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Antibiotiques, ces croqueurs de cerveau

Article paru dans le journal nº 33 Acheter ce numéro

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Il est courant qu’à l’occasion d’une hospitalisation, un état délirant apparaisse alors qu’il n’existe aucun antécédent. Jusqu’ici, cette éventualité n’avait été rattachée qu’à l’administration de certaines classes de médicaments allopathiques.

Très récemment, un tel lien vient d’être établi avec la prescription d’antibiotiques. Un lien qui a été difficile à reconnaître du fait d’un tableau psychiatrique variable selon les molécules utilisées. C’est ainsi qu’aujourd’hui, on s’accorde à reconnaître trois scénarios possibles. Avec la pénicilline et les céphalosporines : crises d’épilepsie ou de myoclonie (contraction brutale et involontaire d’un ou de plusieurs muscles) qui apparaissent dans les premiers jours qui suivent la première prise et qui, heureusement, se dissolvent spontanément en quelques jours.

Avec la procaïne pénicilline, les sulfamides, les fluoroquinolones et les macrolides : comportement psychotique qui, là aussi, apparaît rapidement après la première dose et disparaît en quelques jours. Avec le métronidazole : troubles cérébelleux (perturbations de l’équilibre, de la marche, de la coordination des mouvements…) qui surviennent dans les semaines après le début du traitement. Ce que l’étude ne dit pas, c’est l’impact à long terme de ces antibiotiques sur les fonctions cérébrales.

S. Bhattacharyya, R. R. Darby et coll. dans Neurology, février 2016.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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