous les feux de la rampe ­depuis plusieurs années pour leur effet perturbateur endocrinien avéré.
SLS et SLES : Sodium Laureth Sulfate et Sodium Lauryl Sulfate sont deux composants très répandus en tant que tensioactifs, agents moussants et ­émulsifiants (shampooing, gel douche, dentifrice et autres cosmétiques).Ils sont pourtant agressifs, irritants et desséchant pour la peau et pour les muqueuses.

Les parfums : désignés sous ­l’appellation « Parfum » ou « ­Fragrance », ce sont ­souvent des composants synthétiques dont une grande partie est allergène (ou perturbateurs endocriniens). ­Vingt-six d’entre eux sont listés par la directive européenne 2003/15/CE du Parlement européen et doivent figurer dans la liste des ingrédients dès qu’ils sont présents à plus de 0,01 % dans les produits à rincer et à plus de 0,001 % dans les produits sans rinçage.

Les colorants : ils sont désignés par les lettres CI (Color Index) suivies d’un nombre à cinq chiffres. Les plus ­douteux sont les colorants dits azoïques, dont les couleurs intenses sont très ­utilisées dans les rouges à lèvres, par exemple. Leur toxicité est désormais avérée. Les amines ­aromatiques sont des ­substances de base de nombreux ­colorants capillaires ; elles peuvent être absorbées par la peau, sont très ­sensibilisantes et même cancérogènes pour les personnes très exposées.

La faille bio

Risques de cancer du sein, menaces sur le fœtus, baisse de la fertilité et autres conséquences de ­l’inconséquence des ­fabricants et des autorités ­compétentes… Très peu pour vous. Aussi vous êtes-vous tourné vers le bio. Mais, les labels bio ont aussi des failles. Par exemple, leur cahier des charges laisse la porte ouverte à 5 % de ­produits de ­synthèse, puisqu’un ­cosmétique sous ­label (Cosmébio, pour ne pas le nommer) n’est tenu qu’à 95 % de ­composants d’origine végétale bio. On retrouve donc couramment le ­fameux SLS, alors même que c’est un polluant avéré et qu’on le soupçonne de ne pas être si inoffensif pour la santé…

Il ne vous reste plus qu’à faire vos cosmétiques vous-même via des ­ateliers dédiés qui fleurissent aux quatre coins de l’Hexagone. Mais voilà, tout le monde n’a peut-être pas le temps ou l’envie d’en arriver là. Dernière option, revenir à un produit aussi simple que possible, ramené à ce qui devrait être l’essence même de la cosmétique.

Pourquoi faire simple
quand on peut faire compliqué ?

Après tout, on peut se demander pourquoi les fabricants s’échinent à rendre leurs formulations aussi complexes. La liste complète des ingrédients possibles dans un produit cosmétique est d’environ 8 000 substances distinctes.

Une assez vaste panoplie réglementaire est censée protéger le consommateur, et dans une moindre mesure, l’environnement : règlement CE, listes des produits autorisés et interdits, dossier de sécurité pour chaque produit, contrôles permanents de la part de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et de l’Agence nationale de la santé et du médicament (ANSM)…

On aurait pu croire qu’avec un tel arsenal, le sacro-saint consommateur serait à l’abri. La réalité est tout autre. Les déboires se succèdent, familiarisant le public avec des composés comme autrefois certains éthers de glycol (la Californie sonne l’alerte dès 1982), suivis par les phtalates, plus récemment par les parabènes, et demain probablement par les nanoparticules (dont la star montante s’appelle dioxyde de titane) et l’effet cocktail, encore largement ignoré.

Votre cosmétique numéro 1 :
une bonne hygiène de vie


C’est un peu bateau, je vous l’accorde, mais c’est tellement vrai : l’état et l’éclat de la peau sont d’abord déterminés par l’intérieur, parce que c’est par l’intérieur que la peau se nourrit. Et quand elle est terne ou qu’elle se transforme en émonctoire de secours (acné, psoriasis, eczéma…), c’est encore de l’intérieur que vient le problème. Pour soigner votre épiderme, le mieux est donc d’avoir une bonne hygiène de vie, c’est-à-dire boire et manger correctement, et dormir suffisamment. L’hydratation est particulièrement importante.Tiens, c’est aussi l’argument le plus souvent évoqué par les grandes marques pour vendre leurs tartes à la crème…

Pensez donc à boire votre ratio d’eau de bonne qualité (plate, peu minéralisée et, autant que faire se peut, en bouteille en verre). Cela peut changer beaucoup de choses sur votre mine. Quant à l’alimentation, nous l’avons déjà évoquée ici, mais il est bon de rappeler que deux ingrédients sont le plus souvent en cause en cas de traits fatigués ou de problèmes de peau : le lait et le blé. On a coutume de dire en naturopathie que la peau reflète partiellement l’état de la muqueuse intestinale, et il se vérifie souvent qu’en supprimant le lait et /ou le blé, des troubles comme l’acné et l’eczéma s’évanouissent en quelques semaines et le teint redevient plus radieux.

{{#endif}} Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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