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Des solutions pour faire la peau au psoriasis

Article paru dans le journal nº 73 Acheter ce numéro
  • Squames dermatologiques Squames dermatologiques

Le psoriasis est une maladie héréditaire, non contagieuse, qui peut atteindre la peau mais aussi les muqueuses. Disgracieuse et invalidante, elle touche près de 3 % de la population et plus de la moitié des personnes atteintes ne suivent plus aucun traitement. Or, il existe une solution alternative, à la suite de la découverte de l’action de certains nutriments sur la maladie.

Le psoriasis est une maladie dans laquelle certaines cellules de ­l’organisme vont s’exciter et provoquer les lésions de la peau. Ainsi les ­kératinocytes (cellules de l’épiderme) et les lymphocytes (cellules de l’immunité), tout en conservant leur fonction initiale (c’est-à-dire non dégénératives) ont tendance à s’emballer. Des plaques squameuses apparaissent alors sur la peau, car les couches superficielles de l’épiderme s’accumulent. Leur croissance est trop rapide. Elles n’ont pas le temps de mûrir, tombent en lambeaux, laissant la base de l’épiderme à nu et bien souvent enflammé.

L’emballement des cellules

Certains croient encore que le psoriasis est une maladie auto-immune. Il s’agit là d’une simple croyance et non d’un fait. De même on accuse les lymphocytes de provoquer la maladie en communiquant leur excitation à la peau avec toute une cascade de réactions inflammatoires.

Ce n’est pas l’inflammation qui est la cause de la maladie, elle en est la ­conséquence. C’est le processus par lequel les cellules s’excitent et accélèrent leur fonctionnement qui crée l’inflammation. Tout se passe comme dans les phénomènes de frottements mécaniques qui engendrent un échauffement. Ceci explique pourquoi les traitements actuels ne peuvent venir à bout des poussées de psoriasis. Ces produits ne font qu’enrayer les crises en bloquant les processus physiologiques et rendent les patients dépendants de traitement souvent onéreux et non dénués d’effets secondaires graves. La cause réelle du psoriasis est encore inconnue. Tout ce que l’on sait, c’est que c’est une maladie héréditaire.

Plusieurs études font état aujourd’hui d’un lien entre une carence en phospholipides et le psoriasis. La dernière de ces études est récente : elle révèle qu’il existe bien dans le psoriasis une altération du métabolisme des lipides dans les lymphocytes. Une autre étude dans laquelle ont collaboré plusieurs services d’immunologie au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie évoque aussi un rapport entre la réactivité autonome des lymphocytes et ce déséquilibre des phospholipides.

Cette carence en phospholipides peut expliquer pourquoi les globules rouges ont du mal à se déformer, car ils perdent une partie de leur élasticité et de leur ­plasticité. Ils passent mal dans la microcirculation, car ils doivent pour cela se déformer et s’adapter au diamètre des vaisseaux. Or, comme le corps a besoin des globules rouges pour oxygéner la peau, il faut qu’il dilate les vaisseaux sanguins. Cette dilatation provoque les rougeurs que l’on observe sur les plaques de psoriasis. Elle est liée à un phénomène impliquant le système neurovégétatif. Ce système autonome dilate les vaisseaux chaque fois qu’il y a un manque ­d’oxygène quelque part et que davantage de sang doit affluer pour nourrir les cellules. Tout ceci explique pourquoi le psoriasis est amélioré par une certaine qualité de phospholipides. Et en particulier l’acétylcholine, un phospholipide qui intervient également dans la régulation du système nerveux autonome.

L’état psychologique, un facteur déclenchant

Aucun traitement actuel ne permet de guérir la maladie. Que ce soient les ­corticoïdes locaux, la vitamine D acide en application sur les plaques, ou les médicaments pour bloquer l’immunité. Ce ne sont que des traitements ­symptomatiques. Quant à la puvathérapie (ou photochimiothérapie) souvent ­préconisée, elle n’est pas plus efficace que l’exposition fractionnée au soleil. Les patients atteints de psoriasis sont confrontés à l’absence de traitement et souvent, ils gardent à vie cette pathologie très invalidante et inesthétique. Avec tout ce que cela entraîne de souffrances sur le plan moral et affectif.

Bien que ce soit une maladie héréditaire, le psoriasis ne se déclenche pas spontanément. Les facteurs déclenchants sont en général psychologiques. La plupart du temps, survient une charge affective qui entre en conflit avec le ­moral : deuil, rupture professionnelle ou familiale. En outre, la carence en ­phospholipides, comme nous l’avons vu, peut être un ­facteur ­déclenchant. Et elle est certainement favorisée par un mauvais métabolisme héréditaire de ces nutriments au niveau du foie. C’est ce qui provoque l’apparition des plaques sur la peau.

Mais il se peut également qu’il y ait différentes formes de psoriasis. Par exemple, le psoriasis en gouttes fait souvent suite à une infection. Généralement ce sont des streptocoques ou des staphylocoques dorés qui provoquent l’apparition des plaques. Ceux-ci ne se trouvent pas forcément sur les plaques elles-mêmes. Dans ce cas, le psoriasis est induit par un phénomène immunitaire. Ce type de psoriasis réagit également bien à la prise de phospholipides, mais à condition de traiter parallèlement la cause infectieuse.

Ça rend moins parasympathique

La carence en phospholipides explique un autre phénomène observé lors du psoriasis. Puisqu’en effet ce nutriment est le précurseur de l’acétylcholine, un transmetteur de l’influx nerveux apaisant du parasympathique. Le parasympathique agit en effet comme un calmant est un apaisant, tout en économisant l’énergie et en favorisant la digestion. Lorsque l’on manque de ce phospholipide, le système nerveux fonctionne mal et on est donc automatiquement plus anxieux avec notamment des dysfonctionnements intestinaux, lymphocytaires et cutanés.

Des méthodes complémentaires

Même si on choisit pour le confort, d’avoir recours à un traitement symptomatique, il est possible parallèlement de gérer le psoriasis par différentes méthodes complémentaires. La première consiste à lutter contre la carence en phospholipides. Pour cela, je conseille de faire un régime particulier et de se supplémenter en lécithine marine.

La lécithine marine définit un ensemble de phospholipides. Ce sont des molécules très différentes les unes des autres. La lécithine elle-même est, en fait, la ­phosphatidylcholine. Pour que ce complément alimentaire soit efficace, il doit être extrait d’une matière noble, en ­l’occurrence le caviar de poissons sauvages. C’est la seule source véritablement efficace, car son contenu en phospholipides est riche en oméga-3 – et cela de manière constante et régulière. Il n’existe qu’une seule marque de compléments alimentaires contenant ce produit : il s’agit d’Œmine P.S.O.

Ce complément alimentaire se présente sous différentes formes. La plus concentrée contient la lécithine marine dans un extrait hydroalcoolique de patience : Œmine P.S.O. 1000. Il est recommandé d’en prendre une cuillère à café matin et soir pendant deux à trois mois pour permettre que les phospholipides de ce complément alimentaire puissent ­intégrer les cellules cutanées. Bien ­entendu, on peut continuer au-delà tant que les résultats ne sont pas assez ­probants. La durée de ce soin dépend de l’importance du psoriasis et de l’efficacité des traitements qui sont ou non maintenus parallèlement. En règle générale, il faut compter six à huit mois pour observer la régression des plaques.

Des soins locaux pour soulager la peau

Pour les soins de la peau, nous vous suggérons plusieurs pistes.

Le régime alimentaire et les acides gras essentiels. Une des vertus de la lécithine est de favoriser l’absorption des corps gras. Si le régime alimentaire est déséquilibré et que proportionnellement il y a beaucoup plus d’oméga-6 que d’oméga-3 cela provoque une compétition avec les acides gras de la lécithine marine, et diminue son efficacité. Tout comme la lécithine de soja n’aura aucun effet sur le psoriasis parce qu’elle contient essentiellement des oméga-6.

Le régime sans gluten. Bien qu’il n’y ait pas d’intolérance au gluten avérée dans le cadre du psoriasis, on peut être amené à recommander d’éviter les aliments qui en contiennent trop, tels que le pain blanc et les pâtes. En effet, la ­maldigestion que cela peut entraîner provoque des irritations des intestins. Or, toute irritation intestinale va retentir sur la peau puisque les deux organes sont en lien direct. Plutôt que de faire une éviction complète du gluten, il faut vérifier que la personne qui souffre du psoriasis n’est pas sujette au syndrome SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth) dû à un déséquilibre du microbiote intestinal ­situé dans la région du duodénum et qui est source de malabsorption des corps gras. Ce syndrome se traduit par des douleurs abdominales, des ballonnements, des alternances de diarrhée et de constipation. Plusieurs auteurs ont rattaché ce problème à une intolérance au gluten, à une intolérance au fructose, ou encore à un manque d’acide chlorhydrique avec dysbiose dans l’intestin grêle.

En ce cas, nous vous proposons l’huile essentielle de menthe des champs ou de lavande vraie. Une à deux gouttes de chaque après les repas, et, entre les repas, la prise de plasma de Quinton ­hypertonique, une à deux ampoules pour aider l’activité de l’estomac grâce au ­chlorure contenu dans l’eau de mer.

Les bains alcalins. À défaut de bains de mer, prenez un bain de dix minutes avec deux cuillères à soupe de bicarbonate de sodium au début. À la fin du bain, rajoutez un peu d’eau chaude avec deux autres cuillères à soupe de bicarbonate pour frotter légèrement les plaques. Ce bain permet de décoller les squames sans irriter la peau. À ce sujet, il faut bien préciser que l’on ne doit pas gratter les plaques, car cela favorise leur développement.

L’hydratation de la peau. Les plaques ont besoin d’être hydratées et on peut utiliser pour cela des huiles telles que l’huile de millepertuis, ou des mélanges associant cette huile avec de l’huile de ­calophylle, ainsi que certaines huiles essentielles cicatrisantes comme le géranium ou la lavande à 1 ou 2 % dans l’huile. Il est possible d’appliquer sur les plaques le cérat eczebio qui est à base d’oméga-3 et d’oméga-6. On peut également faire formuler en pharmacie la préparation cérat sans benjoin 100 g, ZNO 0,1 g qui normalement peut être remboursée par la sécurité sociale : à condition que le médecin marque ­« préparations magistrales en absence d’équivalent thérapeutique ».

On calme les démangeaisons grâce à des huiles essentielles, diluées dans une crème à base d’aloe vera, comme l’huile essentielle d’ylang-ylang, de camomille romaine ou de ravintsara. Autrefois, on utilisait les goudrons, mais ces derniers sont dangereux pour la santé. On leur préfère l’huile de cade, une huile extraite du bois de genévrier brûlé. Ce produit doit être utilisé avec précaution et de façon diluée.

Soigner le foie

En dehors du problème métabolique, le psoriasis est également en relation 
avec le foie, puisque c’est à ce niveau que les lipides sont métabolisés. Différentes plantes peuvent être utiles pour le foie, notamment le chardon marie et la pensée sauvage. Ces plantes peuvent être utilisées en infusion 
ou dans des compléments alimentaires et cela en fonction des besoins : 
si l’on digère mal, si la langue est chargée par exemple.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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