Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Dans les bras de morphine

Article paru dans le journal nº 42 Acheter ce numéro
  • personne âgée en fin de viepersonne âgée en fin de vie

Alors que nous bouclions ces pages, nous avons reçu un long témoignage qui s’est imposé avec autorité dans nos colonnes. Témoignage d’une fille dévoilant le calvaire subi à l’hôpital par sa mère âgée de 105 ans.

Ce billet est dédié au témoignage polémique que vous trouverez dans ce numéro. En creux, dans cette chronique d’une mort annoncée, c’est toute une dérive du système hospitalier qui est placée sous les projecteurs.

Car l’assistance publique serait bien mal inspirée de plaider en l’espèce le cas isolé. Il s’agit d’une réelle transformation d’un système de soin qui se déshumanise, ne devenant qu’une machine à soigner. On pourra toujours plaider le manque de moyens, une gestion économique libérale de l’assistance publique… On peut, oui…

Mais peu importe, je serais tenté de vous dire. Car comment justifier qu’une infirmière demande à un membre de la famille si il souhaite « conserver » sa mère ? Gestion libérale ou pas, cette question est absolument abjecte et témoigne de la déshumanisation à laquelle sont confrontés les patients et leur famille à l’hôpital public. Comment justifier qu’il faille taper du poing sur la table pour que le malade ait le privilège d’une couverture dans des chambres non chauffées ?

Mais au-delà des anecdotes, toutes plus scandaleuses les unes que les autres, ce que dévoile ce témoignage va beaucoup plus loin. Cet agenda macabre nous révèle qu’une patiente hospitalisée pour une pathologie n’a pas eu le temps de bénéficier d’un traitement, que déjà on lui administre le protocole de soins palliatifs. Et sans demander l’avis de personne, pire, en s’opposant aux refus de la famille, on cesse de la nourrir, de l’hydrater, en augmentant les doses d’anti-douleurs.

C’est dans les bras de morphine que la patiente expire, sans n’avoir plus ouvert les yeux. Ainsi, à la discrétion d’un corps médical qui s’est interrogé sur l’utilité de « conserver » cette vieille dame, le traitement a été dissous dans le protocole des soins palliatifs, sans en parler clairement à la famille, et en restant sourd à son inquiétude se muant en opposition. C’est certainement dû à un manque de moyens.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
ARCHIVES :
AccédeZ à TOUS LES ANCIENS NUMÉROS
35 € Cliquez ici

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Publicité pour Annuaire Thérapeutes