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TDAH : l’exposition prénatale au paracétamol pointée du doigt

Article paru dans le journal nº 106 Acheter ce numéro
  • Les chercheurs rappellent la nocivité potentielle de cet antidouleur pour le placenta.Les chercheurs rappellent la nocivité potentielle de cet antidouleur pour le placenta.

Des chercheurs américains tirent la sonnette d’alarme concernant le lien entre exposition prénatale au paracétamol et développement de symptôme caractéristique du TDAH chez l’enfant.

Alors que le paracétamol (aussi nommé acétaminophène) est l’un des médicaments les plus couramment consommés lors de la grossesse, et couramment décrit comme sûr, un nombre croissant d’études rapporte des associations entre l’exposition prénatale à l’acétaminophène et le risque de développer dans l’enfance des problèmes neurocomportementaux tels qu’un TDAH (Trouble du déficit de l’attention avec/sans hyperactivité).

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Des troubles de l’attention et du sommeil…

Parmi elles, une récente étude menée par une équipe scientifique de l’Université de Pennsylvanie (USA) confirme un lien entre la prise de paracétamol lors de la grossesse et la présence accrue, chez les enfants de 3 ans évalués, de deux symptômes clefs du TDAH que sont les problèmes d’attention et d’insomnie. Les résultats obtenus, après avoir écarté des biais importants comme celui du stress prénatal, ont montré que les enfants exposés au paracétamol étaient significativement plus sujets aux troubles de l’attention (33 % contre 28 % des enfants non exposés) et aux problèmes de sommeil (22 % contre 18 % des enfants non exposés).

Pour expliquer ce phénomène, les chercheurs rappellent la nocivité potentielle de cet antidouleur pour le placenta qui entraînerait des troubles du développement, notamment au niveau neurologique.

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… Et bien plus encore !

Les troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant, suite à l’exposition prénatale au paracétamol, ne sont pas les uniques problèmes potentiels à y être associés. En effet, la prise de paracétamol qui, pour rappel, est un perturbateur endocrinien impactant la production de testostérone lors de la grossesse, pourrait aussi engendrer des anomalies du tractus urogénital lors du développement physiologique des fœtus mâles, entraînant par exemple des risques accrus de cryptorchidie ou trouble de la migration du testicule.

De quoi revoir les recommandations faites aux femmes enceintes concernant le paracétamol, comme l’appel de nombreux experts internationaux, et les guider pour trouver des solutions alternatives plus douces et naturelles.

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En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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