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Les soupçons sur le Gardasil se confirment

Article paru dans le journal nº 81 Acheter ce numéro
  • Fin de la commercialisation du Gardasil en octobre 2020, mais au profit du Gardasil-9.Fin de la commercialisation du Gardasil en octobre 2020, mais au profit du Gardasil-9.

La Haute autorité de santé (HAS) recommande que les jeunes garçons ayant des relations sexuelles avec des hommes soient vaccinés au même titre que les jeunes femmes contre le papillomavirus humain (HPV). Loin d’apaiser les craintes qu’ils suscitent, les vaccins concernés font l’objet d’études qui justifient les défiances.

De tous les vaccins, celui contre les papillomavirus est certainement celui qui cristallise le plus de débats. Ces critiques ont non seulement débuté, dès la commercialisation du vaccin, bien avant les trois années reconnues nécessaires pour ­établir l’efficacité et la bonne tolérance, et elles n’ont cessé de croître, dénonçant à la fois une efficacité douteuse et la survenue d’effets indésirables sévères, comme le ­syndrome de Guillain-Barré.

Une étude critique

Une étude parue dans la revue de la très sérieuse Société royale de médecine de Grande-Bretagne vient de le réaffirmer. Voici ses conclusions :

  • Il n’est pas possible d’affirmer que la vaccination contre les papillomavirus prévient le cancer du col de l’utérus. Les essais n’ont d’ailleurs pas été conçus dans ce but, car cela aurait demandé des décennies. Pour ce qui est de la plupart des résultats connus, la moyenne de suivi actuelle est de seulement de quatre à cinq ans.
  • Cette vaccination est bien efficace vis-à-vis des altérations cellulaires les moins graves dites CIN 1, mais ce point n’est pas un résultat d’importance, car dans ce type de cas, aucun traitement n’est habituellement donné.
  • Des essais ont utilisé des paramètres de substitution pour démontrer l’efficacité sur l’ensemble des stades de la dysplasie (CIN 1, 2 et 3, AIS) ­ – c’est-à-dire depuis la simple anomalie jusqu’au cancer débutant – mais cela ne démontre pas l’efficacité sur les stades les plus avancés que sont CIN 3 et AIS qui sont des éventualités bien plus rares que les stades CIN 1 et 2. En clair, ces essais ont surestimé l’efficacité du vaccin d’autant que certaines de ces lésions peuvent spontanément régresser.
  • L’efficacité de cette vaccination contre l’infection à papillomavirus est difficile à établir car, dans la plupart des essais menés, la surveillance n’a pas dépassé les six mois !
  • L’efficacité du vaccin chez les jeunes filles âgées de 9 à 13 ans a été établie sur l’estimation de la réaction immunitaire, non sur l’estimation des résultats cliniques : comme on ne sait pas encore aujourd’hui quel est le niveau d’anticorps à partir duquel la protection contre le cancer du col est assurée et pour combien de temps, c’est là un autre biais de procédure.
  • Il n’est pas établi que la vaccination protège contre les souches de papillomavirus oncogènes qui ne sont pas ciblées : les vaccins actuels ne sont dirigés que contre 2, 4 ou 9 souches alors qu’au moins 13 sont reconnues cancérigènes. La vaccination induit ainsi un faux sentiment de sécurité qui conduit à négliger la pratique à intervalles réguliers du frottis vaginal.
  • De nombreux essais concernent des analyses de sous-groupes dont la signification statistique est insuffisante, de sorte que le risque de résultats faussement positifs en est considérablement accru.

Pour rappel, voici les dénominations commerciales des vaccins anti-HPV : ­Cervarix, Gardasil (lire ci-dessous) et Gardasil 9.

Fin du Gardasil

Vous avez bien lu. Le laboratoire MSD Vaccins a annoncé la fin définitive de la commercialisation du Gardasil dont l’arrêt définitif est programmé pour le 31 octobre 2020. Mais s’il le fait, ce n’est qu’au profit du Gardasil-9, version nonavalente du vaccin, contenant des protéines L1 de cinq types de papillomavirus supplémentaires (31, 33, 45, 52, 58), en plus de ceux déjà présents dans le Gardasil version quadrivalent (HPV 6, 11, 16 et 18).

 

Source :

C. P. Rees, P. Brhlikova, et A. M. Pollock, dans Journal of the Royal Society of Medicine, janvier 2020.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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