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Changements d’heure : régler son horloge biologique

Article paru dans le journal nº 28 Acheter ce numéro
  • Changements d’heure : régler son horloge biologiqueChangements d’heure : régler son horloge biologique

Les Français n’aiment pas ça et s’en plaignent lorsqu’ils surviennent. Pourtant, à défaut de garantir de vraies économies d’énergie (leur raison d’être), les changements d’heure semestriels permettent une piqûre de rappel nécessaire pour reconsidérer les grands équilibres du vivant et de la santé.

Soyons clairs. Les louables velléités d’économie qui ont engendré la mise en place des changements d’heure dès 1976 en France, conséquence du premier choc pétrolier (1973), sont décevantes. Seulement 44 kilotonnes d’émissions de CO2 évitées, soit 0,5 % de la consommation annuelle ! Certains estiment même que le seul usage de lampes basse tension serait bien plus efficace. En outre, des polémiques ont surgi, diverses études ayant montré qu’enfants, personnes âgées et malades subiraient des troubles du sommeil, d’attention et de digestion notamment.

Six saisons ayurvédiques

Loin des polémiques alarmistes, nous pouvons tirer deux conclusions. D’abord, que rien de vraiment dramatique ne peut découler du seul changement d’heure.
Ensuite, méfiez-vous de l’arbre qui cache la forêt ! Car si des troubles persistent au-delà d’une semaine, c’est que vos équilibres sont à revoir et à corriger sur le fond.

Ces polémiques ont au moins le mérite de nous rappeler que nous sommes bien plus que de la chair, du sang et des organes. Tout est en interaction et la biologie moléculaire n’explique pas tout. Nous sommes aussi chargés d’ondes électromagnétiques et nous vibrons avec les éléments : l’air, le feu, l’eau, la terre. En médecine ayurvédique, les changements de saison sont ainsi pris très au sérieux, au point que des traitements concernent spécifiquement six saisons et deux intersaisons, en plus des quatre que l’Occident connaît.

La médecine occidentale commence à prendre au sérieux ces interactions du vivant. Mais sans bien savoir s’y prendre, notamment face à des études qui, par exemple, montrent une augmentation du nombre d’infarctus pendant la semaine qui suit le passage à l’heure d’été (entre 5 et 25% selon les études). Pour mieux cerner cette problématique et parvenir à la résoudre, il faudrait peut-être commencer par prendre en compte de nombreux paramètres individualisés, comme le font les médecines alternatives…

Laissez entrer le soleil

Les troubles du sommeil sont les plus fréquemment cités lors des changements d’heure. Or la médecine chinoise sait faire des liens entre les organes faibles et les horaires précis de réveil nocturne. Selon les cas, foie, estomac, rate ou pancréas devront être rééquilibrés.

Nos habitudes de stress et de repas doivent aussi être reconsidérées : manger selon les saisons joue dans les interactions et il faut éviter de surcharger l’organisme le soir. En outre, se relaxer par quelques exercices de respiration consciente peut être plus bénéfique que la prise non personnalisée de compléments alimentaires, comme la mélatonine, souvent donnée en cas d’insomnies. Car si l’on urine trop, par exemple, ils ne seront pas assimilés efficacement.

Enfin, le soleil étant au cœur de la logique des changements d’heure, rappelons que son influence est d’une importance capitale. Les yeux se chargent de lumière pour nourrir certains des 20 000 neurotransmetteurs liés à l’horloge biologique. Afin de prévenir la dépression saisonnière, souvent associée inconsciemment au passage à l’heure d’hiver, profitez au maximum de l’ensoleillement, en particulier le matin.

Par ailleurs, les réveils avec aube artificielle (qui favorisent les hormones du réveil) et la photothérapie via des lampes à lumière sont éventuellement une solution pour passer le cap. Si besoin, un bon ostéopathe crânien pourra aussi soulager votre hypophyse, très sensible aux vibrations et à la lumière. Et l’usage de la microsieste réparatrice (20 minutes) peut s’ajouter à vos capacités de réajustement… En clair, été comme hiver, écoutez-vous et agissez ! Il est en effet grand temps de remettre vos propres pendules à l’heure.

Prenez un peu d’avance !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, notre organisme s’adapte mieux à l’heure d’hiver. Une semaine maximum permet ainsi de s’y adapter naturellement. On peut toutefois passer le cap en douceur en se préparant un peu. Par exemple, en abordant le fameux dimanche (le dernier d’octobre), dans un état reposé ; même si on va dormir une heure de plus ! Quatre jours avant, commencez aussi à décaler d’un quart d’heure les heures de repas et de coucher, surtout les enfants.

En médecine alternative, on estime que toutes les situations qui nécessitent une adaptation aux changements passent par un soutien du pôle rate, pancréas et estomac. L’homéopathie offre ici diverses possibilités : Arnica en 30 CH (une dose, une semaine avant, une dose le jour J, et une la semaine suivante) ; Ulmus campestris en 10 DH (30 gouttes pures non diluées dans l’eau, à jeun, au réveil, à garder trente secondes sous la langue) ; zinc, nickel, cobalt en oligothérapie (à prendre en fin de matinée). Dans ces deux derniers cas, commencez dix jours avant et poursuivez dix jours après.


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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