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Réchauffement climatique : la biodiversité menacée, notre nutrition aussi

Article paru dans le journal nº 72 Acheter ce numéro
  • Si la biodiversité est agressée et souffre, il en va de même pour nous. Si la biodiversité est agressée et souffre, il en va de même pour nous.

Bioversity International, vous connaissez ? C’est un organisme international de recherche pour le développement qui a quarante-cinq ans. Entre autres recherches en agriculture, cet organisme a également pour but d’évaluer les modifications de la biodiversité et son effet, si ce n’est son impact, sur l’espèce humaine. Contrairement à ce que l’on pourrait finir par croire, nous ne sommes pas séparés de la nature et tout ce qui l’affecte, finit à un moment ou à un autre par nous affecter aussi.

Son dernier rapport est alarmant. Le réchauffement climatique, les sécheresses, les inondations, les perturbations climatiques de toute sorte font souffrir la terre et la vie qui s’y développe. Ce n’est plus une nouvelle, la biodiversité diminue d’année en année, nous perdons des espèces animales et végétales, leur écosystème étant fragilisé, des maladies se multiplient aussi, touchant ces êtres vivants. Si la biodiversité est agressée et souffre, il en va de même pour nous et sur un plan vital même, car si la richesse des micro-organismes dans un sol chute, la qualité du sol chute aussi et sa capacité à faire pousser des espèces végétales dont nous dépendons directement. Il faut bien se rendre compte que l’ensemble de l’alimentation mondiale repose seulement sur 12 espèces végétales notamment les blés, le riz, le soja, le maïs, l’orge, le colza et cinq espèces animales comme les bovins, les porcs, les volailles, les poissons. Notre dépendance alimentaire envers ces quelques espèces est totale. Si ces espèces venaient à disparaître, nous n’y survivrions pas. Le réchauffement climatique, les cultures intensives, l’élevage industriel menacent aujourd’hui plus de 1 000 autres espèces cultivées dans le monde. Protéger la biodiversité, c’est aussi assurer notre propre capacité à nous nourrir dans l’avenir en s’assurant de conserver une richesse et une qualité d’espèces, de sol, d’eau, d’air. Les récoltes de maïs, à l’échelle mondiale, ont déjà montré des signes de faiblesse, tant les sols qui servent à leurs cultures sont devenus pauvres. Par ailleurs, qui dit sol pauvre en nutriments dit aussi, une pauvreté en nutriments des fruits, des légumes et des céréales qui les puisent dans le sol. Au final, quand on parle de biodiversité, on parle de nutrition. Notre santé à l’avenir dépend de notre capacité à modifier nos modes de culture, d’élevage, de consommation d’aujourd’hui.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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